Revues de presse
Mis à Jour le : 18 août 2007  01:23
Radar aout 2007 : chronique d’une crise financière annoncée
18 août 2007

31/8 Lettres Persanes

« Les Persans qui écrivent ici étaient logés avec moi nous passions notre vie ensemble. Comme ils me regardaient comme un homme d’un autre monde, ils ne me cachaient rien. En effet, des gens transplantés de si loin ne pouvaient plus avoir de secrets. Ils me communiquaient la plupart de leurs lettres ; je les copiai. J’en surpris même quelques-unes dont ils se seraient bien gardés de me faire confidence, tant elles étaient mortifiantes pour la vanité et la jalousie persane. »

Montesquieu, Bnf

Bush : le spectre d’un holocauste nucléaire

Discours de George Bush au congrès de l’American Legion.

(...) L’autre branche du radicalisme au Moyen Orient provient de l’extrémisme chiite, soutenu et personnalisé par le régime qui siège à Téhéhran. L’Iran a été depuis longtemps la source de problèmes pour la région. Il s’agit là de l’état qui est le chef de file du terrorisme dans le monde. L’iran appuie le Hezbollah qui tente d’affaiblir le gouvernement démocratique du Liban. L’Iran finance des groupes terroristes comme le Hamas et le Jihad Islamique palestinien, qui assassinent des innocents, visent Israel, et destabilisent les territoires palestiniens. L’Iran envoie des armes aux Talibans d’Afghanistan, pouvant être utilisées pour attaquer les américains et les troupes de l’OTAN. L’Iran a arrêté des universitaires américains en visite, qui n’avaient commis aucun délit et ne constitutaient pas une menace pour le régime. Et la recherche de la maîtrise de technologies qui peuvent amener aux armes nucléaires menace de conduire une région, déjà connue pour l’instabilité et la violence, sous le spectre d’un holocauste nucléaire.

L’AEIA constate des progrès sur le dossier iranien

Washington Post :

L’agence de surveillance nucléaire des Nations Unies vient de publier jeudi un nouveau rapport révélateur, décrivant la coopération de l’Iran avec les inspecteurs internationaux, qui pourrait rendre plus difficile pour les USA l’obtention de sanctions plus sévères à l’encontre de l’Iran à l’ONU.

Ce document conclut que bien que l’Iran continue à enrichir de l’uranium en violation de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, son programme a produit « une quantité d’uranium bien en dessous de quantités attendues pour une installation de ce type. » Selon l’AIEA, la qualité de l’uranium produit se situe en dessous de ce à quoi l’on pouvait s’attendre.

Le rapport met au crédit de l’Iran d’avoir effectué un « pas en avant significatif » en ayant accepté un nouveau programme de travail et en définissant de nouveaux calendriers afin de résoudre de nombreuses questions au sujet de l’historique de son programme nucléaire.

Par ailleurs, les fonctionnaires de l’ONU ont déclaré que l’iran avait ralenti la construction de son nouveau réacteur au plutonium d’Arak.

« Pour la première fois depuis quelques années, nous avons été capables de nous entendre sur un accord sur les problèmes restants », a déclaré Olli Heinonen, l’un des responsables de l’agence onusienne.

(...)

Les spécialistes du programme nucléaire iranien ont été surpris par les révélations de ce rapport sur la lenteur des progrès du programme d’enrichissement de l’uranium. L’Iran semble avancer à un rythme bien inférieur à celui qu’il s’était donné pour la construction de nouvelles centrifugeuses, et les machines existantes travaillent bien en dessous de leurs capacités.

Selon les chiffres de l’AEIA, l’Iran produit 15 kg d’uranium faiblement enrichi par mois, comparativement à l’estimation de 100 kg par mois prévue par une étude réalisée par l’Institute for Science and International Security, basée à Washington.

L’Iran développe son programme nucléaire

International Herald Tribune :

L’Iran accroît lentement mais résolument son programme nucléaire, sans tenir compte des résolutions des Nations Unies, bien qu’il ait promis de répondre aux questions concernant un ensemble d’activités passées présentant un caractère suspicieux.

Selon l’AEIA, près de 2000 centrifugeuses sont opérationnelles à Natanz, soit plusieurs centaines de plus qu’il y a trois mois. 650 centrifugeuses sont en test ou en construction. Ce nombre est inférieur aux prévisions des 3000 machines projetées, ce qui soulève la question de savoir si l’Iran est confronté à des difficultés techniques ou s’il a décidé de ralentir son programme.

L’AEIA insiste sur l’accord de l’Iran en ce qui concerne la mise en place d’un calendrier détaillé pour la résolution de différents problèmes.

« C’est la première fois que l’Iran est prêt a discuter tous les problèmes en suspens qui avaient provoqué une crise de confiance, » a déclaré Mohammed El Baradei, le directeur de l’AEIA.

« Il s’agit d’une étape significative. Il y a des dates limites. Ce n’est donc pas comme certains le disent une porte ouverte pour atermoyer avec l’agence, ou d’une ruse pour prolonger les négociations et éviter les sanctions, » a-t-il précisé.

Plutonium iranien : dossier refermé

Paul Kerr, spécialiste du contrôle des armements, citant le rapport de l’AEIA.

Le 20 aout 2007, l’Agence [l’AEIA] a constaté que les précédentes déclarations effectuées par l’Iran sont consistantes avec les conclusions de l’Agence, et que le problème est donc résolu.

