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Aux Lecteurs
Une santé aujourd’hui moins robuste que souhaitée ne permet pas de consacrer à la vie
du site toute l’énergie nécessaire. Les publications se sont ces derniers temps raréfiées
et le courrier en souffrance s’accumule. Contre Info poursuit cependant son activité,
en attendant des jours meilleurs.
A LA UNE
La Turquie et toutes les nations émergentes, rendues confiantes par leurs succès économiques, s’émancipent d’une tutelle occidentale moralisatrice de plus en plus mal supportée, écrit l’éditorialiste Semih Idiz, dans le quotidien turc Hurriyet. « Cette attitude à l’égard de l’Occident n’est à l’évidence pas spécifique aux Turcs. De la Russie à l’Inde, de la Chine à l’Afrique on assiste à une réaction croissante et forte contre l’Occident. Certains parlent d’un retour de bâton « post-colonial. », constate-t-il, --- Ce texte, écrit avant l’assaut israélien, qui met en perspective l’initiative de la Turquie et du Brésil dans le dossier iranien, souligne tout en le déplorant l’aveuglement apparent de l’occident sur les forces à l’œuvre. La séquence à laquelle nous venons d’assister illustre la distance croissante entre le monde qui nait et la façon dont il continue d’être perçu à l’ouest. Lorsque la Turquie, jusqu’alors fermement arrimée à l’OTAN, et le Brésil, peu suspect de complaisance islamique, offrent une solution avec l’appui de la Russie à une crise diplomatique qui risque en permanence de dégénérer en conflit ouvert, l’Ouest, loin de se réjouir de voir le dossier avancer, n’a montré qu’embarras et méfiance. Comment ne pas voir dans cette réaction une forme du mépris arrogant à l’égard de nations considérées comme de second rang, non habilitées à traiter des affaires du monde ? Le dessin de Plantu publié à l’occasion - que nous percevons comme profondément insultant - l’illustrait on ne peut plus crûment, avec ses chefs d’Etats caricaturés en trois singes, l’un dément, l’autre aveugle et le dernier sourd. Ce qui nous échappe, tant il est difficile de se défaire des réflexes de dominants, d’entamer un dialogue constructif et respectueux entre égaux, c’est que vu d’Istamboul, de Brasilia et d’ailleurs, l’occident n’est plus la condition sine qua non de la solution mais une partie du problème. Ce qui pour nous relève de l’exigence indiscutable - au nom d’une morale irréprochable, comme de bien entendu - est perçu comme l’alibi déguisant une volonté de puissance appartenant à un passé révolu, ou au mieux, pour les plus indulgents dont fait partie Semih Idiz, une rigidité contre productive. L’assaut sur la flottille turque, dans ce contexte, apporte une nouvelle pièce à un acte d’accusation déjà lourd. Israël, qui se vit comme un fortin occidental fiché au cœur d’un monde « barbaresque », porte à leur paroxysme tous les maux de l’ancienne domination coloniale, et résume la détestable injustice d’un ordre tout aussi ancien, qui refuse - ou est incapable - de se réformer. Les innombrables dénégations quant au rôle central du conflit israélo-palestinien n’y peuvent mais. Car si les voix ne manquent pas pour proposer une analyse en termes « culturels » sous l’aspect d’un différent avec un Islam forcément rétrograde et extrémiste, à l’échelle de la scène mondiale les querelles bibliques et leurs prolongations contemporaines relèvent au plus d’étranges et lointaines traditions exotiques. Mais reste un problème, bien réel lui, qui menace la paix et la stabilité du monde, et face auquel l’occident continue de pratiquer un deux poids deux mesures non seulement injustifiable mais d’abord et avant tout dangereux, frisant l’irresponsabilité. Comment s’étonner, dès lors, que d’aucuns tentent de contourner les blocages - et les blocus - nouent des liens et prennent des initiatives, dans une superbe indifférence à nos critères ? Contre Info. Lire.... »
