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Le paradoxe de la richesse : valeur d’usage contre valeur d’échange (Bellamy Foster et Brett Clark, Reco du jour)
vendredi 20 novembre

On voudrait nous faire croire que l’économie orthodoxe classique puisse être utilisée dans un but entièrement nouveau : Sauver la planète d’une destruction écologique qui est le résultat de l’expansion du capitalisme.

On pourrait arriver à ce résultat grâce à une nouvelle expansion du capitalisme, débarrassé cette fois-ci de ses excès et de ses excroissances !

Une foule de nouveaux venus, s’auto-proclamants ’experts en développement durables’, prétendent qu’il n’y a aucune contradiction entre l’accumulation illimitée du Capital -credo habituel du libéralisme d’Adam Smith à nos jours-, et la sauvegarde de la planète.

Le système actuel pourrait ainsi continuer à croitre en créant un nouveau ’Capitalisme durable’, qui utiliserait l’efficience des marchés afin de préserver la continuité de mère Nature.

En réalité, il n’y a rien d’autre ici qu’une nouvelle stratégie du capitalisme, qui vise seulement à profiter de la destruction écologique planétaire en cours qu’il a engendré.

Today orthodox economics is reputedly being harnessed to an entirely new end : saving the planet from the ecological destruction wrought by capitalist expansion. It promises to accomplish this through the further expansion of capitalism itself, cleared of its excesses and excrescences. A growing army of self-styled “sustainable developers” argues that there is no contradiction between the unlimited accumulation of capital - the credo of economic liberalism from Adam Smith to the present - and the preservation of the earth. The system can continue to expand by creating a new “sustainable capitalism,” bringing the efficiency of the market to bear on nature and its reproduction. In reality, these visions amount to little more than a renewed strategy for profiting on planetary destruction.

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Référence
http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8044