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Environnement Climat
Mis à Jour le : 12 janvier 2010  16:54
Pendant le coup de froid, le pôle se réchauffe
12 janvier 2010

Les conditions climatiques rigoureuses subies dans l’hémisphère nord sont le résultat d’une phase particulièrement marquée dans le cycle de variation de pression atmosphérique de l’Oscillation Atlantique, indiquent les scientifiques américains du Snow and Ice Data Center. Dans ce système, pressions et températures sont en opposition de phase entre le pôle et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. La phase négative du cycle dans laquelle nous nous trouvons se traduit par une configuration inhabituelle de hautes pressions et de températures élevées sur le pôle nord, et à l’inverse par des températures et des pressions anormalement basses dans les latitudes moyennes. En raison de températures dépassant par endroit de 8°C la moyenne, la tendance à la diminution de la surface de la banquise se poursuit.

Bulletin du NSDIC, 5 janvier 2009

Correction [1]

L’étendue des glaces de l’Arctique à la fin de décembre 2009 est restée inférieure à la normale, principalement dans le secteur atlantique de l’Arctique. Les températures moyennes de l’air à la surface de l’océan Arctique étaient beaucoup plus élevées que la normale pour le mois, en raison de conditions atmosphériques inhabituelles.

En décembre, les glaces de l’Arctique couvraient en moyenne 12,48 millions kilomètres carrés. Ce chiffre se situe 920 000 km carrés en dessous de la moyenne de 1979 à 2000 pour le mois de décembre, mais est supérieur de 210 000 km carrés au record du minimum pour le mois, établi en décembre 2006. L’étendue de la glace était inférieure à la normale sur une grande partie du secteur Atlantique de l’Arctique, y compris dans la mer de Barents, une partie de la mer de l’est du Groenland et dans le détroit de Davis.

(JPG)

En décembre 2009, l’extension de la surface de la banquise a été de 68 000km2 par jour, soit une augmentation à un taux relativement stable durant tout le mois, légèrement au dessus des niveaux observés en décembre 2007 (NDT - année de référence la plus basse à ce jour).

Décembre 2009 comparé aux années passées

L’étendue moyenne de la banquise en décembre 2009 a été la quatrième plus faible depuis le début des observations satellitaires, juste au dessus des relevés de 2007. Le taux de déclin se situe à 3,3% par décennie.

(JPG)

La présence d’air chaud a limité l’extension de la banquise

Les températures atmosphériques relevées au dessus de l’océan Arctique, de la Sibérie orientale et du nord-ouest de l’Amérique du Nord furent plus élevées que la normale en décembre. A l’inverse, les températures en Europe, aux Etats-Unis et à l’extrême sud-ouest du Canada étaient plus basses que la moyenne. Les plus fortes anomalies (plus de 7°C) se situent au dessus de la partie Atlantique de l’Arctique, comprenant la baie de Baffin et le détroit de Davis où l’extension de la banquise est inférieure à la normale. (NDT - le maximum glaciaire arctique se situe aux environs de début mars)

Phase négative de l’Oscillation Arctique

(JPG) Ces différences des anomalies de températures selon les régions résultent d’une phase fortement négative de l’Oscillation Arctique (OA). L’OA est une variation naturelle du climat. Elle se traduit par des schémas de pression atmosphérique inversés entre les régions polaires et les latitudes moyennes. La phase positive de l’OA intervient lorsque les pressions sont plus faibles que la normale dans l’Arctique, et plus élevées que la normale dans les latitudes moyennes. Lors d’une phase négative, la situation s’inverse, avec des pressions plus élevées que la normale en Arctique et inférieures à la normale dans les latitudes moyennes. Les phases positives et négatives de l’OA correspondent à des schémas inverses de température. Avec une OA en phase négative durant cette saison, l’Arctique est plus chaud que la moyenne, tandis que des régions dans les latitudes moyennes sont plus froides que la normale. La phase de l’AO affecte aussi les schémas de précipitations, surtout en Europe.

La phase de l’AO est mesurée en termes de valeur de l’indice. En décembre 2009, la valeur de l’indice AO est -3,41, la valeur la plus négative depuis au moins 1950, selon les données du Climate Prediction Center de la NOAA.


Publication originale NSIDC, traduction Contre Info

[1] Une première version de cette publication mentionnait à tort une affiliation du NSIDC à la NASA


Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2951
 
 
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