Avis d’expert. Le secteur financier et les agences de notation, dont l’extraordinaire clairvoyance nous a conduit où l’on sait, sont de retour sur le devant de la scène, toute honte bue, et réclament sans vergogne l’application immédiate de plans de rigueurs pour juguler une dette qu’ils jugent excessive, ce qui ne peut que casser une reprise encore fragile, avertit l’économiste Paul De Grauwe, qui rappelle que la dette souveraine n’a gonflé qu’en raison de l’insouciante prodigalité du secteur privé et non du public. « Derrière chaque euro supplémentaire de dette publique, il existe un euro de dette privée qui a été repris ou soutenu par l’Etat, » note-t-il, avant de conseiller instamment aux politiques de se défaire de la croyance que les marchés auraient toujours raison. Ecouter ces appels à la rigueur, appliquer les politiques d’austérité réclamées par la finance serait une politique à courte vue, met-il en garde, car les marchés « ne voient pas l’interdépendance de la dette publique et privée. En conséquence, ils contraignent aujourd’hui les gouvernements à s’engager trop tôt à réduire leurs dettes et les déficits, mettant ainsi en danger la solvabilité d’une grande partie du secteur privé. » --- La génération d’hommes aujourd’hui aux postes de responsabilité a fait carrière à l’ère du Consensus de Washington. A de rares exceptions près, une fois passée la « grande peur », les vieux réflexes ont bien vite repris le dessus et les leçons prétendument apprises ont été vite oubliées. Voici venu le temps de restauration : retour aux fondamentaux monétaristes, moins d’Etat, rigueur budgétaire accrue, Pacte de Stabilité renforcé. Silence radio sur l’excès de dettes du privé, sur la financiarisation, sur la perte de substance des économies induite par la dérégulation du capital, qui sont les causes premières de la crise et des souffrances sociales. Si les enjeux n’étaient pas aussi sérieux, ont pourrait décrire tout ceci sur le mode tragi-comique. Une cohorte de petits maîtres, non plus poudrés et emperruqués, mais tout aussi conformistes dans leurs manies de langages et leurs codes vestimentaires, tout emplis de leurs certitudes, et chantant à nouveau les louanges de la main invisible, comme si rien ne s’était passé. Ah, parlons de la réduction des déficits ! Le beau sujet que voilà ! Et les spectateurs abasourdis de comptabiliser le nombre de fois où l’analogie idiote entre budget de l’Etat et budget des ménages sera doctement réitérée par les Diafoirus qui peuplent les plateaux de télévision. Mais il n’y a franchement pas matière à rire. Contre Info. Lire.... »
BREVES
19/08 ................................
2/08 ................................
15/06 ................................
Afghanistan : L’armée US a découvert des gisements miniers estimés à 1000 milliards de dollars - le pays pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », estime le Pentagone (NYT)
1er/06 ................................
Israël : Plusieurs centaines de manifestants hostiles devant l’ambassade de Turquie à Tel Aviv (Ynet + Video)
Israël pré-positionne des submersibles équipés d’armes nucléaires au large des côtes iraniennes (Times)
L’Irlande s’élève contre le « kidnapping » de ses ressortissants dans les eaux internationales (Evening Echo, Irlande)
Suicide diplomatique : l’attaque israélienne signe la fin de l’alliance avec la Turquie (Hurriyet Daily)
Gaza : les organisateurs de la flottille humanitaire annoncent l’envoi de deux nouveaux navires (Hurriet Daily, Turquie)
En l’absence de répartition, les expédients de la rente prédatrice : le fonds de pension des enseignants californiens "investit" dans les matières premières (FT Alphaville)
Les banquiers centraux allemands voient dans le soutien de la BCE à la dette grecque une mesure favorisant les banques françaises (Der Spiegle via FT Alphaville)
31/05 ................................
