Contre Info · info
Les infos absentes des prompteurs de JT  
A LA UNE

 12 mai 2008  17:04

Depuis le drame de la mort de Yitzhak Rabin, Israël n’a jamais appliqué sincèrement les accords d’Oslo. Les manoeuvres dilatoires de Netanyahou, l’indécision et le manque de courage de Barak, l’intransigeance agressive de Sharon, les ont vidé chaque jour un peu plus de leur substance et éloigné la perspective de la paix. Mais plus encore, en contradiction flagrante avec les engagements pris, la poursuite et l’accélération de la politique de colonisation a constitué dans les faits un démenti aux discours sur la recherche de la paix. Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui - de l’Ambassadeur de France Stéphane Hessel à l’intellectuel Palestinien Saree Makdisi à en tirer les conclusions et considérer que la solution des deux états est morte. Si c’est le cas, l’intransigeance à courte vue des sionistes radicaux les aura placé en face d’un problème bien plus redoutable. Entre la Méditerranée et le Jourdain, les Juifs seront bientôt en minorité.   Lire.... »
 

 12 mai 2008  15:04

Les critères choisis par le FMI pour annuler la dette des pays pauvres sont trop restrictifs, s’indigne Desmond Tutu. Le Lesotho, rappelle-t-il, consacre autant au remboursement de cette « dette odieuse » qu’à son budget de l’éducation, et l’Afrique du Sud continue de rembourser les emprunts souscrits du temps du régime de l’apartheid.   Lire.... »
BREVES
 
ACTUALITE
Tony Karon : Echecs répétés de la politique US au Moyen Orient (VO)
L’administration Bush continue a provoquer des confrontations, persuadée que l’usage de la force peut améliorer la situation de ses alliés et affaiblir ses ennemis, et obtient à chaque fois le résultat inverse. Lorsque le président Bush quittera ses fonctions, les USA seront affaiblis sur chaque front Moyen Oriental, et ceci sera largement du à cette monomanie de la confrontation.
Récit : Comment le Hezbollah a déjoué le piège tendu par le 14 mars
Selon Scarlett Haddad, journaliste à l’Orient le Jour, la majorité avait tendu un piège au Hezbollah et pensait provoquer une intervention internationale en sa faveur. Elle raconte comment la milice chiite a su déjouer la manoeuvre.
Beyrouth : l’hypothèse américaine
Il est impossible de comprendre les actions de l’administration américaine si l’on ne garde pas en tête sa volonté d’en découdre avec l’Iran, qui occupe dans la vision néoconservatrice la place de l’ennemi principal, de la clé de voute dont la suppression dégagerait d’un coup l’horizon.
USA : le Conseil National de Sécurité aurait donné son accord pour une frappe contre l’Iran
Selon Philip Giraldi, le Conseil National de Securité - à l’exception notable de Robert Gates - aurait donné son accord pour une frappe aérienne visant une base des Gardiens de la Révolution en Iran. Il affirme qu’un ultimatum enjoignant à l’Iran de cesser son soutien aux groupes militants s’est vu opposer une fin de non recevoir par Téhéran.
La crise des subprimes pouvait être évitée, par Paul Jorion
Saviez-vous que la crise des subprimes était évitable ? En 1999, l’état de Caroline du Nord vota une législation qui - si elle avait été appliquée à l’échelle des États-Unis tout entiers - aurait empêché la crise des subprimes d’avoir lieu.
Tribune : la fin du Nouveau Moyen Orient de George Bush
Après Gaza et la victoire du Hamas, Bassorah et la résistance Sadriste qui a défait les troupes du gouvernement Maliki, les récents évènements de Beyrouth, désormais fermement tenu par le Hezbollah, infligent un nouveau revers cinglant à l’administration Bush qui rêvait de remodeler à sa guise le Moyen-Orient, d’y installer des régimes dociles et de se débarasser des forces contestant la suprématie américaine. Analyse de Nir Rosen, journaliste indépendant américain.
William Pfaff : l’Europe absente face à ses responsabilités
L’Europe, loin de l’ambition de ses fondateurs, n’a aucune politique étrangère propre. Tiraillée entre atlantisme et vocation continentale, manquant cruellement de dirigeants à l’étoffe requise, elle se laisse entraîner à la suite des USA dans des aventures militaires de l’OTAN promises à l’échec, et ses divisions internes la paralysent. En quelques phrases sèches et lapidaires qui sont sa marque, Pfaff dresse le constat d’échec sans concession d’une Europe absente à elle-même, à la dérive, incapable d’agir là où on l’attend.
Mikhail Gorbatchev : « J’ai parfois le sentiment que les États-Unis vont faire la guerre contre le monde entier. »
Lors d’un entretien accordé au Daily Telegraph, le dernier dirigeant de l’Union Soviétique estime que l’on ne peut plus faire confiance aux déclarations de la Maison Blanche quand elle affirme qu’elle a des intentions pacifiques à l’égard son ancienne rivale. Il dénonce également l’unilatéralisme et la posture belliqueuse des Etats-Unis.
Prendre la mesure de la montée potentielle des eaux, par Emmanuel Lézy
« En Indonésie, en Birmanie, en Louisiane, au Yucatan, la terre cède ponctuellement mais brutalement du terrain face aux eaux de la mer ou du ciel. La forme du monde est en train de changer. Mais est-ce seulement sa forme ? Tout ce que l’on sait, c’est que le tracé des littoraux, donc la physionomie des continents aura fortement changée dans quelques décennies. Quelle ampleur peut-on envisager pour ce changement, pour un horizon qui nous intéresse (2100) qui nous inquiète (2030) ou qui nous terrorise (2012) ? Quelle ampleur maximale peut-on redouter et à quel rythme l’eau est elle censée monter ? » Emmanuel Lézy, géographe enseignant à Paris X, analyse les nouveaux scénarios du réchauffement climatique après l’accélération alarmante de la fonte des glaces polaires, et s’interroge sur l’incapacité des politiques à prendre la mesure des défis auxquels nous faisons face.
Michael T. Klare : Géostratégie de l’énergie (I/II)
L’approvisionnement en pétrole et matières premières en voie de raréfaction est devenu l’enjeu géostratégique majeur déterminant la politique des grandes puissances. C’est dans cette optique que le Pentagone reconfigure ses forces et repense sa doctrine stratégique. De l’Asie Centrale à l’Afrique en passant par les Balkans et le Moyen Orient, les USA veulent contrôler les zones de production et les voies d’acheminement des ressources vitales. Dans ce grand jeu, la Navy se voit attribuer un rôle clé, celui de s’assurer de la maîtrise des routes maritimes face au rival chinois. Des dizaines de milliards de dollars lui sont attribués pour financer cette montée en puissance.
Radar 11 mai 2008 - Liban : L’armée désavoue Siniora et tente de dénouer la crise
Mise à jour : 2008-05-11 17:03:20