AEIA- : Implementation of the NPT(*) Safeguards Agreements in the Islamic Republic of Iran

(*) Traité de Non Prolifération Nucléaire

Via Steve Clemons, Washington Note

Here is a pdf copy of the "Restricted Distribution" report by IAEA Director General Mohamed ElBaradei, "Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran."

These concluding clips from the Summary underscore that ElBaradei sees Iran moving in a positive direction and setting its nuclear program up for high level transparency that had not been previously the case :

22. The Agency is able to verify the non-diversion of declared nuclear material in Iran (**). Iran has been providing the Agency with access to declared nuclear material, and has provided the required nuclear material accountancy reports in connection with declared nuclear material and facilities. However, the Agency remains unable to verify certain aspects relevant to the scope and nature of Iran’s nuclear programme.

(...)

(**) nous soulignons.

Jim Lobe : Externalisation du dossier iranien

Jim Lobe, le spécialiste incontesté des réseaux néo-conservateurs attire notre attention sur un dossier publié par le Weekly Standard, sous la direction de Kimberly Kagan, l’épouse de Frederick Kagan, membre éminent de l’American Enterprise Institute, le « think tank » qui a planifié la guerre contre l’Irak bien avant le 11 septembre et a fourni rien moins que 29 membres de l’administration Bush.

Cette étude intitulée Iran’s Proxy War Against the United States and the Iraqi Government (pdf) reprend les accusations récentes portées par le président Bush contre l’Iran.

Barnett R. Rubin : Instructions de Cheney pour une campagne contre l’Iran

Barnett R. Rubin, est Directeur des Etudes et Senior Fellow au New York University’s Center on International Cooperation. Il déclare avoir eu connaissance d’un plan de l’administration Bush - en l’occurrence d’instructions du Vice Président Cheney - visant à mettre en place une campagne de justifications pour une attaque de l’Iran.

"They [the source’s institution] have ‘instructions’ (yes, that was the word used) from the Office of the Vice-President to roll out a campaign for war with Iran in the week after Labor Day ; it will be coordinated with the American Enterprise Institute, the Wall Street Journal, the Weekly Standard, Commentary, Fox, and the usual suspects. It will be heavy sustained assault on the airwaves, designed to knock public sentiment into a position from which a war can be maintained. Evidently they don’t think they’ll ever get majority support for this - they want something like 35-40 percent support, which in their book is plenty."

Woolsey : ->L’Iran pourrait avoir la bombe dans quelques mois

James Woolsey, ancien directeur de la CIA est désormais célèbre pour avoir annoncé en 2003 le début de la quatrième guerre mondiale, c’est à dire, selon lui, celle qui opposerait pour des dizaines d’années au moins, occident et monde musulman.

Interrogé sur CNN, il a affirmé que l’Iran était « au pire à quelques mois de l’obtention d’uranium enrichi. »

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26/8 La guerre, encore et toujours

Comment ne pas entendre cette rumeur insistante qui monte de toutes parts ?

Comment ne pas voir les conflits qui s’enveniment sans fin ?

L’hébétude télévisuelle est-elle si forte, l’habitude aux drames lointains si installée, qu’elles interdisent d’entrevoir la marche vers l’abîme qui menace chaque jour un peu plus ?

La boite de pandore ouverte le 11 septembre n’a pas encore répandu tous ses maux et le pire, si nous restons spectateurs, est à nos portes.

Nicolas Sarkozy : discours aux ambassadeurs Un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et [je réaffirme et souligne] l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations.

Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre international.

Ambassadeur US à l’ONU : Les troubles au Moyen Orient peuvent conduire à une guerre mondiale

Zalmay Khalilzad, ambassadeur des USA à l’ONU, a déclaré au journal australien Die Presse que le désordre au Moyen Orient était tel qu’il pouvait potentiellement enflammer le monde comme l’Europe l’avait fait durant la première moitié du 20ème siècle.

« L’Europe était tout autant troublée durant un temps. Et certaines de ses guerres sont devenues des guerres mondiales. Aujourd’hui les problèmes au Moyen Orient et dans la civilisation islamique ont le même potentiel de déstabilisation mondiale. »

Harper’s Magazine : La prochaine guerre se rapproche

Scott Horton, Harper’s Magazine :

Il ne se passe pas une semaine durant laquelle je ne reçoive un message provenant [de Washington] au sujet du dernier plan de l’administration Bush pour la guerre contre l’Iran.

Nous traversons à l’heure actuelle l’une de ces périodes lors desquelles le rythme s’accélère et l’activité devient plus intense. (...)

Quand Bush donnera-t-il l’ordre de passer à l’action ? Je crois que la fin de l’année ou le début de l’année prochaine seraient la période la plus propice pour les partisans de la guerre. Voici quelques uns des développements dont mes interlocuteurs ont fait état.

-  La qualification de terroriste des Gardiens de la Révolution. (...)

-  La préparation d’une sale guerre : Identifier les Gardiens de la Révolutions à des terroristes pourrait signifier que ces soldats se verraient refuser l’application des conventions de Genève.

-  L’évaluation du coût d’opérations terrestres en Iran.

