La reprise de la réunion de Vienne sur l’enrichissement à l’étranger d’uranium iranien est retardée mardi après l’annonce dans la matinée par le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, affirmant que la France n’avait "aucune raison" d’y participer.
La réunion, débutée lundi au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), devait reprendre à 10H00 locales (08H00 GMT) pour une seconde journée de négociations entre les représentants de l’Iran des Etats-Unis, de la Russie et de la France et de l’AIEA.
Mais, alors que la reprise avait été annoncée pour 10H00 GMT par un porte-parole de l’AIEA, la réunion n’a pas commencé et les délégations sont finalement parties déjeuner, prévoyant de se retrouver 12H30 GMT.
Elles s’étaient brièvement réunies pour entendre le chef de la délégation iranienne, l’ambassadeur auprès de l’AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, notifier le refus de son pays de poursuivre les négociations avec la France.
Contre Info - Commentaire
La France s’est signalée ces dernières semaines par des positions plus maximalistes sur le dossier iranien que celles des USA.
Cette position est doublement inconséquente.
D’une part parce qu’elle a pris le risque de contrarier les chances de succès de la voie diplomatique choisie par les USA pour tenter de mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré.
D’autre part parce qu’en la matière il ne suffit pas d’exiger. Encore faut-il être en mesure de le faire. Ce qui en clair, signifie que l’on est prêt en dernier recours à faire appel aux moyens les plus extrêmes - la force en l’occurrence.
La France, qui n’est pas une puissance militaire à même d’inquiéter l’Iran, s’est placée d’elle même dans la posture du roquet dont l’agitation irrite plus qu’elle n’inquiète.
Le soufflet diplomatique infligé par les iraniens ce matin ne signifie pas autre chose. L’Iran, qui a enfin entamé un dialogue adulte avec les USA, n’a que faire d’une puissance secondaire lorsque son seul apport consiste à perturber le jeu de façon irresponsable.