L’armée désavoue Seniora

L’armée libanaise a révoqué les décisions du gouvernement à l’encontre du Hezbollah en maintenant à son poste le chef de la sécurité de l’aéroport, jugé proche du Hezbollah par le gouvernement.

En réaction, l’opposition a décidé de retirer ses hommes armés de Beyrouth et de confier le contrôle de la capitale à l’armée, tout en poursuivant son mouvement de « désobéissance civile ». L’armée, qui a pu garder sa neutralité lors des quatre derniers jours de combats, a également demandé aux hommes armés de se retirer des rues. Le Premier ministre libanais, Fouad Seniora, avait confié, quelques instants plus tôt, à l’armée le sort de ces décisions qualifiées par le Hezbollah de « déclaration de guerre », qui avaient été à l’origine de violents combats entre anti et pro-gouvernementaux.

Par ailleurs, l’armée « se chargera d’étudier le dossier du réseau de télécommunications » du Hezbollah, qualifié récemment par le gouvernement de « violation à la souveraineté du Liban », et sur lequel il voulait enquêter, lit-on dans le communiqué de l’armée.

Les décisions de celle-ci ont tout de suite été saluées par deux pôles de la majorité, Saâd Hariri, leader du mouvement du Futur et Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste. La décision de l’armée est une première dans un pays où son rôle était strictement confiné au maintien de l’ordre.

Daily Star : Nasrallah face à ses responsabilités historiques

(...) Sayyed Hassan Nasrallah may continue to shun any official position, but barring an unforeseen turn of events, the leader of the Lebanese resistance has just acquired a hitherto unprecedented amount of national political responsibility.

Hizbullah’s track record on previous occasions of ascendancy bodes well for this instance : After the resistance movement forced Israel to pull its occupation forces from most of the South in 2000, it granted far more lenient treatment to Lebanese who had collaborated with the enemy than most established armies ordinarily do. This time, though, Nasrallah has made himself responsible for agendas of incalculably greater breadth. (...)