Ces deux dernières semaines le Département de la Défense a pressé ses fournisseurs habituels de produire des évalutions de prix utilisables pour la logistique de reconstruction et d’opérations terrestres dans un pays d’Asie occidentale. La semaine dernière, ces demandes sont devenues de plus en plus pressantes. Et quel est le pays en question ? l’Iran.

(....)

Ndlr : Scott Horton mentionne également l’article de Robert Baer que nous avons traduit, et « l’espoir » manifesté par Bolton de voir l’attaque se dérouler durant les six prochains mois (cf ci-dessous). Il cite également le travail de « préparation » effectué par Fox News, décrypté ici par Robert Greenwald pour le site Fox Attacks.

25/8

600 000 réfugiés supplémentaires depuis le « surge »

Selon le Croissant Rouge irakien, le nombre de personnes déplacées en irak est passé de 499 000 à 1,1 million depuis l’arrivée des renforts décidée par le président Bush.

l’Organisation Internationale des Migrations, dépendant de l’ONU, estime que le nombre des irakiens fuyant les combats à Bagdad a été multiplié par 20 durant la même période.

Selon l’ONU, 63% des irakiens qui ont fui leur domicile ont pris cette décision parce que leur vie était directement menacée, et plus de 25% car ils ont été chassés de chez eux sous la menace des armes.

Lire aussi : New York Times : More Iraqis Said to Flee Since Troop Increase

Goldman Sachs prévoit une baisse du dollar

Dans une note de conjoncture publiée le 23 août, Goldman Sachs prévoit un dollar à 1,43 par euro d’ici 3 à 6 mois, contre 1,35 aujourd’hui.

Selon ces estimations, le taux directeur de la Fed devrait baisser de 0.75% et passer à 4.5% d’ici la fin de l’année, entrainant un affaiblissement du dollar face à l’euro et au yen.

24/8

CNBC : Inquiétudes pour l’emploi et la croissance aux USA

La crise de l’immobilier et de la finance pourrait avoir des répercussions sur l’emploi et donc sur la consommation qui représente plus de 2/3 du PIB des USA.

Les grandes entreprises de commerce de détail ont révisé à la baisse leurs prévisions.

La croissance pourrait baisser à 2%, insuffisante pour éviter une augmentation du chômage. Les prévisionnistes s’attendent à une croissance comprise entre 1% et 2% jusqu’à l’automne 2008 :

Ambrose Evans-Pritchard, Telegraph : Préparez-vous à une crise d’insolvabilité

La crise des liquidités n’est pas terminée. La crise de l’insolvabilité commence à peine.

Certes, les investisseurs retournent vers les marchés boursiers, espérant qu’il s’agit là simplement d’un autre soubressaut habituel, comme en février 2007 ou en mai 2006. (...)

Certes, les spéculateurs ont renouvelé leurs paris avec effet de levier sur le carry trade du yen et du franc suisse, empruntant à bon marché à Tokyo et Zurich pour jouer sur le marché mondial des valeurs.

Soyez très prudent. Les taux d’intérêts en Europe et en Asie sont bien plus élevés maintenant, entrainant un effet retard qui commence à être douloureux.

Et par dessus tout, la bulle du crédit qui a prolongé la ruée vers la bourse des 18 derniers mois, au delà de son cycle naturel, a définitivement explosé. (...)

Le coût de l’emprunt pour la plupart des entreprises en Europe et en Amérique du nord a bondi de 6,5% à 8,3% - si elles peuvent en obtenir un.

De nombreuses entreprises n’y parviennent pas. La Chambre de l’Industrie allemande m’a dit hier qu’elle était submergée par les appels de détresse d’entreprises incapables de renouveler leurs crédits à court terme.

Le marché des obligations à risque est au point mort depuis deux mois. Les nouvelles ventes de CDO - qui représentaient 1 000 milliards de dollars l’année dernière - sont interrompues. Les banques doivent se défaire de 300 milliards de dettes correspondant à des opérations de LBO, et sont contraintes de conserver ces engagements sur leurs livres de comptes. (...)

Ben Bernake me semble trop rigide (hawkish), au vu du choc apparu lundi, lorsque le rendement sur les bons du Trésor US à 3 mois a connu le plongeon le plus rapide jamais enregistré, traduisant un repli panique vers la sécurité qu’aucun trader n’avait observé auparavant. (Ndt : un marché demandeur de bons du Trésor fait monter leurs cours, rendant ainsi relativement moins rémunérateur le coupon qui est payé à leurs détenteurs.)

« Quand vous avez une fuite sur les marchés monétaires comme celle-ci, elle est amenée a se propager sur l’économie réelle », dit Albert Edwards, « global strategist » chez Dresdner Kleinwort.

« Nous estimions déjà que la probabilité d’une récession aux USA était de 40% avant que tout ceci ait lieu, mais les risques sont désormais bien plus élevés » (...).

Contagion européenne

Ce que nous savons, c’est que 146 banques ont enchéri pour obtenir des prêts de la Banque Centrale Européenne mercredi, et certaines dans un tel état de détresse qu’elles voulaient payer un intérêt à 5%, c’est à dire 1% au dessus du taux directeur de la BCE.

Pendant la rémission, la crise continue. Si la bourse a connu un rebond, le marché monétaire des obligations à court terme est en état de mort clinique aux USA et semble-t-il, si l’on en croit Evans-Pritchard, en Europe.

Incidemment, la crise actuelle révèle une dimension trop méconnue de la dette des états.

Il s’agit d’un service public.

