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Résultat de la Recherche : «Afghanistan»
Mis à Jour le : 2 septembre 2010 20:00
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17
mai
2006
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Voici la liste des détenus de Guantanomo, publiée aujourd’hui par The Independant. Elle comprend les noms de sept ressortissants français.
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12
mai
2009
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Chris Hedges a rencontré le docteur Juliette Fournot, ancienne responsable des opérations de MSF durant la guerre afghane contre l’occupation soviétique. Mme Fournot, qui connaît bien l’Afghanistan pour y avoir résidé durant l’adolescence, replace le conflit actuel dans une histoire de longue durée qui fait terriblement défaut ici. Elle rappelle que le soutien américain aux jihadistes durant la dernière guerre, largement instrumentalisé par le Pakistan, n’a jamais eu pour objectif d’aider l’Afghanistan et les afghans, mais uniquement d’affaiblir une union soviétique moribonde. A l’époque, les groupes modérés et laïques étaient ignorés par les USA, tandis que l’Arabie Saoudite exportait ses prêcheurs fondamentalistes, dans l’indifférence de leur allié. Si nous sommes oublieux de ce passé récent, les Afghans eux s’en souviennent fort bien. Quelques remarques. Les forces occidentales ont épuisé leur crédit moral en Afghanistan. Le renforcement du corps expéditionnaire qui affrontera l’offensive de printemps des talibans, la multiplication des attaques aériennes sur le sol pakistanais, feront à coup sûr de nouvelles et nombreuses victimes civiles, qui renforceront la détermination des Pachtounes à ne pas accepter de transiger, ni en Afghanistan, ni au Pakistan. La guerre menée en Afghanistan est une cause perdue. Mais l’enjeu désormais, c’est la stabilité du Pakistan. En poursuivant et en étendant les opérations militaires, le risque de voir se déclencher la « bombe à retardement » pakistanaise est accru d’autant. Faute de prendre conscience collectivement de cette situation - aussi désagréable soit-elle - ce constat nous échappe : avec sa crise économique qui répand la misère dans le monde, ses spéculations sur les matières premières et les grains, ses sanglantes aventures militaires, l’occident est objectivement l’un des facteurs majeurs de déstabilisation de la sécurité mondiale, largement perçu comme tel. Mais nous sommes les seuls à ne pas le voir.
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6
avril
2010
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« L’intervention militaire en Afghanistan est aujourd’hui le problème, pas la réponse » affirme Dominique de Villepin pour qui « la condition absolue pour être efficace en Afghanistan, c’est d’engager un processus de retrait, maitrisé, énergique, volontaire. »
Appelant de ses vœux « une diplomatie française « indépendante » qui porterait « cette exigence du retrait », il estime que celle-ci transformerait la donne : « si le gouvernement Karzaï sait qu’il doit assumer pleinement ses responsabilités, sa politique sera alors une vraie politique d’ouverture et de réconciliation. » Insistant également sur la nécessité d’impliquer les puissances régionales - parmi lesquelles il omet étrangement la Chine - il conclut qu’en l’absence d’une redéfinition de la stratégie, « nous resterons ce que nous sommes aujourd’hui en Afghanistan : une cible immobile. » Transcription de l’intervention de Dominique de Villepin au colloque organisé par le cercle Jeune République à Science Po.