Nasrallah’s task now is to create an inclusive environment conducive to the answering of these and other challenges. He and his party cannot be expected to come up with all of the solutions, and nor should they want to : If they cannot draw other players - and not just their closest allies - into the process, Nasrallah runs the risk of being cast as a dictator by default.

Hizbullah and its partners have frequently argued that their counterparts in the March 14 Forces coalition were not interested in true partnership, only in dictating terms. Now Nasrallah has to prove that his side is ready, willing and able to live up to its own expectations, and speed is of the essence : After 15 years of civil war, 15 of diluted sovereignty, and three of limbo, the Lebanese deserve at last to have a level of politics commensurate with their talents and energies. If Nasrallah is the man who makes this happen, history will judge his actions to have been a revolution, not a coup, and a long-overdue one at that.

Cet éditorail du Daily Star nous rappelle que, contrairement à la vision qu’en donne souvent la presse occidentale, Nasrallah est largement perçu au Moyen Orient comme un homme qui a l’étoffe d’un chef d’état.

Les spectres de la guerre civile

Ziyad MAKHOUL - L’Orient Le Jour. Saisissant récit subjectif dépeignant l’ambiance d’une ville au bord de la guerre civile, par un partisan du Courant du Futur, dirigé par M. Hariri.

(...) J’ai peur ? Je conduis vite. Très vite. L’autoroute-boulevard du président-général Émile Lahoud défile - la seule bonne idée de cet homme en neuf ans... Puis le port. Vide. Très vide. Aïn el-Mreissé, au niveau du McDo, la Corniche, coupée en deux, jusqu’au Bain militaire. Les fantômes de Tarantino. La montée qui m’emmènera chez moi - celle entre le Lamb House et le Club sportif. Par trois fois, des partisans du Courant du futur se jettent sur la voiture pour un contrôle d’identité. On s’explique. On se sourit - j’ose même un Allah y’awwikon, ce gimmick que j’ai toujours trouvé un peu niais : que Dieu vous donne la force. C’est Star Trek. J’éclate de rire tout seul en garant la voiture. Quel sot.

J’ai peur ? Je dépose mes affaires. Regroupe machinalement, inconsciemment, les deux ou trois babioles que, par superstition, je prendrais avec moi si je devais fuir. Honnêtement : je ne me reconnais plus. (...)

Vers 5h00 du matin, j’essaie de dormir un peu. Réveillé en sursaut par les miaulements du chat et les déflagrations hallucinantes, là, tout près, si près. Grandi avec la guerre, rompu à toutes ses sinuosités, ses vicissitudes, ses pieds-de-nez, voilà que je me redécouvre une nouvelle virginité : je sursaute au moindre bruit. Légère tachycardie. Hé hé... Il est 7h20. Je descends dans l’entrée de l’immeuble retrouver Amine le concierge soudanais. On sort un peu. Mini-Platoon : des partisans du Courant du futur, armés, kalach, courent, passent devant nous, blessés, hagards, perdus - des mômes. Tellement et littéralement hébété par ce que je vois, l’impensable, que je n’ai même pas le réflexe de leur proposer de leur donner de l’alcool, des pansements, arrêter le sang, de l’eau. Je remonte. Les tirs et les obus de plus en plus forts, de plus en plus proches. Je prends une douche. Le nescafé chez May. On se cache - presque dans le tambour de la machine à laver. Merci à celle ou celui qui a inventé l’humilité. Un RPG détruit la ligne électrique juste devant l’immeuble. De partout, une même rumeur, qui gonfle, se gigantise ; elle prend forme, elle devient réalité : Beyrouth est tombée entre les mains du Hezbollah.

Michael Klare : Les USA en panne-sèche

Portrait d’une ancienne super puissance addictive au pétrole

(...)

As a result of our addiction to increasingly costly imported oil, we have become a different country, weaker and less prosperous. Whether we know it or not, the energy Berlin Wall has already fallen and the United States is an ex-superpower-in-the-making.

Afghanistan : Manifestations après des meurtres perpétrés par les soldats US

The east Afghan region of Nangahar has seen violent protests after US forces raided a house, killing three people, arresting nine and seizing arms.

The US-led coalition said they had come under attack after targeting a "foreign fighter network".

