Pause Café Musiques
4 mars 2009
 

Quand s’installe le déni compulsif du collectif, consubstantiel à l’expérience humaine, il reste quoi ?

L’époque nous le serine et nous y enjoint sans cesse : l’accumulation fétichiste de colifichets, gages de singularités égotiques, présentées, vues et revendiquées comme autant d’affirmations de liberté, mais qui manifestent surtout, à notre sens, un sentiment vertigineux d’insécurité et de manque.

Au risque, aujourd’hui où l’humanité a définitivement acquis la capacité de triompher de ses concurrents dans le règne du vivant et - apparemment - de ses contingences, que mort de planète s’en suive.

La tradition humaniste, de Rabelais à Fellini, nous disait autre chose, et choisissait pour ce faire des métaphores indemnes des obligations de distinction, d’efficacité ou de raison qui martyrisent le temps présent : le jeu, la ronde, espaces de conciliation joyeuse de destins toujours menacés par l’absurde et le tragique.

Dialogue :

-  La vie est une fête. Vivons la ensemble. Prends moi comme je suis, si tu le peux. C’est la seule façon de nous trouver.

-  Je ne sais pas si tu as raison. Mais je peux essayer. Si tu m’aides.

Scène finale, version longue

 
Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2566