« Je suis moyennement optimiste. Il va se passer la même chose qu’au Japon. Ce type de crise ce n’est pas 1929, c’est 1990 au Japon. On balance de la liquidité, et c’est exactement comme si l’on mettait de l’eau dans le sable. Les banques gardent les liquidités et l’économie s’arrête. L’économie japonaise s’est arrêtée pendant 12 ans. » Le point de vue de Bernard Maris sur la crise. Vidéo.
Entretien enregistré le 7 février 2008
Extraits
« Il y a un système d’opacité totale, sans transparence. On n’est pas dans un système d’efficience, pas dans un système d’auto-régulation, dans un système qui va à l’équilibre. Nous sommes dans un système d’opacité qui peut conduire à n’importe quelle panique. »
« Le problème de la crise du crédit, c’est que s’il n’y a plus de crédit les boites s’arrêtent, elles licencient, les gens se retrouvent au chômage. On peut avoir une crise de type 1929. Mais je ne le crois pas. »
« Cela peut avoir des conséquences sur les économies réelles. Il ne faut pas croire que les économies émergentes comme la Chine, sont à l’abri. Ce ne sont pas des économies qui fonctionnent en autarcie. Au contraire. La Chine est financée par des capitaux américains et produit pour les consommateurs américains. »
« On a une sphére financière qui normalement est chargée de mettre de l’huile dans les rouages mais qui capte à elle seule une grosse partie de la valeur produite par le travail. C’est une sphère qui ne produit pas de valeur. A partir du moment ou elle s’hypertrophie, si elle capte trop de valeur de l’économie réelle, celle-ci peut s’arrêter. »
. Bernard Maris est un ancien élève de l’Institut d’Etudes politiques. Agrégé et docteur en économie à l’Institut d’Etudes européennes, il enseigne dans des universités en France et aux Etats-Unis.

Economie





La Grèce sera contrainte de sortir de l’euro, par Paul Krugman
USA : cartographie du chômage (Animation)