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2
avril
2010
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« La Chine ne peut pas rester insensible à la question afghane. Le chaos provoqué par la guerre en Afghanistan menace la sécurité dans la région nord-ouest de la Chine, » constate Sun Zhuangzhi, spécialiste des questions géopolitiques à l’Académie Chinoise des Sciences. Mais les intérêts chinois ne sont pas les mêmes que ceux de la coalition menée par Washington car « l’Afghanistan est utilisé comme un pion » par les USA afin de « maintenir leur domination mondiale et contenir leurs concurrents. » Après avoir énuméré les autres différences d’approche, concernant par exemple le modèle de gouvernance, et exprimé les inquiétudes de la Chine vis-à-vis de la présence américaine à ses portes, il suggère que Pékin aborde avant tout le problème Afghan comme une question de sécurité régionale, en s’appuyant sur l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), qui rassemble cinq des six pays voisins de l’Afghanistan. --- Les suggestions de Sun Zhuangzhi reflètent - et il ne s’en cache pas - les préoccupations géostratégiques d’une grande puissance en devenir qui se sait promise à un rôle de premier plan sur la scène internationale et commence à réclamer sa part. Mais la position qu’il défend est parfaitement légitime et non moins raisonnable que celle de l’Occident qui prétend décider du sort de peuples et de nations à l’autre bout du monde, selon ses seuls critères et intérêts, bien souvent au mépris des réalités régionales, toujours plus complexes que la version en noir et blanc que l’on nous propose habituellement. Comme il y insiste, la Chine, elle aussi confrontée au séparatisme Ouigour, soucieuse de la sécurité de ses frontières et exposée au trafic de drogue, est tout aussi intéressée que Washington à un Afghanistan pacifié et stable. Serions-nous prêts à retenir la suggestion de Sun Zhuangzhi d’une recherche de solution « Asiatique » au problème afghan, si elle apparaissait comme plus prometteuse que l’intervention occidentale ? La question n’est pas (encore ?) ouvertement formulée en ces termes. Mais elle recèle un crible redoutable pour toutes les justifications aujourd’hui communément admises pour l’intervention et les objectifs de l’OTAN. Contre Info.
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14
mai
2009
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Nous nous disons mener une guerre contre les talibans. En réalité, il s’agit d’une guerre contre les Pachtounes, qui sont 40 millions, à cheval sur la frontière entre Pakistan et Afghanistan, et qui veulent retrouver à Kaboul la voix au chapitre perdue en 2001. Par une ironie de l’histoire, la stratégie du diviser pour régner de l’empire britannique, qui a présidé au tracé de la Ligne Durand, rend vaine toute logique militaire d’affrontement avec les Pachtounes en Afghanistan. C’est l’échec - prévisible - de la confrontation avec les tribus en Afghanistan qui met aujourd’hui le hinterland pachtoune du Pakistan à feu et à sang. L’occupation étrangère a pour résultat d’unifier toutes les tribus, toutes les familles, contre les envahisseurs, menaçant du même coup la cohésion du Pakistan, et renforçant les tendances les plus extrémistes. Quelle est la solution ? A l’inverse de ce que planifie Obama, c’est le départ des forces étrangères, dont la présence enflamme la région, qui est le préalable à toute amélioration de la situation. Le temps est-il venu - enfin - de comprendre que ce ne seront pas les opérations militaires de contre-insurrection et les bombardements meurtriers sur la population civile qui parviendront à promouvoir les droits de la femme à Kaboul ? Analyse de Graham E. Fuller, ancien responsable de la station Afghane de la CIA.
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5
novembre
2009
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Au vu de l’enlisement de l’OTAN, « il est clair désormais qu’il nous faut repenser la question des buts comme celle des alliances, » constate Jacques Sapir, qui suggère de rechercher une implication des puissances voisines, la Russie, la Chine et l’Iran, dans la résolution du conflit, mouvement qui selon lui pourrait préfigurer un rapprochement entre l’Alliance Atlantique et l’Organisation de Coopération de Shanghaï. Cette redéfinition des objectifs et de la stratégie requiert que le « scénario de cette guerre ne [soit] écrit uniquement, ou même principalement, par les Etats-Unis ». « La principale faute du gouvernement français et de son Président actuel ne fut pas de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN mais de ne pas avoir usé de ce prétexte pour forcer les Américains à discuter de ces questions, dans notre intérêt comme dans le leur », estime Jacques Sapir, qui s’interroge : la France fera-t-elle preuve du courage nécessaire pour impulser ces remises en cause ?
