Contre Info · info
Les infos absentes des prompteurs de JT  
France Elections 2007
Mis à Jour le : 30 avril 2007  15:24
Sarkozy veut « liquider l’héritage de mai 1968 »
30 avril 2007

Fidèle au style guerrier qu’il affectionne, Nicolas Sarkozy a déclaré devant ses supporters rassemblés à Bercy qu’il « s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Le mouvement social de mai 1968 s’était conclu par la signature des Accords de Grenelle, qui entérinaient les plus importantes améliorations des conditions de travail que le monde salarié ait connu après 1936 et 1945.

Le candidat de l’UMP a rassemblé 20 000 personnes dimanche à Bercy. Lors de cette manifesation, plusieurs personnalités de premier plan du monde des arts et du sport sont venus lui manifester leur soutien. Aux cotés des chanteurs Johnny Halliday et Gilbert Montagné, se trouvaient Christian Clavier et Jean Reno, Jean-Marie Bigard, Véronique Genest, Enrico Macias, David Douillet, Basile Boli, Alain Prost.

Durant son intervention Nicolas Sarkozy s’en est très vivement pris à ce qu’il nomme « l’héritage de 1968 » qu’il souhaite « liquider ».

Reprochant à Ségolène Royal de ne pas s’écarter des idéaux portés par les manifestants d’alors, il l’a acusée de « faire semblant » d’avoir « tourné la page ».

« Il ne faut pas se contenter de mettre des drapeaux aux fenêtres le 14 juillet et de chanter la Marseillaise à la place de l’Internationale ».

« Il ne faut pas dire que l’on veut l’ordre et prendre systématiquement parti contre les forces de l’ordre. Il ne faut pas crier à l’Etat policier et à la provocation à chaque fois que la police cherche à faire respecter la loi ».

« Il ne faut pas dire que l’on est pour la valeur travail et généraliser les 35 heures, continuer à surtaxer le travail ou encourager l’assistanat, empêcher ceux qui veulent créer de la richesse d’investir en France. »

Quant à lui, il a clairement exprimé son sentiment sur le mouvement social qui avait à l’époque conduit à l’augmentation des salaires, la semaine de 40H, l’assouplissement de l’âge de la retraite, la revalorisation des allocations familliales, l’augmentation du minimum vieillesse, et à une loi sur les libertés syndicales.

Stigmatisant « cette gauche héritière de mai 1968 », et « le relativisme intellectuel et moral » il a affirmé :

« Dans cette élection, il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes. »


Contre Info avec le Nouvel Obs

Sur le net : Déclaration de Georges Pompidou, au lendemain des Accords de Grenelle INA


Référence
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=904
 
 
Dans la même
Rubrique
Dans l'Actualité
 
 

Contre Info - Un Autre Regard sur l'Actualité