En contrepoint à l’enquête menée par Johann Hari pour The Independent en République Centrafricaine, nous retraçons la chronologie des combats qui ont ravagé le pays l’année dernière dans l’indifférence de la communauté internationale qui n’a d’yeux que pour le Darfour.
Glanée au fil des dépêches d’agences entre novembre 2006 et septembre 2007, voici le récit d’une année à la fois terrible et ordinaire en Afrique.
Année de combats répétés entre rebelles et forces gouvernementales appuyées par les soldats et l’aviation française, durant lesquels les villes ont été prises et reprises par les deux camps.
Année dramatique pour une population prise entre deux feux, victime de représailles sanglantes, qui a vu ses villages rasés, brulés, et a du fuir par centaines de milliers.
Durant ces combats la France a apporté son soutien à l’homme fort du pays, et fermé les yeux sur les exactions commises par les Forces Gouvernementales et est accusée de complicité par les ONG humanitaires.
A plusieurs reprises l’aviation française est intervenue pour bombarder les positions des rebelles, et une centaine d’hommes des forces spéciales ont été parachutés en mars pour reprendre la ville de Birao.
La République Centrafricaine semble concentrer tous les maux du continent. Guerilla, enfants soldats, répression sanglante, népotisme, presse muselée, trafic de diamants, administration inefficace et corrompue.
Aujourd’hui les combattants se démobilisent petit à petit, Bozizé demande pardon pour le sang versé et les rebelles d’hier ont signé la paix et gagné leur place au gouvernement.
Auront-ils la volonté et la possibilité d’agir ?
Lire aussi : Centrafrique : une guerre française oubliée
Novembre 2006
20 - Interruption des opérations humanitaires dans le nord ouest
L’armée centrafricaine vient d’ordonner la suspension des activités des organisations humanitaires dans la ville de Paoua (nord-ouest) jusqu’à la fin des opérations militaires lancées contre la rébellion, ont annoncé lundi des représentants de l’armée et des agences humanitaires. « Pour des raisons de sécurité, on nous a demandé de suspendre nos activités dans la ville de Paoua et ses environs », a déploré Mario Baldin, directeur de l’ONG italienne COOPI à Bangui.
27 - La ville de Birao reprise par l’armée centrafricaine
La ville de Birao, dans l’extrême nord de la Centrafrique, sous contrôle d’une rébellion centrafricaine depuis fin octobre, a été reprise lundi par l’armée centrafricaine, avec "le soutien en matière de logistique et de renseignement de militaires français", selon Bangui.
27 - Les rebelles s’emparent de deux villes
la rébellion de l’UFDR a annoncé par la voix de son porte parole le capitaine Yao, déclare s’être encore emparée des villes de Ndélé (chef lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran situé à environ 600 km de Bangui) et Bamingui.
28 - L’armée française est intervenue à Birao
Les rebelles centrafricains délogés lundi de la ville de Birao, dans l’extrême nord-est de la Centrafrique, ont affirmé mardi que "l’armée française" était "intervenue" pour reprendre le contrôle de l’aéroport de cette localité, mais qu’il n’y avait pas eu de combats.
28 - L’armée française bombarde Birao
Selon un représentant de l’UFDR qui a joint au téléphone depuis Birao la rédaction de Centrafrique-Presse, l’aviation française est entrée en action au dessus de la ville de Birao en milieu d’après midi avec des bombardements de mirage F1 faisant plusieurs morts et blessés parmi la population civile.
29 - contre-offensive de l’armée contre les rebelles
L’armée centrafricaine, aidée par des militaires français et d’Afrique centrale, poursuivait mercredi sa contre-offensive pour reprendre les localités du nord-est du pays tombées ces dernières semaines aux mains de rebelles, a-t-on appris de source proche du ministère de la Défense.
30 - L’aviation française tire sur des positions rebelles en Centrafrique
Des Mirage français ont bombardé deux villes aux mains des rebelles dans le nord de la Centrafrique jeudi, forçant la rébellion à abandonner l’une d’entre elles après des affrontements avec les forces gouvernementales.