But local people said they were civilians and they blocked the main road to the Pakistani border. (...)

International forces have been criticised by President Hamid Karzai for not being careful enough but Nato claims to have reduced the number of civilians killed in fighting with insurgents.

Mário Soares : La paralysie de l’Union Européenne

"L’Europe politique pour laquelle j’ai lutté et en laquelle je crois, n’avance pas : elle se trouve dans une situation de blocage et son avenir est incertain. Elle est victime de la paralysie - pour ne pas dire de la médiocrité - de certains de ses politiques. L’Europe des citoyens est devenue une illusion. Bien que le Parlement européen ait gagné en consistance et en crédibilité au cours de la dernière législature, tous semblent attendre des jours meilleurs, qui n’arrivent pas. ... C’est pourquoi personne ne parle d’avenir. On ne parle que de surmonter la catastrophe actuelle. ... Les différentes crises - économique, énergétique, environnementale, et désormais la crise alimentaire - se croisent et s’influencent mutuellement du fait de l’incapacité générale à apporter des propositions innovantes pour y remédier. ... Il manque à la planète une UE active, sûre de son rôle d’agent mondial. Mais comment l’Europe peut-elle jouer un rôle mondial de premier plan si ses politiques les plus influents ne font preuve d’aucun dynamisme, d’aucune volonté politique, et ne font aucune proposition quant à la marche à suivre ?"

Lire en VO in Diario de Noticias

Avraham Burg : occasions manquées

L’ancien président de la Knesset et de l’Agence juive répond au Monde :

(...) nous avions l’occasion de faire la paix et que nous l’avons manquée. Que nous pouvions transformer Israël en un pont entre l’Europe chrétienne et le Moyen-Orient musulman, et que nous avons raté cet objectif. Que nous avions entre nos mains de quoi constituer une société modèle et juste, où l’égalité entre riches et pauvres, entre minorité et majorité aurait régné, et que nous n’avons pas réussi.

Lire : Avraham Burg : Abandonner le ghetto sioniste (I/II)

Plus de 43 000 soldats américains en Irak et Afghanistan seraient "inaptes" au combat

Plus de 43 000 soldats américains envoyés en Irak ou en Afghanistan depuis 2003 ont été déclarés inaptes au combat quelques semaines avant leur départ, selon un rapport du Pentagone dévoilé par le quotidien USA Today.

Selon les statistiques établies lors des contrôles médicaux, 10 854 soldats envoyés en Afghanistan ou en Irak en 2003 étaient inaptes au combat. Ils étaient 5 397 en 2005 et 9 140 en 2007. Pour le président des anciens combattants américains, Bobby Muller, cité par le quotidien américain, "les soldats sont trop souvent exposés à des combats de fortes intensité et n’ont pas assez de temps pour se reposer et se rétablir chez eux avant d’être à nouveau envoyés sur le terrain".

Nicolas Sarkozy :« Je veux faire du pognon »

Le Monde : Nicolas Sarkozy, l’impossible président

"Je ne ferai qu’un seul mandat", glisse-t-il à ses visiteurs qui n’en croient pas un mot. "Je veux faire du pognon", insiste-t-il en tâtant la poche poitrine de sa veste. Le retour du naturel ? Pourtant, il a fait ce qu’on lui demandait. Il a "fait" président. S’est montré discret, a remisé ses gros chronographes Breitling au placard. A la place, il porte une Patek Philippe. Une montre suisse discrète comme le sont les vraies grosses fortunes des bords du Léman. Parfois, il la fait circuler entre ses invités qui partagent sa table de déjeuner, entre deux conversations sur les réformes et la politique étrangère. "Elle vaut quatre fois plus cher que l’autre !", s’amuse-t-il.

Radar 3 mai 2008 - Pétrole : pic ou plateau ?
Mise à jour : 2008-05-03 15:57:13

Pétrole : malgré la hausse du baril la production n’augmente pas

(JPG)

L’une des pricipales raisons pour lesquelles la production n’augmente pas, c’est que les pays exportateurs majeurs hors OPEP comme la Russie, la Norvège et le Mexique montrent d’inquiètants signes de faiblesse. A l’inverse de l’OPEP dont l’objectif avoué est de maintenir des cours élevé, ces pays peuvent commercer librement sur le marché pétrolier et ont toutes les raisons d’accroitre leur production lorsque les prix sont élevés.

