Le PIB de la Grande Bretagne inférieur à celui de la France
L’économie de la Grande Bretagne est désormais derrière celle de la France, pour la première fois depuis 1999, en raison de la dévaluation de la Livre.
La chute rapide de la Livre, qui a perdu 11% face aux devises européennes, place le Royaume Uni au sixième rang des économies mondiales.
Les USA, le Japon, l’Allemagne, la Chine et la France devancent l’économie de la Grande Bretagne au troisème trimestre 2007 et en 2006.
Ces chiffres sont un cataclysme politique déclare Martin Seale, directeur du National Institute of Economic and Social Research.
La Livre Sterling, sur le déclin comme le dollar
Comme les USA, la Grande Bretagne a connu un expansion massive du crédit, un hausse considérable des prix de l’immobilier, un faible taux d’épargne, et un déficit notable de la balance commerciale. Comme les USA elle a également absorbé le surplus de l’épargne mondiale. En résumé, c’est une économie anglo-saxonne typique.
Mais la situation de l’Angleterre est pire par de nombreux aspects que celle des USA. L’inflation de l’immobilier est bien plus importante qu’aux USA, et l’endettement des ménages encore plus extrême. Pour prendre un exemple, en 2006, l’endettement des emprunts immobiliers représentait 126% du revenu disponible des ménages, contre 104% aux USA. (...)
Le déficit réel de la balance des paiements pourrait avoir été proche de 7% du PIB.
L’économie anglaise a vécu à crédit
The growth of the UK economy is likely to decelerate from an annual rate of more than 3 per cent in the third quarter of 2007 to a rate somewhat below 2 per cent by the end of 2008.
The UK current account deficit is close to 6 per cent of gross domestic product, with the private sector financial deficit (mainly the household sector) contributing 3 per cent and the public sector deficit almost 3 per cent.
Retournement de tendance rapide
Les entreprises du secteurs immobillier et du commerce de détail ont vu leurs cours chuter de façon vertigineuse avec le ralentissement de l’économie britannique. (illustration)
L’indice des entreprises de le distribution a abandonné 45% de sa valeur en 8 mois. Marks & Spencer a perdu 20% en une seule journée. Le secteur de l’immobilier d’entreprise a baissé de 44% depuis le début 2007.
La Grande Bretagne envisage l’utilisation d’implants sous-cutanés sur les détenus
Pour faire face à la surpopulation carcérale les autorités envisagent la mise en place de régimes de semi liberté où le bracelet électronique serait remplacé par un implant sous-cutané.
Eric Laurent : L’administration américaine n’a pas une volonté réelle de peser sur l’Etat d’Israël
Je ne suis pas persuadé d’un changement de discours, en tout cas pas radical. L’administration de Bush est, de toutes les administrations américaines, probablement celle ayant eu les liens les plus étroits avec Israël.
D’ailleurs, dès son arrivée sur le territoire hébreu, Bush a immédiatement réaffirmé la dimension juive de ce pays, ce qui est une façon de couper court à toute négociation sur un éventuel retour des réfugiés palestiniens. L’administration américaine n’a pas une volonté réelle de peser sur l’Etat d’Israël. Bien qu’apparemment arbitre, les Etats-Unis se retrouvent avant-tout avocat d’Israël, ce qui donne au final des négociations en trompe l’oeil, et peu de perspectives de solutions.
Les opinions israeliennes et palestiniennes en regard du processus de paix
L’Initiative de Genève, où membres de la société civile israélienne et palestinienne ont poursuivi et achevé les négociations entammées à Taba et Camp David en 2000-2001, publie un intéressant sondage détaillant point par point l’avis des opinions publiques en Israël et Palestine face à la perspective d’un réglement définitif du différent qui les oppose.
De façon contradictoire, si les deux deux tiers des palestiniens comme des israéliens sont favorables à un réglement global, sur chaque point précis de la négociation, le soutien aux compromis proposés a baissé de part et d’autre depuis l’année 2004.
Règlement du Conflit
In the Palestinian public 66% support and 32% oppose a compromise on ending the conflict that would state that when the permanent status agreement is fully implemented, it will mean the end of the conflict and no further claims will be made by either side. The parties will recognize Palestine and Israel as the homelands of their respective peoples. An identical question received in December 2006 the support of 62% and the opposition of 34%. In the Israeli public 67% support and 30% oppose this component in the final status framework. In December 2006, 68% of the Israelis supported it while 30% opposed it.