Décembre
10 - L’armée centrafricaine a reconquis toutes les localités du nord-est
En moins de deux semaines et grâce à l’aide de la France et de ses Mirage F1, l’armée de Bangui a repris toutes les localités du nord-est de la Centrafrique tombées aux mains des rebelles, sans résoudre le problème de l’insécurité qui règne dans près de la moitié du pays.
15 - Centrafrique : la population de Birao veut que les Français restent
AFP : La population de Birao, bourgade du nord-est de la Centrafrique occupée près d’un mois par des rebelles, redoute que l’armée française ne l’abandonne à son sort après avoir aidé les forces gouvernementales à reconquérir la localité.
"Si les Français n’étaient pas venus, on aurait été très fâchés", lâche Assadic Baba Amine. Comme la plupart des 18.000 habitants de Birao, cet homme de 39 ans s’est réfugié dans la brousse le 30 octobre, quand les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ont pris la localité et chassé la poignée de soldats de l’armée régulière qui s’y trouvaient.
Janvier
10 - Centrafrique : le nord-ouest du pays s’enfonce dans l’insécurité
AFP : Un temps occultée par la récente offensive des rebelles et la riposte de l’armée dans le nord-est du pays, l’insécurité continue à se propager dans tout le nord-ouest de la Centrafrique, multipliant les victimes parmi les populations locales.
11 - SELON L’ONU, DÉTÉRIORATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE
Ces deux derniers mois, l’insécurité est croissante dans la région septentrionale de la République Centrafricaine, surtout à la frontière avec le Tchad et le Soudan, où une émergence humanitaire implique au moins un million de personnes, lit-on dans le dernier rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies, en faisant état d’un “climat de tension entre les trois pays qui n’est pas propice à un rapprochement”.
15 - Nouvelle attaque de la rébellion dans le nord-ouest de la Centrafrique
Plus d’une centaine de rebelles ont attaqué Paoua (400 km au nord-ouest de Bangui), lundi, déclenchant les premiers affrontements entre rébellion et forces gouvernementales en plus d’un mois, a annoncé le porte-parole présidentiel Cyriaque Gonda.
Février
3 - Accord de paix en Libye entre le gouvernement centrafricain et des rebelles
Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, considéré comme l’ennemi juré du président François Bozizé depuis son arrivée au pouvoir en 2003, est rentré samedi à Bangui après avoir signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain en Libye.
Mars
23 Les paras français ont sauté à la frontière du Darfour
Libération : Le 4 mars, un groupe d’une cinquantaine de « rebelles » attaque le camp français, situé dans le sud de la ville.
Un Mirage F1, basé à N’Djamena (Tchad), est appelé à la rescousse. Il effectue plusieurs passes et détruit « trois ou quatre » véhicules. Le dimanche soir, une première opération aéroportée est lancée : dix chuteurs opérationnels sont largués à haute altitude et se posent à proximité du camp.
Puis, le mardi 6 mars, plusieurs dizaines de parachutistes sont à leur tour larguées dans la région, en particulier sur la piste d’aviation de Birao, à une dizaine de kilomètres de la ville.
Avril
10 - Les syndicats centrafricains réclament 10 mois d’arriérés de salaires
Les adhérents des six centrales syndicales reconnues en République Centrafricaine ont adopté samedi 7 avril 2007 à l’issue d’une assemblée générale à la Bourse du travail de Bangui un préavis de grève de huit (8) jours à compter du mardi 10 avril destiné à réclamer au gouvernement du Premier Ministre Elie Doté plusieurs mois d’arriérés de salaires.
13 - la rébellion de l’UFDR va signer un accord de paix avec le président Bozizé
Les rebelles centrafricains de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) vont signer vendredi à Birao, dans l’extrême nord-est de la Centrafrique, un accord de paix avec le président François Bozizé, prévoyant le dépôt des armes, a annoncé leur chef.
20 - le patron du Trésor public limogé
Le directeur général du Trésor public centrafricain Jean-Serge Wafio, un allié politique controversé du président François Bozizé, a été limogé, a rapporté vendredi la télévision nationale.