Professionnalisme : BP ferme un pipeline en Alaska après une fuite de plusieurs milliers de barrils (Agence)
L’Etat de New York cherche un milliard pour régler la facture due aux établissements scolaires depuis mars (WSJ)
Seuls 10% des détenus de Guantanamo étaient impliqués dans des réseaux anti-américains (Washington Post)
Déraison d’Etat : des millions de britanniques ont été exposés à leur insu à des tests de guerre bactériologique (Guardian)
Disparition des abeilles : Des scientifiques indiens mettent en cause les téléphones portables (Telegraph)
Golfe du Mexique : les nappes sous-marines à la dérive forment de gigantesques « zones mortes » (Independent)
Iran : les sanctions ne sont pas efficaces, les iraniens sont suffisamment habiles pour les contourner, estime Colin Powell (Bloomberg)
Gaza : le leader islamiste arabe israélien Raed Salah pourrait être au nombre des victimes (Haaretz)
Gaza : la Turquie rappelle son ambassadeur en Israël - Tel Aviv déconseille à ses ressortissants de se rendre en Turquie (Haaretz)
Le Hamas mettrait fin à la « résistance » si Israël revenait aux frontières de 1967, déclare Khaled Meschaal (Bloomberg)
Mémoire : La guerre est le meilleur moyen de revitaliser l’économie, déclarait Bush en 2004 (Entretien Nestor Kirchner, ex président argentin, avec Oliver Stone, video et transcription)
27/05 ................................
26/05 ................................
Respect des dogmes : la stérilisation des acquisitions d’obligations de la BCE n’a aucun sens (Guido Tabellini, VoxEu)
21/05 ................................
Afghanistan : Pourparlers de paix aux maldives, à l’initiative du clan Hekmatyar - les occidentaux tenus à l’écart (Al Jazeera)
20/05 ................................
ACTUALITE USA : 43% des jeunes adultes considèrent le socialisme comme une valeur positive (VO)
Un récent sondage confirme l’attachement des américains au capitalisme. Toutes tranches d’âge confondues, ils sont 52% à le juger positivement, contre 29% pour le socialisme. Mais la jeune génération est partagée : 43% des américains âgés de 18 à 30 ans jugent positivement le socialisme, et le même pourcentage le capitalisme. Charles Derber, qui enseigne la sociologie à Boston, analyse les résultats de cette enquête.
Dette souveraine : pas d’issue sans inflation et monétisation
Passer rapidement d’un déficit budgétaire à deux chiffres à un excédent - comme on l’exige aujourd’hui de la Grèce, soit dit en passant - provoquerait à tout coup une récession de grande ampleur, ou pire encore. Comme la plupart de ses confrères, l’analyste Greg Ribbs de la Royal Bank of Scotland, constate avec pragmatisme ce que les politiques semblent encore refuser d’admettre. La politique budgétaire ayant atteint ses limites, le monétaire, c’est-à-dire les banques centrales, devra prendre le relais. Le niveau de la dette publique - mais aussi privée - dans le monde développé est tel que son remboursement à sa valeur actuelle est inenvisageable, à moins de vouloir tuer le malade à coup de saignées en prétendant le guérir. Le précédent de l’apurement des dettes de la seconde guerre mondiale - bien supérieures - montre sans équivoque quelle est la seule issue possible hors défaut de paiement. Elle requiert un taux de croissance nominal du PIB supérieur au taux d’intérêt. Ce qui en clair signifie une augmentation sensible de l’activité accompagné par une inflation soutenue. Willem Buiter, l’a rappelé récemment : aux USA la dette a été ramenée de 121% du PIB en 1946 à 31% en 1974. Dans ce désendettement nominal la contribution du facteur inflation a été aussi importante que celle de la croissance. Plus encore, la contribution budgétaire a été négative. Durant ces 28 ans, 20 exercices ont été déficitaires. Bien que cette conception ait été évacuée de la pensée économique dominante, il est urgent de se rappeler que la monnaie est une fonction, et non une ressource en quantité limitée, imposant de l’extérieur ses contraintes au destin des sociétés. Suspectant la complaisance des politiques, la très vertueuse Europe s’est privée du bras armé de la politique monétaire, en déléguant la responsabilité de la création de la monnaie au seul privé - crédité contre toute vraisemblance d’un meilleur jugement et d’une plus grande prudence en la matière. Funeste erreur. En multipliant sans retenue les créances, qui sont une autre forme de la monnaie, les banques ont gravement compromis la valeur de celle-ci, bien avant que la crise n’atteigne sa phase aigüe. Nous sommes ces jours-ci tympanisés de discours se présentant comme empreints d’un épais bon sens sur la nécessaire rigueur, bien que le mot soit banni, afin de mieux faire passer la chose. Mais, comme dans les années 1930, cette rationalité n’est qu’apparente : en exigeant d’insupportables ponctions sur l’activité pour rembourser une dette odieuse, l’appauvrissement généralisé est garanti, aussi bien pour les débiteurs que pour les créanciers. Le sacrifice de la souveraineté monétaire que l’Europe s’est imposée n’est plus de mise. La seule solution raisonnable passe par un dégonflement de la dette en utilisant les outils - tous les outils - à notre disposition : une cible d’inflation modérée et soutenue, accompagnée et facilitée par la monétisation. Et lorsque ce sont des banquiers, cette fois dégrisés, qui nous l’affirment, il convient de tendre l’oreille. Contre Info.