Annapolis
Only 16% of Israelis and 11% of Palestinians deem the Annapolis conference a success in pushing the peace process forward, while 74% and 59% respectively see it as a failure.
Le soutien aux « paramètres Clinton »
These parameters address the most fundamental issues which underlie the Palestinian-Israeli conflict : (1) Final borders and territorial exchange ; (2) Refugees ; (3) Jerusalem ; (4) A demilitarized Palestinian state ; (5) Security arrangements ; and (6) End of conflict.
The findings indicate stability in support of the overall package among Israelis compared to 2006, with a slight majority supporting the package (53%). This is a significant decline from close to two thirds support in December 2004 and December 2005. Among Palestinians there is similar stability in the level of support since December 2005, with a minority of 47% supporting the overall package.
Frontières et échanges de territoires
Among Palestinians 56% support or strongly support and 42% oppose or strongly oppose an Israeli withdrawal from the West Bank and the Gaza Strip with the exception of some settlement areas in less than 3% of the West Bank that would be swapped with an equal amount of territory from Israel in accordance with a map that was presented to the Palestinian respondents. The map was identical to that presented to respondents in December 2006, when support for this compromise, with its map, stood at 61% and opposition at 37%.
Statut de Jérusalem
In the Palestinian public 36% support and 63% oppose a Jerusalem compromise in which East Jerusalem would become the capital of the Palestinian state with Arab neighborhoods coming under Palestinian sovereignty and Jewish neighborhoods coming under Israeli sovereignty.
Among Israelis, 36% agree and 63% disagree to this arrangement in which the Arab neighborhoods in Jerusalem including the old city and the Temple Mount will come under Palestinian sovereignty, the Jewish neighborhoods including the Jewish quarter and the Wailing Wall will come under Israeli sovereignty, East Jerusalem will become the capital of the Palestinian state and West Jerusalem the capital of Israel. In December 2006, 38% supported this arrangement and 60% opposed it.
A l’attention des lecteurs francophones : nous publierons sous peu la traduction de ce document remarquable
Les revendications salariales en Europe inquiètent la BCE
En Allemagne, les influents syndicats des services Verdi et de la métallurgie IG Metall réclament des hausses de salaires de 8%, alors que les Allemands se sont serrés la ceinture pendant plusieurs années.
Les syndicats italiens ont aussi engagé un bras de fer avec le chef du gouvernement pour des relèvements de salaires et un allègement de la pression fiscale. Un appel entendu par Romano Prodi, qui a promis de répondre à cette dernière exigence.
En Espagne, le chef du gouvernement socialiste José Luis Zapatero a déjà promis une hausse du salaire minimum à 800 euros d’ici quatre ans, contre 600 actuellement, s’il est réélu.
En Irlande, les syndicats veulent aussi des augmentations conséquentes pour compenser une forte inflation.
Mais la perspective de fortes hausses salariales se heurte à l’opposition de la Banque centrale européenne. La BCE, dont la mission est d’éviter tout dérapage des prix, craint que d’importantes revalorisations débouchent sur une inflation durable. (...)
"La BCE ne tolèrera pas de spirale inflation/salaires" dans les quinze pays de la zone euro, a martelé jeudi son président Jean-Claude Trichet, menaçant de relever les taux directeurs s’il le faut.
Dans le monde très fermé des banquiers centraux, le courage des uns et des autres se mesure au nombre de chômeurs qu’il a provoqué en luttant contre la hausse des salaires jugée inflationniste - forcément inflationniste.
C’est pour eux une sorte de rite initiatique.
On n’est pris au sérieux que lorsque l’on a montré que l’on savait (faire) souffrir en silence.
Mondialisation : Au Canada, Le secteur manufacturier a perdu 132 000 emplois en 2007
Plus de 132 000 Canadiens ont perdu leur emploi dans le secteur manufacturier en 2007, affirme que le Congrès du travail du Canada (CTC). C’est le double des pertes subies l’année précédente, quand 59 000 emplois avaient été perdus dans ces industries, indique l’organisation syndicale.