En période de crise - mais pas seulement - le seul vehicule de transmission crédible dans le temps des liquidités, c’est l’état. En l’absence de dette d’état - et donc de bons du Trésor - les ruées vers la sécurité auquelles nous assistons ces jours-ci, au même titre que la prévoyance du prudent chargé de famille, ne trouveraient pas à se placer.

Le Canada, qui s’est désendetté récemment en fait l’expérience en ce moment même : la rareté des bons du Trésor contraint les détenteurs de liquidités à se retourner vers les marchés à risques.

The Independent : L’endettement des ménages britanniques excède le PIB

Pour la première fois, la dette des ménages en Grande Bretagne excède le PIB.

Le marché immobilier, devenu incontrôlable, est la cause principale de l’accroissement de la dette des consommateurs, qui atteint 1 131 milliards de livres.

Les emprunts individuels et sur les cartes de crédits totalisent 214 milliards de livres.

Ces chiffres, issus de l’étude réalisée par le consultant financier Grant Thornton assombrissent l’horizon déjà chargé de l’économie britannique. Les saisies, les faillites personnelles et les procédures judiciaires pour dettes ont augmenté de près d’un tiers l’année dernière, depuis que les emprunteurs font face à l’augmentation des taux.

Selon le site moneyexpert.com, 2,5 millions de personnes sont très préoccupées par leur situation financière. (...)

Durant la campagne électorale le futur président considérait que le taux d’endettement des français, nettement inférieur à celui des anglais, pénalisait l’économie du pays. Il déclarait alors vouloir favoriser l’augmentation de la dette des ménages.

Sa mesure phare concernant la défiscalisation des emprunts immobiliers, inspirée par cette analyse, était destinée à permettre un rattrapage de ce qu’il décrivait comme une anomalie singulièrement française, en favorisant l’endettement pour l’accession à la propriété.

Les professionnels du secteur ont à l’époque considéré que ce dispositif aurait surtout pour effet de soutenir les prix de l’immobilier.

Au vu de la situation actuelle, on ne peut que s’interroger sur le bien fondé de cette mesure présentée comme majeure.

Crise américaine, opportunité pour l’Asie ?

Asia Times, Walter T Molano.

Les dificultés prévisibles que devra affronter l’économie américaines constituent-elles une opportune fenêtre de lancement pour une indépendance économique affirmée de la Chine ?

Si les USA qui représentent près de la moitié de la consommation mondiale entrent en récession, l’Asie pourrait profiter de la situation à condition que la Chine accepte de se dissocier du dollar en laissant s’apprécier sa monnaie et circuler librement les capitaux.

Le gain en pouvoir d’achat compenserait alors la baisse de la valeur des dollars détenus par la Chine, qui deviendrait ainsi avec l’Asie l’un des moteurs de la demande mondiale.

Pour Walter Molano, ce choix stratégique se paierait, du point de vue du Parti Communiste Chinois, d’un prix inacceptable : la perte du pouvoir sur l’économie, et donc sur la société.

MSNBC : Israel interrompt le traitement d’une fillette paralysée

Mariya Aman a eu le tort de circuler avec sa famille dans une voiture roulant derrière celle d’un membre du Jihad Islamique à Gaza.

En mai 2006, lorsqu’un missile tiré par l’aviation israelienne a atteint le véhicule qui les précédait, sa mère, son frère, sa grand mère et son oncle sont morts sur le coup.

Depuis ce jour, Mariya, une fillette de six ans, est paralysée et doit vivre sur une chaise roulante, reliée à un respirateur artificiel.

Bien qu’Israel n’ait jamais formellement accepté la responsabilité de son état, l’enfant a été prise en charge par un hopital de Jérusalem.

Mais aujourd’hui le ministère des armées a averti son père que Mariya devait quitter l’hôpital et retourner dans les territoires sous contrôle de l’Autorité Palestinienne.

Aucun hôpital palestinien n’est à même de dispenser à Mariya les soins intensifs qu’elle requiert.

No comment

Les soldats anglais jugent les guerres ingagnables

La BBC a réalisé une enquête auprès des soldats engagés en Irak et en Afghanistan.

Les militaires jugent la guerre en Irak « ingagnable » et craignent que celle d’Afghanistan ne le devienne aussi.

« Nous n’avons pas les ressources pour efectuer les tâches qui nous sont demandées, » déclare un membre de la RAF.

« Nous sommes à un niveau de saturation. Si quoi que ce soit arrive, nous ne serons pas capables de faire face. »

« Cela devient de plus en plus chaud. Plus de soldats ne serviraient à rien. Cela serait juste plus de cibles, » dit un vétéran de Bassora.

« J’en suis à mon second tour de service à Bassora. Je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel point la situation est réellement mauvaise ici, avec des attaques à la roquette chaque jour et aucun répit, » écrit un soldat.

« L’Irak est une cause perdue, » juge un officier parachutiste.

La BBC n’est pas exempte de critiques, mais le service public français ne lui arrive toujours pas à la cheville.

L’absence d’information de qualité sur les chaines françaises est bien plus que scandaleuse. C’est un danger pour la démocratie. Et ça, c’est impardonnable.

23/8

La Fed injecte 17,5 milliards de dollars

La Fed de New York est intervenue à nouveau trois fois aujourd’hui, à 8:30, 9:40 et 9:45, injectant un montant de 17,5 milliards sur le marché interbancaire.

