Paul Krugman, en tournée de présentation de son dernier ouvrage, a préféré laisser de côté sa promotion pour aborder la crise financière, dont les développements deviennent de jour en jour plus inquiétants. Texte et Vidéo VO.
Nous repoduisons ci-dessous le dernier billet publié sur son blog du New York Times.
Immobilier : Terra Incognita
Par Paul Krugman, New York Times, 19 décembre 2007
Je suis encore en train de travailler pour évaluer les implications de cette information, mais voici quelques réflexions sur la taille de la bulle : au niveau national, la bulle immobilière ressemble à ce que nous avons déjà connu par le passé. La hausse du ratio loyer/coût du logement était un peu plus importante que celle observée à Los Angeles dans les années 1980, mais restait comparable.
Mais les statistiques nationales masquent de grandes disparités selon les villes. Selon les données de l’ OFHEO (Office of Federal Housing Enterprises Oversight), les prix à Houston n’ont augmenté que de 26% durant les cinq dernières années. Mais ceux de Miami ont bondi de 115%. Les bulles, dans les régions les plus bullesques, ont été plus importantes que quoi que ce soit que nous ayons jamais observé. Et il y a toutes les raisons de croire que les baisses de prix nécessaires seront bien plus considérables que tout ce que nous avons connu depuis la Grande Dépression.

Ratio Coût d’acquisition / Loyer - En rouge, moyenne nationale, en bleu région de Los Angeles. Graphique établi par Krugman.
C’est un réalignement terrifiant. Si l’on ajoute à cela la crise des subprimes, l’expérience des dégonflements de bulles immobilières passées ne nous donne que bien peu d’indications sur la façon dont tout ceci va se dénouer.

Economie
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