Dans un communiqué émis vendredi, le président du CTC, Ken Georgetti, estime qu’il s’agit d’une « crise urgente ». Il réclame maintenant plusieurs mesures, notamment la formation d’un groupe de travail de haut niveau sur la crise de l’emploi ; des mesures ciblées pour soutenir l’investissement dans le secteur manufacturier ; et une réduction des taux d’intérêt pour abaisser la
Saul Landau : 60 ans d’empire américain
My late professor, William Appleman Williams, lectured about how US leaders suffered from "visions of omnipotence." Because they had overwhelming economic and military power they believed they would forever prevail. But they did not in Korea in 1953 ; nor in Vietnam in 1975. In 2008, a daily drain saps the Treasury as US military forces in Afghanistan and Iraq fail expensively — to overcome adverse conditions that no military could hope to achieve.
Soviet collapse in 1990 led to the rise of the neo cons, demanding that Washington become the new Rome. By starting with the conquest of Iraq, they would spread the US order throughout the Middle East. It has not worked and democracy is not what the United States wants to bring.
Le Label EMI sous la coupe des financiers
EMI a été rachetée en juillet lors d’une opération de LBO.
Mr Hands (l’acheteur) also hinted at a clear-out of EMI Music’s roster of 14,000 artists, saying just 200 of them made most of its revenues.
About 85 per cent of artists lose money for their labels, he said, and EMI spends £70m a year subsidising the 15 per cent who never produce an album. The group has exceeded marketing budgets by about £60m a year, he added, and wastes £25m a year scrapping unsold CDs.
Après les subprimes, les Crédit-Defaut Swaps ?
S’il s’était agit uniquement d’une crise des subprimes elle serait terminée à présent. Mais ce n’est pas le cas, et cela ne sera pas de si tôt.La raison, c’est qu’il existe plusieurs domaines du marché du crédit qui sont aussi vulnérables. L’un d’entre eux est celui du crédit des cartes de paiement, semblable en volume à celui des subprimes. Les Credit-Defaut Swaps en sont un autre.
Les Credit-Defaut Swaps sont des contrats financiers ou une entreprise accepte de garantir contre rémunération le risque de défaut de paiment des intérêts ou du principal associé à un titre.
Au moment ou les défaillances de remboursements étaient rares, de nombreux investisseurs considéraient la vente d’une protection contre les défauts de paiement comme une manière sans risque de générer des revenus réguliers. Mais avec l’accroissement de l’insolvabilité, l’obligation résultant des CDS de payer pour les pertes va s’accroitre également. Si les débiteurs insolvables atteignent un certain niveau, il faut s’attendre à voir des vendeurs de protection faillir à leurs obligations.
La semaine dernière, Bill Gross a estimé à 250 milliards l’enveloppe des pertes potentielles dans le secteur des CDS. (...)
Il n’est pas difficile de comprendre comment le marché des CDS a le potentiel de déclencher une sérieuse contagion dans la finance. La crise des subprimes a été bien proche de destabiliser l’ensemble du système financier. Une crise des CDS, avec un scénario pessimiste, pourrait entrainer un effondrement financier mondial.
Le total des pertes liées aux subprimes pourrait se situer entre 300 ou 400 milliards. Grâce aux artifices comptables, « seulement » 100 milliards de pertes ont été reconnues aujourd’hui.
Les interventions massives des banques centrales, l’apport de capital des investisseurs des pays en développement, ont permis pour le moment de faire face aux échéances de trésorerie.
Mais ces pertes devront être épongées d’une manière ou du autre durant l’année 2008, et au fur et à mesure qu’elles seront constatées, les perdants se retourneront contre leurs assureurs.
C’est la raison pour laquelle la situation des monolines est aussi précaire. Et c’est également la raison pour laquelle ceux qui ont gagné de l’argent facilement en assurant les titres quand tout allait bien ont désormais des sueurs froides.
Si certains analystes persistent à voir dans les CDS un jeu à somme nulle, où les pertes des uns seraient compensées par les gains des autres, c’est en faisant l’impasse sur le réel risque de faillite des vendeurs de protections.
Les garanties ont été négociées, dans l’euphorie de l’abondance des liquidités, pour quelques malheureux points de base, et aucune réserve ne vient couvrir l’obligation éventuelle de devoir rembourser le notionnel - le montant total assuré. Il y aura donc des victimes.

Revues de presse





Une nouvelle estimation chiffre à 1 840 milliards, soit 12,9% du PIB, le déficit budgétaire US (Reuters)
Radar 15 avril 2010 : les neuf nations chinoises