Considéré comme un proche du chef de l’Etat, Jean-Serge Wafio avait défrayé la chronique il y a trois ans au cours d’un conflit avec le journal privé Le Citoyen, qui l’avait accusé de détournements de fonds lorsqu’il dirigeait la société publique de distribution d’électricité centrafricaine (Enerca).
Relevé de ses fonctions à la tête de l’Enerca en juin 2004, il avait porté plainte en diffamation contre le journal. A l’issue d’un procès très controversé, le directeur du Citoyen, Maka Gbossokoto, avait été condamné un mois plus tard à un an de prison avec sursis.
18 - villages incendiés dans le nord ouest
Un village situé entre Ngaoundaye et Bang dénommé Ndanga dans la sous-préfecture de l’Ouham-Pendé vient d’être totalement incendié par les soldats de Bozizé en représailles à la défaite que les combattants de l’APRD leur a infligée le week-end dernier.
Mai
15 - Les Nations unies indiquent qu’elles doivent réparer les routes de la République centrafricaine pour livrer la nourriture
Les routes et les ponts en République centrafricaine sont dans un tel état de délabrement que les Nations Unies doivent les réparer avant de fournir l’aide alimentaire aux milliers de personnes, a dit le programme mondial de l’alimentation (PAM) mardi. Le PAM cherche à amplifier ses rations de nourriture de secours aux 230.000 personnes, mais aura besoin de $3.5 millions de crédit supplémentaire au cours des neuf prochains mois pour réparer les routes et les ponts, aussi bien que $25 millions pour la nourriture elle-même.
20 - Le président centrafricain limoge le ministre de la communication
Le président centrafricain François Bozizé a démis samedi de ses fonctions le ministre d`Etat chargé de la Communication Abdou Karim Meckassoua, a rapporté la radio nationale.
Selon certaines sources, M. Meckassoua était régulièrement soupçonné par le président Bozizé et son entourage d`être un sympathisant des rebelles qui se sont manifestés fin 2006 dans le nord-est du pays.
21 - une ex-rébellion accepte de démobiliser plus de 400 enfants-soldats
Les ex-rebelles centrafricains de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ont déclaré lundi à l’AFP avoir accepté de démobiliser "plus de 400" enfants-soldats âgés de 13 à 17 ans enrôlés dans le nord-est de la Centrafrique.
26 - Bangui dénonce la présence "d’hommes armés venus du Soudan" sur son sol
AFP : Le gouvernement centrafricain a dénoncé samedi la présence en Centrafrique "d’hommes armés venus du Soudan" et a demandé à Khartoum de faire en sorte qu’ils quittent "immédiatement" son territoire, a rapporté la radio nationale.
Juillet
16 - La Chine finance la réinsertion des groupes défavorisés, en Centrafrique
La République populaire de Chine a débloqué, lundi, 11,7 milliards de FCFA pour la mise en œuvre du projet d’appui à la réinsertion socio-économique des groupes défavorisés en Centrafrique, a constaté APA sur place.
14 - deux ex-chefs rebelles nommés conseillers à la présidence
Le chef de l’Etat centrafricain François Bozizé a nommé conseillers à la présidence deux ex-chefs rebelles du nord du pays qui ont récemment signé des accords de paix avec les autorités, Abdoulaye Miskine et Damane Zakaria, a rapporté samedi la radio nationale.
Selon un décret présidentiel lu à la radio, le chef du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumta Madji, qui est le vrai nom d’Abdoulaye Miskine, accède à ce poste à la suite de l’accord qu’il a signé le 2 février à Syrte, en Libye, avec le gouvernement de Bangui.
Chef de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), Damane Zakaria, signataire le 13 avril d’un accord de paix distinct à Birao, dans l’extrême nord-est de la Centrafrique, obtient une promotion similaire. Les articles 5 des deux accords prévoient "la participation (des groupes signataires) à la gestion des affaires de l’Etat, dans un esprit de réconciliation".
16 - Le neveu de Bozizé Sylvain Ndoutingaï cumule désormais le ministère des mines avec celui des finances
un décret signé de Bozizé nomme son neveu Sylvain Ndoutingaï cumulativement avec ses fonctions de ministre des mines et de l’hydraulique, ministre des finances et du budget.