Protéger les sociétés contre l’actionnariat prédateur, par Ian Fletcher (VO)
« Produire des biens de la meilleure qualité possible, au coût le plus bas possible, en payant les salaires les plus élevés possible, » voilà la règle qui doit guider les industriels, affirmait Heny Ford qui, selon les conceptions en vigueur aujourd’hui, serait sans doute considéré comme un doux rêveur idéaliste. A l’idée selon laquelle les fruits de l’activité humaine et du progrès doivent être équitablement partagés entre les acteurs économiques et la société dans son ensemble, s’est substitué le fétichisme de la « création de valeur » au seul profit de l’actionnaire. Lorsque le travail - rapport fondateur de l’homme à autrui - est réduit au statut de variable contingente, d’entrave à la maximisation du profit, la possibilité même de « faire société » est sapée en ses bases. « Le plus grand bénéfice retiré du protectionnisme n’est pas économique, mais politique : c’est un outil qui contraint le capital de se soucier du destin économique des américains ordinaires », écrit l’économiste Ian Fletcher, membre de l’US Business and Industry Council, un groupe de réflexion fondé en 1933.
Humour : En raison des risques liés à son utilisation, le drapeau US est retiré de la circulation par son fabricant
« Invoquant une série de dysfonctionnements gravissimes remontant à 1777, Annin & Company, le fabricant du drapeau américain, a annoncé lundi qu’il retirait de la circulation toutes les marques et modèles de son produit très populaire, à la fois sur le marché international et intérieur. » Une satire signée The Onion.
La Grèce sera contrainte de sortir de l’euro, par Paul Krugman
A terme, la Grèce sera non seulement contrainte de répudier une partie de sa dette, mais aussi de quitter l’euro, prévoit Paul Krugman. La cure d’austérité exigée en contrepartie du financement accordé par l’UE et le FMI va provoquer une grave récession économique, qui ne pourrait être atténuée que par une relance des exportations. Les salariés refusant de faire les frais d’une déflation salariale, et la Grèce ne pouvant dévaluer, elle n’aura donc d’autre choix que de sortir de la zone euro, avertit Krugman, qui espère que la BCE et les responsables grecs aient déjà commencé à travailler en secret sur ce scénario.
L’aveuglement du dogme anti-inflationniste, par Dean Baker
Comment sortir du piège de la dette qui étrangle les ménages et les Etats ? Par une austérité renforcée, répond l’orthodoxie. Mais la contraction d’activité malthusienne que l’Europe s’apprête à infliger à ses membres les plus faibles ne fera qu’accélérer une faillite qui ne laissera pas le centre - l’Allemagne - indemne, avertit l’économiste Dean Baker, qui plaide ici pour une politique volontariste d’inflation modérée, à la suite d’Olivier Blanchard. Un taux d’inflation de 3% permet de réduire en 10 ans de 26% le poids de la dette, indique-t-il. En allégeant plus rapidement ce fardeau et la ponction des remboursements sur le budget des ménages, des entreprises et des Etats, l’inflation contribuerait au redressement, tout en facilitant le processus d’ajustement entre les économies européennes. Encore faudrait-il se départir du dogme anti-inflationniste, qui règne toujours en maître de Frankfort à Berlin, comme si Keynes n’avait jamais existé.