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29
mars
2010
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En France et en Allemagne, « l’apathie de l’opinion publique permet aux dirigeants de ne pas se soucier de leurs mandants » constate la CIA dans un mémorandum consacré à la perception du conflit en Afghanistan obtenu par le site Wikileaks. Bien que 80% des français et des allemands soient opposés à la guerre, le peu d’intérêt suscité par la question a permis aux responsables de ne pas tenir compte de cette opposition et d’envoyer des renforts, notent les rédacteurs de la « cellule rouge », chargée par Langley de fournir des propositions et des analyses novatrices. Mais l’agence rappelle le précédent des Pays Bas où la coalition au pouvoir a éclaté sur la question Afghane, et s’inquiète d’un possible revirement de l’opinion si les prochains combats durant l’été sont meurtriers. Il convient donc de préparer les opinions publiques à accepter des pertes, suggère le document, en établissant un lien entre l’expédition afghane et les préoccupations internes. L’importance accordée en France à la question des réfugiés, soulignée par la vague de protestation qui a accompagné la récente expulsion de douze afghans, fournit un premier axe de propagande : il faut persuader les français que l’OTAN vient en aide aux civils, en s’appuyant sur un sondage montrant que la majorité des afghans est favorable à la présence des troupes occidentales. Le document propose également d’insister sur les progrès réalisés dans l’éducation des femmes, qui seraient compromis par un retour des talibans. Le crédit dont jouit le président Obama en Europe pourrait également être mis à profit. Son implication directe permettrait de renforcer le soutien à l’intervention. Dernier axe, la CIA recommande de faire délivrer les messages favorables à l’ISAF par des femmes afghanes. Les allemandes et les françaises, plus opposées que les hommes à la guerre, y seraient alors plus sensibles.
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16
octobre
2009
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Les motifs avancés pour justifier la poursuite de la guerre en Afghanistan ne résistent pas à l’examen, affirme Eric Margolis. L’objectif initial, détruire les bases d’Al-Qaïda, a été accompli en 2001. La traque des restes épars de l’organisation, aujourd’hui réfugiés dans les zones tribales pakistanaises, ne saurait légitimer l’occupation d’un pays. Cette guerre, avec son cortège d’horreurs et de victimes civiles, renforce chaque jour un peu plus les rangs d’insurgés dont la motivation principale est de chasser les troupes étrangères. Pensée uniquement en termes militaires, l’opération punitive contre Ben Laden s’est transformée au fil du temps en une guerre contre les talibans, puis contre l’ensemble des pachtounes de part et d’autre de la frontière, et elle enflamme aujourd’hui le Pakistan. Il est temps désormais de réévaluer à l’aune du politique et de la géostratégie cette aventure promise à l’échec. Qui peut croire que les droits des femmes afghanes seront promus à coup de raids en armes et de bombardements ? Après les fraudes massives organisées par le pouvoir installé par l’occident, qui peut croire que ses soldats combattent pour la démocratie ? Qui peut imaginer que ce conflit devenu transfrontalier sera gagné par les garnisons de quelques fortins isolés aux confins des imprenables montagnes afghanes ? Cette guerre qui ravage l’Afghanistan et déstabilise dangereusement le Pakistan en y exacerbant le sentiment anti-américain n’a que trop duré. La France, tout comme les USA, doit planifier au plus tôt son départ, et consulter sans plus attendre la représentation nationale. Contre Info.
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25
septembre
2009
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Durant la période coloniale, les puissances occidentales ont tracé à dessein des Etats sans cohésion - à coup de règles et de crayons rouges agités par des diplomates raturant nerveusement des mappemondes - rassemblant ici des populations hétérogènes, divisant là arbitrairement un peuple par une frontière, et choisissant bien souvent de mettre à la tête de ces puzzles instables une minorité, forcément en situation d’insécurité, et qui n’aurait, pensait-on, d’autre recours que de se tourner vers l’ancienne puissance coloniale pour garantir un pouvoir structurellement contesté et fragile. Ce « modèle », qui n’est pas sans analogie avec celui de l’Europe des dynasties féodales puis aristocratiques - et de ses guerres incessantes - est à l’origine de la plupart des conflits du monde contemporain. Par une ironie amère de l’histoire, les Etats-Unis se sont jetés sans les comprendre au cœur de deux de ces chaudrons hérités de notre inconséquence : l’Irak et l’Afghanistan, où les forces occidentales sont embourbées depuis huit ans. Quelle est la mission de ces armées ? Traquer Ben Laden ? S’il est encore vivant, c’est au Pakistan, pas en Afghanistan. Installer la démocratie, promouvoir le droit des femmes ? Qui pourrait décemment oser affirmer que le droit à l’usage du vernis à ongle - comme aime à le rappeler le Président Sarkozy (*) - sera garanti par les fusils et les bombardements occidentaux ? Combattre les talibans ? Leur lutte traduit d’abord et avant tout le rejet des pachtounes pour l’occupation étrangère et le pouvoir corrompu et tribal de Karzaï. L’historien Gabriel Kolko analyse ici les raisons de l’échec annoncé du corps expéditionnaire occidental en Afghanistan.