Mais pour différentes raisons, y compris une augmentation marquée des coûts de l’exploration et des politiques nationales qui restreignent les investissements étrangers, ces pays échouent à accroitre leur production. Ils semblent bloqués à un niveau de 50 millions de barils jour, soit 60% de l’offre mondiale, avec peu de perspectives de croissance.

« Selon la théorie économique classique et l’histoire de l’exploitation pétrolière, la hausse des prix a deux effets majeurs », rappelle Fatih Birol, de l’Agence Internationale de l’Energie. « Elle réduit la demande et induit une accroissement de l’offre. Mais pas cette fois ».

Pétrole : une demande insatiable

Si nous observons l’évolution de la consommation par habitant durant la phase d’industrialisation des USA entre 1900 et 1970, nous constatons que celle-ci est passée d’un baril par an à près de 28 barils. Lors de l’industrialisation du Japon entre 1950 et 1970, et de la Corée du Sud, entre 1965 et 1990, la consommation par habitant est passée de 1 à 17 barils.

En Chine, la consommation n’est encore que de 1,7 barils par an*, et en Inde de seulement 0.7 barils. En comparaison le Mexique consomme 7 barils par habitant et la moyenne en Amérique Latine est autour de 4,5 barils.

* Chiffres de 2004

Sur l’ensemble de la population chinoise et indienne chaque baril supplémentaire de consommation annuelle, soit 2 450 millions, représente un accroissement de la demande de 6,7 millions de barils/jour, ou 7,8% de la production mondiale actuelle de 85 mb/j.

La consommation des pays émergents surpasse celle des USA

La consommation pétrolière cumulée de la Chine, de l’Inde, de la Russie et du Moyen Orient dépassera pour la première fois celle des USA, atteignant 20,6 mb/j cette année, en augmentation de 4,4%, selon l’Agence Internationale de l’Energie, qui prévoit par ailleurs que la consommation américaine devrait diminuer de 2%, à 20,38 mb/j.

La Chine consommera 7,89 mb/j, et la demande de l’Inde sera de 2,92 mb/j, chiffre supérieur à la production du Venezuela.

Le nombre de voiture individuelles en Chine qui s’est accru de 22% l’année dernière, pour atteindre 6,298 millions, devrait encore augmenter de 17% cette année.

Scénarios improbables

Agence de l’énergie du gouvernement US.

Pour répondre à la demande des carburants liquides, telle que définie par l’étude prospective IEO2007, la production doit augmenter de 14 millions de barils/jour de 2004 à 2015, auxquels devront s’ajouter 20 millions de barils/jours de 2015 à 2030. Les pays de l’OPEP devront fournir plus de la moitié de cette production supplémentaire d’ici 2015, soit 8 millions de barils/jour et plus des deux tiers à horizon 2030, soit 23 millions de barils/jours.

L’étude prospective IEO2007 prévoit une consommation mondiale de carburants liquides de 118 mb/j en 2030, si le monde continue de connaître une forte croissance économique. Les deux tiers de l’augmentation de la production seront utilisés dans le secteur des transports, ou n’existent que peu d’alternatives compétitives au pétrole.

La Fed accroit le financement du système bancaire

La Fed a accru son offre bi-mensuelle de liquidité aux banques de 50%, la portant à 75 milliards. Elle a également assoupli à nouveau les régles d’élégibilité des collatéraux déposés en gage des prêts accordés et doublé les montants des lignes de crédit mises à disposition de la BCE et de la Banque Nationale Suisse, ceux-ci passant de 36 à 62 milliards.

Malgré les interventions massive de la Fed, le coût des emprunts sur le marché interbancaire a augmenté de 0,38% durant les 6 dernières semaines.

Cette nouvelle mesure fait passer de 100 à 150 milliards le montant total des crédits accordés aux banques américaines. C’est la troisième fois que les montants alloués au titre de la Temporary Auction Facility, le nouveau mécanisme de prêt créé en décembre, sont augmentés.

Les prêts étudiants détenus par les banques sont désormais acceptés comme collatéraux, ces actifs pris en dépôts par la Fed pour garantir les crédits qu’elle leur accorde.

L’immobilier US pourrait encore chuter de 20%

Eli Broad, le fondateur de KB Home, le n° 5 du secteur de la construction immobilière aux USA, s’attend à voir les prix continuer à baisser de 20%.