Cette nouvelle intervention porte à 120,5 milliards le total des fonds prêtés aux banques par la Fed depuis deux semaines.

Quelle sera la dépréciation pour l’immobilier US ?

Jan Hatzius, Chief Economist chez Goldman Sachs :

Il vaut mieux observer le ratio prix/revenu ou loyer/revenu pour avoir une estimation des prix de l’immobilier. (...) Même si nous faisons l’hypothèse que la tendance à long terme pour ces ratios est plus élevée aujourd’hui que dans la période 1975-2000, un déclin cumulé des prix de 15% à 30% est possible.

HSBC HomePulse janvier 2006 :

Nous estimons qu’environ la moitié du marché immobilier est mousseuse (sic) et que cette "zone de bulle" peut être surévaluée de l’ordre de 35 à 40%.(...)

La valeur de cette zone de bulle se monte à 50% du PIB des USA, ou approche la taille des PIB de l’Allemagne, de la Grande Bretagne et de la France réunies. En d’autres termes, c’est gros. De ce fait, quand la bulle immobilière commencera à se vider, il est vraisemblable qu’elle ait de substantielles conséquences macroéconomiques.

Bolton espère que les USA vont attaquer l’Iran

Invité par Fox News à donner son avis sur l’article publié par Robert Baer indiquant qu’une attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu d’ici six mois, l’ancien ambassadeur des USA auprès de l’ONU a déclaré qu’il « espérait » que cette information soit vraie.

Abir Aramin : affaire classée

Le 16 février de cette année, Abir Aramin, une fillette palestinienne de 10 (*) ans a été blessée à mort sur le chemin du retour de l’école, selon toute vraisemblance victime d’une balle en caoutchouc tirée par un garde frontière israelien.

L’armée vient de clôre l’enquête, sans inculper quiconque ni fournir aucune explication aux parents de la victime.

Bassam Aramin, le père de la fillette, membre de l’organisation pacifiste israelo-palestinienne les Combattants de la Paix, tente de faire réouvrir le dossier par la justice israelienne.

Lors des reconstitutions effectuées par la police durant l’enquête, M. Aramin a interrogé le policier conducteur de la jeep d’ou est sans doute parti le coup de feu mortel.

Aramin : Pourquoi avez vous tué une enfant de 10 ans ?

Conducteur : Il y avait une manifestation

Aramin : Il n’y avait pas de manifestation

Conducteur : Pourquoi aurions nous tiré s’il n’y avait pas eu de manifestation ?

Plusieurs témoins ont attesté que le coup de feu mortel a bien été tiré depuis une jeep de la police, et sur les lieux on a retrouvé la balle en coutchouc qui a tué l’enfant.

Lire : l’article de Gideon Levy pour Haaretz où Bassam Aramin relate les circonstances du drame.

(*) Correction, le 24/8 : nous avions écrit hier par erreur qu’Abir Aramin était agée de 16 ans au lieu de 10, et prions les lecteurs de bien vouloir nous en excuser.

22/8

300 000 américains drainent la moitié du total des revenus aux USA

Le revenu moyen réel, ajusté de l’inflation, a baissé de près de 1% aux USA depuis l’an 2000 passant de 55,714 à 55,238 dollars, bien que le revenu total ait augmenté de plus de 7 000 milliards.

Depuis 1945, c’est la première fois que le revenu moyen a connu une baisse sur plusieurs années consécutives.

Si le revenu moyen est à la peine, celui des plus fortunés reste considérable.

Les 303 817 contribuables américains qui déclarent un revenu de plus de 1 million de dollars, s’ils ne représentent que moins de 0,25% de l’ensemble, ont pourtant reçu 47% du total des revenus du pays.

Nous avons publié les principaux résultats d’une étude réalisée par Thomas Piketty à partir des mêmes données que celles utilisées par le New York Times.

Ces chiffres apportent la confirmation d’une dissociation de plus en plus criante entre la prospérité apparente reflétée par les indicateurs économiques et la situation réelle du plus grand nombre.

L’explosion des inégalités, les montants vertigineux distribués au sommet des entreprises, ne sont pas uniquement un problème d’éthique.

Les sommes faramineuses qui sont qui sont prélevées par le « happy few » sur la richesse produite, sont loin d’être marginales.

Leur impact est considérable en terme de masse, et cette captation se fait au détriment de la société dans son ensemble.

Par ailleurs, ces chiffres apportent la preuve que la théorie du ruisselement (trickle down) si chère aux partisans du supply side, des politiques de l’offre, qui affirment qu’une fiscalité favorable aux plus aisés finit par bénéficier à tout le monde, n’est pas vérifiée dans les faits.

21/8

CEPR : La crise de 2007 (pdf, 23 pages)

Dean Baker, Mark Weisbrot et alia, Center for Economy and Policy Research.

Depuis 1995 le prix des logements, ajusté de l’inflation, a augmenté de 70%. Cet excès inflationniste a engendré une surévaluation des biens de plus de 8 000 milliards de dollars.

Le stock de logements disponibles à la vente est le double du précédent record atteint en 1989.

La correction née de l’éclatement de la bulle immobilière va vraisemblablement entrainer une récession, peut-être très sévère.