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17
janvier
2008
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Qui sont les talibans ? Quelles sont leurs motivations, et quel rôle joue la présence occidentale dans ce conflit ? Dans un ouvrage récent, Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques au Québec, analyse la réalité de la guerre d’Afghanistan.
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21
septembre
2009
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L’Afghanistan est « une guerre perdue et sans espoir. » De qui est cette phrase ? D’un général US ? D’un Démocrate américain ? D’un diplomate européen ? Elle est extraite du dernier message enregistré par Oussama Ben Laden. Etrangement, alors que parmi les responsables politiques occidentaux, tout le monde semble peu ou prou convaincu de l’inanité de cette guerre, Obama répondra sans doute favorablement aux demandes de renforts du général McChrystal. Comme si la logique militaire, à l’image de ce qui s’est déroulé au Vietnam, paralysait la réflexion, devenue somnambule, incapable de se déprendre de la fascination morbide qu’exerce la guerre, incapable de d’accepter l’idée que la victoire des armes puisse se dérober. Et d’en tirer les conclusions.
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20
août
2008
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Paysage de la route Kaboul Sarobi
Le Figaro : Les erreurs de la coalition occidentale et l’impéritie de l’administration Karzaï ont poussé les Pachtounes dans les bras des talibans.
les insurgés afghans sont des adversaires sérieux, qui n’opèrent plus seulement dans les lointaines provinces du Sud pachtoune, mais sont maintenant aux portes de Kaboul. (...)
Parwan et Kapissa au nord de la ville, le Laghman et le Loghar à l’est, le Wardak et le Nangarhar au sud ont toutes, petit à petit, basculé du côté de (...)
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31
mai
2007
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Le chroniqueur William Pfaff, de l’International Herald Tribune, pense que la guerre en Afghanistan est ingagnable et va sonner le glas de l’OTAN. Il appartient, dit-il, aux européens d’amener les USA à reconnaitre cette réalité, car ils en seront incapables par eux-mêmes.
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17
novembre
2009
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Face à un Bernard Kouchner qui a avoué benoitement au Monde qu’il attendait une décision d’Obama et n’allait pas s’opposer aux américains, Jean-Pierre Chevènement s’insurge contre cet abandon d’une réflexion autonome de la France, et au-delà, de l’Europe, alors que de toute évidence, sur le terrain, les buts de guerre poursuivis sont inatteignables. Soulignant qu’ « Il n’est pas possible d’exporter la démocratie dans un pays étranger a fortiori quand il s’agit d’un pays aussi différent des pays occidentaux que l’Afghanistan » il appelle à la mise en place d’un processus de réconciliation nationale validé par le droit coutumier, et à la tenue d’une conférence régionale ayant pour objectif une « neutralisation » de l’Afghanistan garantissant sa mise à l’écart des tensions régionales, au premier chef entre Inde et Pakistan, si déterminantes aujourd’hui dans ce conflit.