19 - Déception des syndicats centrafricains après une rencontre avec le Premier ministre
Les responsables des principaux syndicats centrafricains ont exprimé leur déception, après une rencontre, jeudi à Bangui, avec le Premier ministre Elie Doté, portant essentiellement sur l’accord général conclu avec le gouvernement, en novembre dernier, concernant le paiement régulier des salaires des fonctionnaires qui accusent 12 mois d’arriérés.
Aout
2 - Les civils du nord-ouest de la République centrafricaine encore effrayés de retourner chez eux
des milliers de personnes qui ont fui leurs maisons au nord-ouest de la République centrafricaine sont peu disposées à retourner en dépit de l’amélioration de la sécurité, a dit le Comité international de la croix rouge (CICR). Le conflit de dix-huit mois entre les forces gouvernementales et l’armée pour la restauration de la République et la démocratie (acronyme français APRD) a déplacé des dizaines de milliers de personnes, particulièrement autour des villes de Kaga Bandoro et de Paoua, selon des travailleurs humanitaires.
Beaucoup de villages ont été brûlés, et des biens, des récoltes et du bétail volés - incitant les déplacés à s’abriter la plupart du temps dans les forêts, près de leurs champs.
27 - Les enseignants de l’université de Bangui reconduisent leur grève
"Sur les 400 millions de F CFA qui nous sont dus, le gouvernement ne nous a proposé que 40 millions CFA, a expliqué M. Zouma, ajoutant que la proposition a été rejetée par la base qui a décidé de reconduire la grève, cette fois-ci sur une période illimitée jusqu’à satisfaction totale de nos revendications".
Septembre
14 - La force de l’UE pour la République centrafricaine doit stopper les exactions de l’armée, indique Human Rights Watch
La force européenne de maintien de la paix qui sera déployée en République centrafricaine doit agir pour stopper le massacre des centaines de civils par les troupes gouvernementales de ce pays depuis la mi-2005, a déclaré HRW vendredi.
Dans un rapport de 108 pages, HRW accuse les forces de sécurité de la République centrafricaine, particulièrement la garde présidentielle, de massacrer des centaines de civils et de contraindre des dizaines de milliers à fuir de chez eux en poursuivant les opérations contre la rébellion depuis 2005 dans le nord.
15 - Human Rights Watch dénonce une situation humanitaire catastrophique
Plus de 10 000 habitations rasées, 212 000 personnes déplacées, pillages et violences contre la population.Voici le triste rapport que l’association de défense des Droits de l’Homme, Human Rights Watch (RHW), a publié vendredi sur la situation dans le Nord de la République Centrafricaine.
En plus d’une situation humanitaire catastrophique et d’une répression gouvernementale féroce, HRW décrit la passivité de l’armée française déployée sur place.
« Le gouvernement centrafricain, au lieu de comprendre l’origine de ces mouvements a répondu par une répression bête et féroce (...). Dès qu’il y a un soupçon que certains rebelles sont vus dans certains villages, l’armée centrafricaine envoie des unités spéciales qui développent une violence assez inouïe et tirent sur les civils, terrorisés, qui quittent les villages. Il y a des zones, dans le Nord Ouest surtout, où sur des kilomètres de routes, les villages ont été brûlés », a indiqué à Libération Olivier Bercault, enquêteur sur place et auteur du rapport.
l’armée envoie ses troupes pour les réprimer, mais répriment surtout les civils. », a expliqué Olivier Bercault. L’armée agit en toute impunité et est responsable de la majorité des exactions. Ainsi, le rapport fait état « de la vaste majorité des violations graves des droits humains perpétrées dans le nord du pays. » dont la charge impute en grande partie aux soldats des forces armées centres africaines (FACA) et de la garde présidentielle (GP).