« L’Allemagne paiera ! » ou l’Europe implosera, par Bernard Conte
« Derrière ce titre provocateur se cache une réalité : l’Allemagne est le pays qui a le plus profité (et profite encore) de la construction européenne sans en assumer une part équivalente des coûts. La crise actuelle met en lumière la carence de ce pays en matière de compensation des coûts de l’intégration supportés par ses partenaires. Si l’Allemagne ne veut pas partager les bénéfices cumulés que lui a notamment procuré le « grand marché », il est évident que l’Europe implosera sous l’effet de réactions de repli sur soi, légitimées par la crise financière, économique et sociale. En effet, dans certains pays, les populations refuseront l’application des politiques de rigueur que l’Allemagne entend imposer à l’ensemble de l’Europe. Ce sera alors l’implosion de « l’Empire » et la fin de la prospérité « parasite » de l’Allemagne. » Bernard Conte enseigne l’économie politique à l’université Montesquieu Bordeaux IV.
Le risque des Euro-divergences : le cas exemplaire de l’Espagne, par Martin Wolf
En mars 2007, Martin Wolf analysait la situation économique espagnole - alors apparemment florissante - et mettait en garde contre la douloureuse purge qui allait inévitablement se produire après l’éclatement prévisible de la bulle immobilière, financée comme il se doit à crédit. La solution habituelle en la circonstance, consistant à tabler sur les exportations afin de compenser la contraction de la demande intérieure, s’avérera extrêmement douloureuse, avertissait-il, les salaires devant en supporter le poids, en l’absence du mécanisme d’ajustement du taux de change. --- Les vues de Wolf n’ont rien perdu de leur actualité pour les pays les plus fragiles de l’Europe, même s’il n’envisageait évidemment pas, à l’époque, la charge supplémentaire que le secteur public serait contraint de devoir supporter pour prévenir l’effondrement total de l’activité. Son analyse rappelle à quel point la situation actuelle des pays où le secteur privé s’est surendetté était prévisible, et combien l’irresponsabilité a prévalu dans la période récente dans le secteur bancaire européen. Mais aussi parmi des dirigeants politiques qui avaient semble-t-il abdiqué toute responsabilité, avec la foi entière de dévots, certains des miracles que ne manquerait d’accomplir la main invisible. Contre Info.
Radar 15 avril 2010 : les neuf nations chinoises
Mise à jour : 2010-04-15 22:06:52
Patrick Chovanec, qui enseigne l’économie à l’Université de Pékin et y a effectué de nombreux voyages depuis 1986, décrit la Chine comme une mosaïque de régions dotées chacune d’un particularisme propre. Quiconque veut comprendre la Chine, note-t-il, devrait prendre en compte ces dynamiques régionales. ![]() World’s Largest Nations By Population, 2008
Rank Country Population
The Atlantic : The Nine Nations of China As a traveler, teacher, and professional investor who has been exploring China since 1986, I’ve come to think of these regions as the Nine Nations of China ... Taken individually, these “nations” would account for eight of the 20 most populous countries in the world. Le Fardeau de la Dette PrivéeLe désendettement du privé et la réduction du crédit aux USA compromettent la reprise Albert Edwards, Société Générale : The current recovery, based in very large part on the end of de-stocking, simply cannot be sustained while credit is disappearing at this debilitating dehydrating rate. ... Household leverage has returned to 94% from its peak of 96% in both 2007 and 2008. But consider this : at the peak of the Nasdaq bubble, household leverage was just shy of 70%. There is a very, very long way to go. ![]() ... In the case of the non-financial debt/GDP ratio, it remained at a record 240% high at end-2009. We need to “lose” some 60% of GDP worth of debt to get back to where we were at the peak of the Nasdaq bubble. ![]() Comment vont-les banques ? Bien, merci![]() Source : Krugman Comment vont-les grandes fortunes ? Bien, merci![]() Les 50% les moins fortunés des américains détiennent 2,5% du patrimoine total, alors que les 1% les plus riches en possèdent 33%. ![]() 1% des américains détient 50% des actifs financiers du pays Source et suite des graphiques sur les inégalités aux USA : Business Insider Radar 13 janvier 2010 : les anglosaxons redécouvrent les mérites du « modèle français »
Mise à jour : 2010-01-13 16:45:51
EconomPic : devenir français ? En raison d’une chute du nombre d’heures travaillées plus rapide que celle du PIB, le ratio du PIB par Heure travaillée s’envole. Travaillez moins, soyez plus productif, et passez ce temps libre avec votre famille. Bien que cela ne résulte pas nécessairement d’un choix, après avoir lu l’article de juillet 2005 de Krugman titré "valeurs familiales françaises", je me demande si nous sommes en train de devenir doucement (ou devrions devenir) français. Krugman : valeurs familiales françaises (2005) ... a head-to-head comparison between the economies of the United States and Europe - France, in particular - shows that the big difference is in priorities, not performance. ... according to the Organization for Economic Cooperation and Development, productivity