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31
mars
2009
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Sans préjuger des chances de succès de la stratégie afghane définie par Obama, Juan Cole s’inquiète de percevoir dans les justifications avancées par le président une réminiscence de la « théorie des dominos », en vogue dans les cercles politiques américains durant les années 1960, qui justifiait l’intervention au Vietnam par le risque de voir tomber les uns après les autres au mains des communistes les Etats de la péninsule asiatique. Dans cette nouvelle version, Al Qaida et ses alliés talibans représenteraient une force capable de conquérir Kaboul, puis de renverser le régime pakistanais à partir de ses bases des zones tribales. Tout cela est fort excessif, juge Cole, qui rappelle que le secrétaire à la défense Gates ne croit pas non plus à ce scénario. Certes, les tribus pachtounes en révolte ont une longue histoire de querelles et de lutte contre le pouvoir central, mais la disproportion des forces est telle qu’ils n’ont aucune chance de parvenir à s’en emparer, estime Cole, qui rappelle que, tant en Afghanistan qu’au Pakistan, si une majorité de la population se déclare opposée aux talibans, ils ne sont qu’une minorité à penser qu’ils représentent une menace réelle. Quel risque y aurait-il à surestimer l’adversaire ? En commettant une erreur d’analyse de ce conflit, Obama risque de s’engager obstinément dans une entreprise inutile et condamnée, juge Juan Cole.
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10
décembre
2008
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Le Conseil International pour la Sécurité et le Développement, autrefois connu sous le nom de Conseil de Senlis, affirme dans sa dernière évaluation de la situation en Afghanistan, que les talibans sont présents de façon permanente sur 72% du territoire. Les insurgés sont également au portes de la capitale, et la sécurité n’est plus assurée sur trois des quatre axes routiers de Kaboul.
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15
avril
2010
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Le Président Hamid Karzaï s’oppose de plus en plus ouvertement à Washington, qui non seulement refuse mais entrave le dialogue de réconciliation nationale entamé par Kaboul avec les talibans et le Mollah Omar, note le journaliste Eric Margolis, fin connaisseur de la région. Cette querelle reflète selon lui une divergence fondamentale d’intérêts : les afghans, épuisés par trente ans de conflits qui ont ravagé le pays, aspirent à la paix et savent qu’elle ne peut être obtenue sans redonner leur place aux Pashtounes, alors que la coalition emmenée par les USA tient avant tout à s’assurer un contrôle stratégique sur une région riche de ressources. En arrière plan, les puissances régionales ont pleinement conscience des opportunités que leur offrirait un Afghanistan redevenu indépendant. --- Le conflit afghan est emblématique de l’impasse et de l’inefficacité d’une vision géostratégique bâtie sur la domination militaire. En choisissant la confrontation, l’occident non seulement inquiète mais il expose aussi ses faiblesses et compromet son avenir. Par la confrontation armée, il s’aliène tous les peuples du monde qui voient jour après jour les civils innocents mourir sous les balles et les bombes de ceux qui se prétendent pourtant les dépositaires de la plus haute exigence morale et revendiquent le privilège de dire le droit. En inquiétant, il incite les dirigeants à rechercher la protection de l’arme nucléaire, comme c’est le cas en Iran, pour éviter à leur peuple le destin terrible de l’Irak, où l’invasion occidentale - qui a très sûrement provoqué plus de morts et de souffrances que le régime pourtant honni de Saddam Hussein - est un crime qui restera de toute évidence impuni. En ne parvenant pas à imposer sa loi, il révèle à tous son destin d’empire sur le déclin dont l’heure de toute puissance est vouée à « disparaitre des pages du temps », pour reprendre une formule célèbre mais si souvent déformée. Tous ensembles, ces facteurs concourent au résultat inverse des objectifs affichés : on assiste à une aggravation des tensions régionales, une dissémination des armements et à une accélération des processus de recomposition dans les relations internationales, les nations émergentes cherchant à se protéger et à s’éloigner d’un centre, affaibli certes, mais qui reste un facteur de désordre et non de stabilisation. Enfin, ce faisant, il se prive de ce qui serait sa capacité d’influence sur les affaires du monde la plus inspirante : une coopération pacifiée entre pairs, qui donnerait, elle, quelques raisons de partager les idéaux des lumières, dont, piètres héritiers, nous offrons aujourd’hui une détestable caricature. Contre Info.