Il n’y pas de preuves concrètes que les forces françaises assistent aux exactions mais « on a plusieurs cas qui sont très clairs, qui établissent que l’armée française était là cinq ou dix minutes avant. Elle se retire et ensuite des exactions sont commises, comme des incendies de villages, des destructions systématiques d’habitations civiles qui sont des crimes de guerre », raconte Olivier Bercault. A ce jour, Paris, qui s’impose comme un soutien clair au président Bozizé, jouerait la non-voyante. « C’est très gênant car il y a eu des meurtres commis et des violations du droit international humanitaire » a ajouté M. Bercault.
Octobre
29 - démobilisation et réinsertion des ex-combattants
La 2ème phase de démobilisation et réinsertion des ex-combattants est en cours en Centrafrique, à travers le projet d\’appui aux communautés.
« Cette seconde phase de démobilisation et réinsertion concerne 2000 ex-combattants dans les villes de Sibut (285 km au Centre du pays), Bozoum (578 km au Nord) et certaines localités situées à environ 100 km de Bangui », a confié à APA, le capitaine Alphonse Ballot, expert national en désarmement au ministère centrafricain de la défense.
Le PNUD a dénombré 25.000 ex-combattants dans tout le pays.
Novembre
6 - Bozizé "tend la main" aux rebelles et demande "pardon"
Le président centrafricain François Bozizé a "tendu la main" mardi à la principale rébellion du nord-ouest du pays, invitée à participer à un "dialogue politique", et a demandé "pardon" pour toutes les violences commises dans cette région, y compris par l’armée centrafricaine.
"Le sang a beaucoup coulé à cause des coupeurs de route, des groupes armés, des rebelles et l’armée. Pour tout cela, je vous demande pardon", a-t-il dit.
La situation humanitaire en Centrafrique
Human Right Watch : État d’anarchie - Rébellions et exactions contre la population civile
Septembre 2007 : Depuis la mi-2005, des centaines de civils ont été tués, plus de dix mille maisons ont été incendiées et environ 212 000 personnes terrorisées ont fui de chez elles pour aller vivre dans de terribles conditions au plus profond de la brousse dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Partageant une frontière commune avec l’est du Tchad et la région soudanaise du Darfour ravagée par la guerre, cette zone a été déstabilisée par au moins deux importantes rébellions menées contre le gouvernement du Président François Bozizé.
La vaste majorité des exécutions sommaires et des morts illégales, ainsi que presque tous les incendies de villages, ont été commis par les forces gouvernementales, souvent en représailles aux attaques rebelles.
Même si les deux principaux groupes rebelles se sont rendus responsables de pillages généralisés et de perception forcée d’impôts à l’encontre de la population civile dans les zones qu’ils contrôlent - et que les rebelles du nord-est ont commis des meurtres, des passages à tabac et des viols - leurs exactions paraissent dérisoires en regard de celles perpétrées par les Forces armées centrafricaines (FACA) et la Garde présidentielle (GP) d’élite.
UNICEF
Le calvaire de la population
29 mars 2007 - Interview de Mahimbo Mdoe, représentant de l’Unicef en République Centrafricaine.
« Je ne dirais pas que la République de Centrafrique a été oubliée. En fait, elle n’a jamais existé dans l’agenda international. »
« Tout indique que la situation va se dégrader davantage, indique le représentant de l’Unicef en République centrafricaine (RCA), Mahimbo Mdoe. Nous avons vu des gens traumatisés quitter leur village en flamme ; beaucoup d’écoles sont détruites et l’hôpital n’a plus un seul médecin ! ». Notre équipe, qui a pu se rendre dans le nord de la RCA fin mars 2007, estime le taux de destruction à 70% !
Plus récemment, les combats dans le nord-est ont été si violents qu’ils ont provoqué la fuite de 282 000 personnes. Si la plupart sont des déplacés internes, vivant parfois dans la brousse, d’autres se sont réfugiés au Soudan, au Tchad (50 000) ou encore au Cameroun (20 000). Dans Birao, chef-lieu de la préfecture de Vakaga dans le nord-est, il ne reste que 600 habitants sur 14 000 avant les combats !
Source Unicef

International





Tribune : L’indépendance de l’Afrique passe par la réappropriation de ses ressources, par Séraphin Prao
USA : cartographie du chômage (Animation)