Le logement entre pour 5% dans le PIB. Tenant compte des précédents historiques, le ralentissement dans ce secteur pourrait entrainer une baisse du PIB comprise entre 0,7 et 1,7%. L’éclatement de la bulle éffacera entre 4 et 8 000 milliards de valeur patrimoniale.

Ceci devrait entraîner une baisse de la consommation entre 160 et 540 milliards.

Enfin, l’éclatement de la bulle devrait mettre fin à la spéculation sur les marchés boursiers. La perte de 4 500 milliards de valeurs boursières conduira à une diminution de la consommation située entre 135 et 180 milliards.

Au total, la consommation sera diminuée de 450 à 950 milliards.

Des dizaines de millions de foyers ont préparé leur retraite en se basant sur le fait que leur domicile conserverait sa valeur ou s’apprécierait. La correction des prix de l’immobilier réduira leur niveau de retraite.

paulson : pas de solution rapide à la crise

Les faillites d’emprunteurs ont doublé en un an

De juillet 2006 à juillet 2007, le nombre d’emprunteurs de crédits immobiliers défaillants a augmenté de 93%, passant de 92 845 à 179 599.

Le taux national de défaillance est d’une pour 693 foyers. Dans l’état du Névada, l’un des plus touchés, il est de 1 pour 199, c’est à dire 0,5 pour cent.

20/8 : Bernanke sur la sellette

La Fed est mise en cause après avoir effectué une volte-face sous pression. Début août, elle refusait de céder à la panique montante des marchés et réaffirmait que l’inflation restait sa préoccupation première en refusant de baisser son taux directeur.

Dix jours plus tard, elle a fait marche arrière en diminuant de 0,5% le taux des prêts de dernier ressort aux banques, et considère désormais que c’est la récession qui constitue la menace majeure.

Les milieux financiers voient dans ce virage la preuve de l’incompétence de Bernanke qui connait là sa première épreuve du feu.

***

Les crédits accordés par les banques centrales manifestent leur volonté de maitriser la crise, mais de nombreux observateurs doutent de la pertinence de l’outil mis en oeuvre.

Les banques se sont en effet débarassées du risque lié aux défaillances des emprunteurs via la titrisation - les fameux CDO - qui leur ont permis de se mettre à l’abri des aléas des emprunts hypothèquaires qu’elles avaient initiés, en les cédant sous forme de titres dont la valeur est basée sur les remboursements attendus.

Ce ne sont donc plus les banques qui sont les plus exposées, et les facilités de crédit qui leur sont accordées par les banques centrales, si elles rassurent les marchés et ont provoqué un rebond des bourses, ne produisent pas d’effet réel là ou le stress est le plus fort.

En effet, les dérégulations de ces dernières années ont permis à de nombreux établissements financiers de jouer le rôle des banques sans être pour autant soumis à leurs réglementations et obligations.

Les firmes qui interviennent sur le marché monétaire en s’engageant à court terme pour investir à long terme en jouant sur la différence des taux, reçoivent en placement les liquidités des entreprises et les investisseurs. elles jouent de fait le rôle d’établissements bancaires.

Mais ces établissements, jusqu’alors réputés très fiables, ne sont pas soumis à une obligation de dépot auprès des banques centrales, pas plus qu’aux assurances garantissant les déposants en cas de faillite.

Ce sont eux qui, ayant parfois abandonné leurs règles prudentielle qui leur faisait choisir les valeurs sûres des bons du trésor pour investir dans les CDO - bénéficiant d’appréciations imméritées de la part des agences de notation - constituent aujourd’hui l’un des plus grand facteurs d’incertitude et de volatilité de la crise.

Et ceci à deux titres. D’une part à cause de la méfiance qui entoure aujourd’hui les valeurs basées sur les emprunts immobiliers. Et d’autre part, parce que leur structure de fonctionnement, couvrant du long terme par du court terme, les rend structurellement demandeurs d’argent frais, de nouveaux dépots, de nouveaux emprunts en permanence, au fur et à mesure que les précédents dépots à court terme parviennent à échéance - à maturité.

En période normale, ce roulement perpétuel s’effectue sans à-coup. Mais lorsque la peur s’installe, les sources de renouvellement - les liquidités - se tarissent, et ces fonds doivent procéder à des ventes au plus mauvais moment, lorsque personne ne veut acheter autre chose que de la sécurité : entendre des bons du Trésor.

Ces établissements qui ont en ce moment grand besoin de refinancement n’en trouvent pas et sont contraints de vendre dans un marché atone.

Voilà pourquoi, en résumé, l’argent mis sur la table par la Fed à disposition des banques, s’il a un effet psychologique certain, en ne parvenant pas pour autant aux acteurs les plus fragilisés par la crise du crédit à laquelle nous assistons, ne garantit pas la fin des turbulences.

Marché monétaire : 300 milliards contaminés par les subprimes

Les fonds d’investissements intervenant sur le marché monétaire et qui ont acheté des CDO subprime gèrent au total 300 milliards de dollars.

Bernanke : erreur de débutant

1,7 millions de foyers menacés

Selon l’agence Moody, 1,7 millions de foyers perdront leur domicile cette année pour cause de défaillance de remboursement.

Krugman analyse la crise

(...)

Guarantees and regulations apply only to traditional banks.

Meanwhile, a growing number of unregulated bank-like institutions have become vulnerable to the 21st-century version of bank runs.