in France - G.D.P. per hour worked - is actually a bit higher than in the United States. .... The French family, without question, has lower disposable income. This translates into lower personal consumption : a smaller car, a smaller house, less eating out. But there are compensations for this lower level of consumption. Because French schools are good across the country, the French family doesn’t have to worry as much about getting its children into a good school district. Nor does the French family, with guaranteed access to excellent health care, have to worry about losing health insurance or being driven into bankruptcy by medical bills. Perhaps even more important, however, the members of that French family are compensated for their lower income with much more time together. Fully employed French workers average about seven weeks of paid vacation a year. In America, that figure is less than four. I’ve been looking at a new study of international differences in working hours by Alberto Alesina and Edward Glaeser, at Harvard, and Bruce Sacerdote, at Dartmouth. The study’s main point is that differences in government regulations, rather than culture (or taxes), explain why Europeans work less than Americans. But the study also suggests that in this case, government regulations actually allow people to make a desirable tradeoff - to modestly lower income in return for more time with friends and family ... And they even offer some statistical evidence that working fewer hours makes Europeans happier, despite the loss of potential income. Krugman : leçons européennes Europe has its economic troubles ; who doesn’t ? But the story you hear all the time - of a stagnant economy in which high taxes and generous social benefits have undermined incentives, stalling growth and innovation - bears little resemblance to the surprisingly positive facts. The real lesson from Europe is actually the opposite of what conservatives claim : Europe is an economic success, and that success shows that social democracy works. ... Europe is often held up as a cautionary tale, a demonstration that if you try to make the economy less brutal, to take better care of your fellow citizens when they’re down on their luck, you end up killing economic progress. But what European experience actually demonstrates is the opposite : social justice and progress can go hand in hand. La récession transforme le mode de vie des américains Because of the Great Recession, a recent New York Times/CBS News poll has found, nearly half of Americans said they were spending less time buying nonessentials, and more than half are spending less money in stores and online. But Americans are not just getting by with less. They are also doing more. Some are working longer hours, but a larger proportion, the poll shows, are spending additional time with family and friends, gardening, cooking, reading, watching television and engaging in other hobbies. Johann Hari : en finir avec la culture du surtravail .... the treadmill is whirling ever-faster. This isn’t our choice : virtually every study ... finds that huge majorities of people say they want to work less and spend more time with their friends, their families and their thoughts. We know it’s bad for us. Professor Cary Cooper, who has studied to effects of overwork on the human body, says : "If you work consistently long hours, more than 45 a week, every week, it will damage your health, physically and psychologically." You become 37 per cent more likely to suffer a stroke or heart-attack if you work 60 hours a week - yet one in six of all Brits are doing just that. We don’t stop primarily because we are locked in an arms race with out colleagues. If we relax and become more human, we fall behind the person in the next booth down, who is chasing faster. ... Under Prime Minister Lionel Jospin in the 1990s, the French discovered the most elegant way out of this .... They insisted that everyone work a maximum of 35 paid hours a week. It was a way of saying : in a rich country, life is about more than serving corporations and slogging. Wealth generation and consumerism should be our slaves, not our masters : where they make us happy, we should embrace them ; where they make us miserable, we should cast them aside. Enjoy yourself. True wealth lies not only in having enough, but in having the time to enjoy everything and everyone around you. It was the equivalent to an arms treaty : we all stop, together, now, at the 35 hour mark. The French population became fitter, their relationships were less likely to break down, their children became considerably happier, and voluntary organisations came back to life. According to the national statistics agency Insee, the policy created 350,000 jobs, because so many people moved to job-shares to ensure their post was filled five days a week. ... From the unlikely pairing of Salt Lake City and Paris, a voice is calling. It is telling us that if we leave our offices empty a little more, we can find a happier, healthier alternative lying in the great free spaces beyond. LE CHOIX DES LECTEURS RECENTSEnvironnement
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