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Mis à Jour le : 13 novembre 2007  15:27
Energie : « la vraie menace c’est la Commission Européenne, pas la Russie »
13 novembre 2007

A l’heure où l’indépendance énergétique et l’innovation sont plus cruciales que jamais, la commission européenne, toujours obsédée par le dogme de la concurrence, a dans ses cartons des projets de démantèlement des principaux groupes européens. Wulf Bernotat, le PDG d’EON, le groupe leader en Allemagne, s’inquiète d’un possible démantèlement qui pourrait aussi concerner EDF et GDF. Les Etats vont-ils perdre définitivement la possibilité d’orienter et d’organiser la reconversion hors des énergies fossiles ?

Les groupes énergétiques européens sont plus menacés par la Commission européenne que par la Russie, a estimé lundi le président du géant allemand de l’énergie E.ON, Wulf Bernotat, dans un entretien accordé au journal britannique Financial Times.

"Vous parlez toujours de Russie mais la menace réelle émane de la Commission européenne", a-t-il indiqué.

Le président du groupe allemand s’exprimait dans cet entretien sur les projets de Bruxelles prévoyant notamment le démantèlement des poids lourds européens de l’énergie.

Wulf Bernotat juge peu probable que ces projets soient réalisés.

"Je suis certain que nous ne sommes pas encore menacés de démantèlement. A Bruxelles, la réalisation de tels projets prend du temps, surtout si des membres (de l’UE) aussi importants que la France et l’Allemagne y sont hostiles", a-t-il affirmé.

En octobre, la Commission a publié une série de mesures visant à protéger le marché énergétique intérieur européen. Ces textes prévoient d’imposer des restrictions aux investissements étrangers dans le secteur énergétique, ainsi que la séparation de la production d’énergie et des infrastructures de transport (lignes HT, conduites de pétrole et de gaz). Ces mesures semblent toucher le groupe russe Gazprom, premier producteur de gaz et investisseur majeur dans les infrastructures de transport de gaz en Europe.

D’importants groupes européens, les allemands E.ON et RWE, ainsi que le français GDF, font l’objet de pressions croissantes de la part de Bruxelles ces derniers temps. La CE estime que la séparation des activités de production et de transport encouragera la concurrence et donc la baisse des prix.

Le président d’E.ON avait déjà appelé les pays européens à améliorer leurs rapports avec la Russie, premier fournisseur d’énergie en Europe. E.ON détient 6,4% du capital de Gazprom et est le premier importateur de gaz russe.

Article du Financial Times


Publication originale Novosti

Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1428
 
 
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