KKR Financial Holdings, an affiliate of Kohlberg Kravis Roberts, a powerhouse Wall Street operator. KKR Financial raises money by issuing asset-backed commercial paper - a claim that’s sort of like a short-term C.D., used by large investors to temporarily park funds - and invests most of this money in longer-term assets. So the company is acting as a kind of bank, one that offers a higher interest rate than ordinary banks pay their clients.

It sounds like a great deal - except that last week KKR Financial announced that it was seeking to delay $5 billion in repayments. That’s the equivalent of a bank closing its doors because it’s running out of cash.

The problems at KKR Financial are part of a broader picture in which many investors, spooked by the problems in the mortgage market, have been pulling their money out of institutions that use short-term borrowing to finance long-term investments. These institutions aren’t called banks, but in economic terms what’s been happening amounts to a burgeoning banking panic.

On Friday, the Federal Reserve tried to quell this panic by announcing a surprise cut in the discount rate, the rate at which it lends money to banks. It remains to be seen whether the move will do the trick.

The problem, as many observers have noticed, is that the Fed’s move is largely symbolic. It makes more funds available to depository institutions, a k a old-fashioned banks - but old-fashioned banks aren’t where the crisis is centered. And the Fed doesn’t have any clear way to deal with bank runs on institutions that aren’t called banks.

Un banquier suisse juge "incroyable" le peu de qualité des emprunts immobiliers US

Jean-Pierre Roth, president of the Swiss National Bank, said market turmoil was far from over as tremors from the sub-prime debacle continued to rock the world.

"We’re certainly not at the end of the story. There are question marks surrounding the development of the American economy," he said. "Something unbelievable happened. People who had neither income nor capital got credit with very attractive conditions. Now reality is striking back," he said.

NINJA, pour "No Income, No Job and No Assets" tel est le surnom que l’on donne à ces derniers emprunteurs, trop tard venus dans un schéma pyramidal (à l’image de ces chaines dites de solidarités où les derniers entrants sont les dindons de la farce), abusés par des courtiers sans scrupules.

Le monde de la finance n’est d’ailleurs pas avare de métaphores.

La plus fréquente, ces jours-ci dans la presse spécialisée américaine pour désigner les CDO est "Toxic waste", déchet toxique.

Ces "déchets", ce sont donc les contrats signés par des foyers trop crédules bientôt promis à la ruine, mais qui ont fait, entre temps, la fortune des banques, des intermédiaires et des promoteurs immobiliers. A l’époque, leur nocivité, patente pour les souscripteurs, ne dérangeait personne.

Rubini : Crise de liquidité ou crise d’insolvabilité ?

Nouriel Rubini est professeur d’économie à l’université de New york, et ancien conseiller auprès du Dépatement du Trésor américain.

The current market turmoil is much worse than the liquidity crisis experienced by the US and the global economy in the 1998 LTCM episode. Let me explain why. Economists distinguish between liquidity crises and insolvency/debt crises. An agent (household, firm, financial corporation, country) can experience distress either because it is illiquid or because it is insolvent ; of course insolvent agents are - in most cases - also illiquid, i.e. they cannot roll over their debts.

(...)

The recent sharp widening in corporate credit spreads is not just a sign of a liquidity crunch ; it is a sign that investors are realizing that there are serious credit/solvency problems in some parts of the corporate system.

(...)

While the Fed and the ECB had no option today but to provide massive liquidity in the presence of a most severe liquidity crunch and run, they should not delude themselves that this liquidity injections can resolve the deep insolvency problems of many overstretched borrowers : households, financial institutions, corporates. Insolvency/credit crises lead to financial and economic distress - hard landing of economies - and cannot be resolved with liquidity injections by a lender of last resort.

Comment la Fed injecte-t-elle des liquidités ?

Le Wall Street Journal détaille le mécanisme d’intervention de la banque centrale.

Krugman : Les subprime représentent 800 milliards de dollars

With the collapse of the $800 billion market in bonds backed by subprime mortgages — the price of a basket of these bonds has lost almost 40 percent of its value since January — it’s now clear that many investors who bought these securities didn’t realize what they were getting into.

Ambrose Evans Pritchard : 2 000 milliards de prêts sont sur évalués

We now know that some $2 trillion of subprime and ’Alt A’ mortgage debt is falsely priced on the books of banks and funds worldwide. Worse is surely to come. Bank of America warns that $500bn of adjustable mortgage debt in the US will be reset upwards in the second half of this year by an average 2 percentage points, and a further $700bn next year.

18/8

Pessimisme sur les ressources pétrolières

L’Agence Internationale de l’Energie et le National Petroleum Council ont récemment publié des rapports insistants sur les difficultés probable pour maintenir un niveau de production pétrolière suffisant à court terme.

L’AIE a calculé que la demande globale serait de 95,8 millions de barils/jour (Mbj) en 2012, au lieu de 86,1 aujourd’hui. Mais compte tenu de la diminution de rendement des puits en exploitations, estimée à 3 Mbj, ce sont 5 Mbj supplémentaires qui devront être produits chaque année.

Pour y parvenir, des investissements considérables devront être effectués. Selon le NPC, ce sont 20 000 milliards de dollars qui seront nécessaires d’ici à 2030. Cette somme représente 3000 $ par habitant sur terre.

Les Gardiens de la Révolution classés organisation terroriste

Les USA ont décidé d’inclure les Gardiens de la Révolution de l’Iran dans la liste des "Terroristes Mondiaux". Les Gardiens de la Révolutions sont une force d’élite de l’armée iranienne qui compte 125 000 hommes.