« Nous n’avons pas du tout atteint le fond dans l’immobilier. Nous allons avoir un gros stock d’invendus, de maisons vides, qui demandera trois ou quatre ans pour être résorbé », a-t-il déclaré à Bloomberg TV.

Morgan Stanley : la crise n’est pas terminée

Etude prospective Morgan Stanley :

« De nouvelles recapitalisations et diminutions de dividendes vont avoir lieu avec la détérioration du crédit et le déclin des perspectives de revenus. Nous estimons que nous n’en sommes qu’au troisième round de la crise, et nous nous attendons à ce que ce retournement du cycle du crédit soit pire que celui de 1990-1991 »

Krugman : le chômage caché aux USA

Krugman considère que la statistique de mesure du chômage habituellement utilisée par le gouvernement américain ne reflète pas la réalité de l’emploi. Il suggère de consulter l’indicateur U6 produit par le Bureau of Labor Statistic, qui prend en compte les temps partiels contraints.

(JPG)

Le bombardement US en Somalie aurait fait de nombreuses victimes civiles

(JPG)
Lancement d’un missile de croisière

Islamist fighters in Somalia threatened Friday to avenge the death of a reputed al-Qaida commander killed in a U.S. airstrike and warned Americans to stay out of the Horn of Africa nation.

U.S. missiles destroyed the house of Aden Hashi Ayro in the central Somali town of Dusamareeb on Thursday in the first major success in a string of such U.S. military attacks over the past year.

Twenty four other people were killed in the attack, said one of the Dusamareeb elders, Ilmi Hassan Arab. Five of the bodies were in the targeted house and the rest from nearby homes, he said.

La frappe US a vraisemblablement été effectuée par des missiles de croisières tirés depuis un sous-marin croisant à proximité des côtes somaliennes.

L’usage de ce type d’armes, extrêmement dévastatrices avec leur charge explosive de 450 kg, sur une maison située au coeur d’un village africain sans doute bâti en terre sèche, ne pouvait de toute évidence que provoquer la mort de nombreux civils alentours.

Mais personne ne connaîtra jamais le nom de ces hommes, femmes et enfants qu’un marin de l’US Navy a condamné à une mort certaine à l’instant même ou il déclenchait l’envol de ses engins.

Car elles nous importent bien peu ces victimes anonymes affligées de l’irréparable tare de n’être pas citoyens de l’empire, de vivre à l’écart de la sphère informationnelle dans la pauvreté et le dénuement, et que l’on se permet du même coup de considérer comme quantités négligeables au nom de l’impératif de la « guerre contre le terrorisme » menée par les USA.

Mais ne nous y trompons pas, cette indifférence qui est la nôtre est loin d’être universellement partagée. Car ces morts que les autorités militaires prétendent déplorer - quand elles ne nient pas leur existence -, alors même que les moyens mis en oeuvre les rendent inévitables, ont une signification profonde.

Des centaines de millions d’hommes et de femmes sur cette planète y voient la preuve jour après jour que les prétentions morales de l’Occident ne sont que vains mots dès lors qu’il s’agit de ses intérêts et des guerres livrées en leur nom.

Et ils n’attendent qu’une chose : que s’effondre ce pouvoir brutal de domination qu’autorise encore pour un temps la supériorité technologique et militaire permettant de répandre la mort dans un village africain déshérité depuis un sous-marin situé à des centaines de kilomètres de là.

En l’état actuel, comment pourrait-on leur donner tort ?

Pourquoi les femmes d’Irak perpétuent-elles des attentats suicide ?

Little is known about the lives or motivations of female suicide bombers in Iraq. Neither the women’s affairs ministry nor women’s organisations in Iraq have studied the threat.

Some analysts suggest that one reason for the rise is that women are using violence as a method of protest against perceived injustices and deteriorating living conditions.

Farhana Ali, an analyst at the Washington-based RAND Corporation, who has researched female suicide bombers, said, “Violence is used as a means of protest. Women are actually caught in a very difficult situation. We see them as perpetrators of violence, but they are more so victims of violence.”

La réalité d’une occupation militaire

Un groupe d’anciens combattants américains opposés à la guerre mime dans les rues de New York une patrouille semblable à celles qu’ils effectuaient en Irak.

« La vérité est la première victime de la guerre » rappellent-ils aux passants stupéfaits de découvrir la réalité brutale de l’occupation.

Guerre dans les eaux du Golfe ?

