Quand s’installe le déni compulsif du collectif, consubstantiel à l’expérience humaine, il reste quoi ?
L’époque nous le serine et nous y enjoint sans cesse : l’accumulation fétichiste de colifichets, gages de singularités égotiques, présentées, vues et revendiquées comme autant d’affirmations de liberté, mais qui manifestent surtout, à notre sens, un sentiment vertigineux d’insécurité et de manque.
Au risque, aujourd’hui où l’humanité a définitivement acquis la capacité de triompher de ses concurrents dans le règne du vivant et - apparemment - de ses contingences, que mort de planète s’en suive.
La tradition humaniste, de Rabelais à Fellini, nous disait autre chose, et choisissait pour ce faire des métaphores indemnes des obligations de distinction, d’efficacité ou de raison qui martyrisent le temps présent : le jeu, la ronde, espaces de conciliation joyeuse de destins toujours menacés par l’absurde et le tragique.
Dialogue :
La vie est une fête. Vivons la ensemble. Prends moi comme je suis, si tu le peux. C’est la seule façon de nous trouver.
Je ne sais pas si tu as raison. Mais je peux essayer. Si tu m’aides.
Scène finale, version longue
Pause Café