C’est la première fois qu’une unité appartenant à des forces armées régulières est classée comme terroriste. Il s’agit là d’une décision hautement inhabituelle, selon les fonctionnaires de l’administration US, dans la mesure où elle concerne une institution et non un groupe non étatique.

Rappel : Cheney partisan du bombardement de l’Iran

Mc Clatchy Washington Bureau, le 9 août :

Jeudi, lors d’une conférence de presse, le président bush a déclaré que l’Iran avait été mis en garde des conséquences - non spécifiées - que son soutien aux forces anti-américaines pourrait entrainer.(...)

Le Vice Président Dick Cheney a proposé il y a plusieurs semaines de lancer des frappes aériennes contre la brigade Al Qods des Gardiens de la Révolution, selon deux fonctionnaires de l’administration participant à la définition de la politique iranienne.

17/8 Retraits massifs à la Countrywide Bank

Les clients de la Countrywide Bank, filiale de Countrywide Financial Corp. qui connait des difficultés à cause des emprunts hypothécaires, se sont rués aux guichets pour retirer leurs dépots, par crainte d’une faillite de l’établissement.

Il y a peu, celui-ci accordait 40 milliards de crédits hypothécaires par mois, dont une moitié d’emprunts à risques. Il a du emprunter 11,5 milliards auprès des établissements de la place jeudi dernier, pour faire face à ses échéances.

Le taux de la Discount Window baisse d’un demi point

La Fed a décidé de baisser d’un demi point le taux d’escompte, appliqué lors des prêts directs aux banques, le ramenant à 5,75%.

Elle a également décidé de faire passer la durée des prêts accordés à 30 jours au lieu d’un seul en temps normal.

Par ailleurs, la Fed réaffirme son engagement d’accepter comme garantie les emprunts hypothécaires détenus par les banques, en contrepartie des emprunts qui lui seront effectués.

Cette facilité de crédit a rassuré les établissements financiers et les marchés boursiers qui ont réagi à la hausse, mais elle compromet la stabilité future du dollar. La devise US a perdu 0,5% face à l’euro.

Les investisseurs sont désormais assurés de voir la Fed prendre la décision de baisser le taux directeur lors de sa prochaine réunion du 18 septembre.

La décision a été prise lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de la Fed après que les établissements régionaux de la Fed de New York et San Francisco en aient fait la demande. Parmi les administrateurs de la Fed de New York se trouvent Jamie Dimon, dirigeant de la banque JP Morgan, Richard Fuld de Lehman Brothers Inc. et Jeffrey Immelt de General Electric.

Les hélicoptères promis en d’autres temps par Bernanke pour déverser de la monnaie sur les marchés en crise sont arrivés.

Dix jours après avoir refusé de baisser les taux, la Fed se ravise, et ouvre les vannes du crédit.

Le problème n’est pas réglé pour autant. Les fonds d’investissements sont engagés à hauteur de plusieurs fois leur apport en capital, grace à l’effet de levier.

Dans ce type d’opération, l’investisseur qui achète un bien pour une valeur 100 apporte 20 et emprunte 80 auprès d’une banque. Pour se garantir, celle-ci exige que la valeur nette (bien - montant emprunté) ne descende jamais en dessous d’un montant minimum, appelé marge. Si le bien acquis gagne en valeur, tout va bien, mais s’il en perd l’emprunteur doit apporter de l’argent frais pour restaurer la marge requise.

En cas de hausse, ce système multiplie les gains, mais en période de baisse prolongée il démultiplie également les pertes. Pour couvrir les appels de marge, il faut amener du cash ou vendre, rapidement et à n’importe quel prix.

Le problème, dans une période d’incertitude ou tout le monde se méfie de tout le monde, c’est que les prêteurs, tout comme les acheteurs se font rares.

Donc les prix baissent, amplifiant le mécanisme.

Les fonds qui se sont endettés avec effet de levier pour acheter des CDO - les titres basés sur les emprunts hypothécaires - sont coincés, parce que Les CDO sont invendables, et que les banques font des appels de marge. Ils doivent donc trouver de l’argent frais, c’est à dire vendre d’autres types de valeurs au plus vite, entrainant leur baisse sur le marché.

C’est par ce mécanisme que des marchés à priori "sains" se voient contaminés par le doute qui plombe aujourd’hui le monde de la finance.

Ceux qui ont des liquidités tentent de les protéger en achetant frénétiquement les valeurs refuges du jour. Ceux qui n’en ont pas n’en trouvent pas et s’étranglent petit à petit, en tirant tout le monde vers le bas.

La Russie reprend les patrouilles de ses bombardiers stratégiques

Vladimir Poutine a annoncé que la russie allait reprendre de façon permanente les patrouilles de bombardiers à long rayon d’action interrompues depuis 1992.

« Nous avons décidé de reprendre les vols stratégiques russes de manière permanente. En 1992 la Russie avait interrompu unilatéralement les patrouilles de ses bombardiers stratégiques. Malheureusement, notre exemple n’a pas été suivi par tout le monde, » a déclaré M. poutine lors des manoeuvres militaires de l’Organisation de Coopération de Shanghai qui rassemble Chine, Russie et républiques d’Asie Centrale.

Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1203
 
 
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