Newsweek évalue les risques potentiels d’une confrontation entre les marines des Etats-Unis et de l’Iran.

1. Even if outgunned, Iran will not back down from a fight. In 1988 the Iranians surprised American intelligence officers with their "aggressiveness and boldness," says Wise. In one of the shootouts during the battle in April 1988 an Iranian guided missile patrol boat confronted three U.S. warships. "Despite radio warnings that the Americans intended to sink it, the patrol boat captain did not surrender and instead attacked," says Wise. "Later in the battle two Iranian frigates left the safety of port to join the fight against what they surely knew were overwhelming odds."

2. Low-tech weapons are effective in naval conflict. "Modern technology remains weak at detecting undersea mines," says Wise. But mines are not the only problem. In the 1980s, as now, the Iranians used "swarming" tactics against larger merchant and naval vessels, sending relatively small boats at high speeds buzzing around and near the U.S. ships. The same thing happened in January this year, and possibly-the boats were never identified-just last week around a merchant ship on contract to the U.S. Navy.

Justin Raimondo : La guerre avec l’Iran est-elle imminente ?

The indications of an imminent attack - the latest incident, the steady stream of accusations coming from the U.S. regarding Iranian influence in Iraq, the nuclear charade, etc. - have suddenly taken a more ominous turn with the recent statement of America’s top military officer that the U.S. is weighing military action against Iran.

Escobar : déchiffrer l’échiquier iranien

what of Iran itself under the blizzard of charges and threats ? What to make of it ? What does the world look like from Tehran ? Here are five ways to think about Iran under the gun and to better decode the Iranian chessboard.

(...)

Geography is destiny : (...) As a player, Iran is trying to position itself as the unavoidable bazaar-state in an oil-and-gas-fueled New Silk Road - the backbone of a new Asian Energy Security Grid. That’s how it could recover some of the preeminence it enjoyed in the distant era of Darius, the King of Kings. And that’s the main reason why U.S. neo-Cold Warriors, Zio-cons, armchair imperialists, or all of the above, are throwing such a collective - and threatening - fit.

What is the nuclear "new Hitler" Ahmadinejad up to ? : (...) Think of George W. Bush and Iranian President Mahmoud Ahmadinejad as the new Blues Brothers : Both believe they are on a mission from God. Both are religious fundamentalists. Ahmadinejad believes fervently in the imminent return of the Mahdi, the Shi’ite messiah, who "disappeared" and has remained hidden since the ninth century. Bush believes fervently in a coming end time and the return of Jesus Christ. But only Bush, despite his actual invasions and constant threats, gets a (sort of) free pass from the Western ideological machine, while Ahmadinejad is portrayed as a Hitlerian believer in a new Holocaust. (...)

A velvet revolution is not around the corner (...) Nonetheless, discontent with Ahmadinejad’s economic incompetence has not translated into street barricades and it probably will not ; nor, contrary to neocon fantasyland scenarios, would an attack on Iran’s nuclear facilities provoke a popular uprising. Every single political faction supports the nuclear program out of patriotic pride.

Heading down the New Silk Road Reformist friends in Tehran keep telling me the country is now immersed in an atmosphere similar to the Cultural Revolution of the 1960s in China or the 1980s rectification campaign in Cuba - and nothing "velvet" or "orange" or "tulip" or any of the other color-coded Western-style movements that Washington might dream of is, as yet, on the horizon.

Under such conditions, what if there were an American air attack on Iran ? The Supreme Leader, on the record, offered his own version of threats in 2006. If Iran were attacked, he said, the retaliation would be doubly powerful against U.S. interests elsewhere in the world.

From American supply lines and bases in southern Iraq to the Straits of Hormuz, the Iranians, though no military powerhouse, do have the ability to cause real damage to American forces and interests - and certainly to drive the price of oil into the stratosphere. Such a "war" would clearly be a disaster for everyone.

Les américains vendent leurs bijoux de famille pour joindre les deux bouts

Struggling with mounting debt and rising prices, faced with the toughest economic times since the early 1990s, Americans are selling prized possessions online and at flea markets at alarming rates.

To meet higher gas, food and prescription drug bills, they are selling off grandmother’s dishes and their own belongings. Some of the household purging has been extremely painful - families forced to part with heirlooms.

LE CHOIX DES LECTEURS
 
 
 
RECENTS
 
 
PAUSE CAFE
 
Contre Info - Un Autre Regard sur l'Actualité