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28
octobre
2009
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Matthew Hoh est un ancien capitaine des Marines devenu fonctionnaire du Département d’Etat, qui avait la charge de représenter le gouvernement américain dans la région de Zabul, en Afghanistan. Après plusieurs mois passés sur le terrain, il est arrivé à la conclusion que les raisons avancées pour justifier cette guerre n’étaient pas crédibles. Pour lui, le conflit afghan relève certes des innombrables conflits tribaux endémiques à ce pays, mais aussi d’une lutte déjà ancienne qui oppose les urbains éduqués et modernistes et les tribus pachtounes traditionnalistes, et la présence étrangère ne fait qu’aggraver cette fracture. De plus, le gouvernement de Kaboul, corrompu et comptant parmi ses affidés des criminels et des trafiquants de drogue, est non seulement indéfendable mais discrédité. Enfin, la stratégie de lutte contre Al-Qaïda qui a motivé cette expédition est tout aussi peu fondée, juge-t-il, dans la mesure où les restes de l’organisation sont aujourd’hui dispersés entre le Pakistan, le Yemen et la Somalie, qu’en toute logique il faudrait occuper aussi. Tirant les conséquences de ces constats, Matthew Hoh a choisi de démissionner, car écrit-il lorsque des vies humaines sont en jeu, il faut être convaincu que le sacrifice est justifié, ce qui n’est plus son cas.
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2
avril
2009
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L’accent mis sur la lutte contre les talibans, identifiés comme l’ennemi à abattre, méconnait une réalité fondamentale de cette région structurellement instable où les solidarités tribales prévalent sur les appartenances nationales héritées de puissances coloniales qui voulaient à dessein diviser pour régner. Dans ces équilibres fragiles, chaque acteur - Pakistan, Inde, Russie, etc.. pousse ses pions et tente de préserver ses intérêts stratégiques. Faute de comprendre cette réalité, et en particulier d’accepter de prendre en compte les intérêts du Pakistan, les USA s’enferrent dans une stratégie sans issue. Car les talibans, ce sont d’abord et avant tout des pachtounes, ethnie qui compte pour 15% de la population pakistanaise. Exiger du Pakistan qu’il mène une guerre totale contre les talibans c’est non seulement l’humilier en le traitant avec arrogance, mais surtout lui demander d’entrer en guerre contre une partie de son peuple, ce qu’il ne fera évidemment pas. De plus, Islamabad sait fort bien que cette nouvelle aventure néocoloniale, qui tente d’imposer par la force une volonté occidentale sur des peuples qui n’ont rien oublié prendra fin elle aussi un jour prochain. Il lui faudra alors tenter de retrouver un peu de stabilité après le chaos créé par l’occident (cf : l’Irak). Et les militants pachtounes, quel que soit le nom qui leur sera attribué à ce moment là, seront partie prenante. Analyse d’Eric Margolis, journaliste spécialiste des questions géopolitiques.
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8
décembre
2008
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Mise à jour « Plus de 200 camions ont été incendiés par des insurgés dans le nord du pays. Les camions contenaient du matériel militaire destiné aux forces de l’OTAN en Afghanistan. » Rappel : sans ravitaillement terrestre, la situation du corps expéditionnaire en Afghanistan pourrait devenir rapidement intenable.
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16
octobre
2009
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A.J. Rossmiller, ancien officier du renseignement militaire américain, analyse froidement la situation en Afghanistan. Les buts de guerre initiaux ont été atteints, écrit-il, mais aujourd’hui l’intervention est dans l’impasse. Les talibans ne sont pas en mesure de battre le corps expéditionnaire US, mais celui-ci ne peut pas non plus prétendre à la victoire. Il convient donc d’abandonner la stratégie de guerre contre-insurrectionnelle - qui nécessiterait de déployer près de 600 000 hommes sur le terrain pour avoir quelque chance de succès - et de négocier un compromis politique aboutissant à un partage du pouvoir, à l’image de ce que les USA ont tenté en Irak en s’alliant la minorité sunnite. « Il faut avoir pour objectif l’ouverture d’un processus politique, et non pas des buts uniquement militaires, » préconise-t-il, tout en concédant que « comme tous les américains, je ne ressens que de l’aversion pour tous ceux qui ont été impliqués, ne serait-ce qu’à la marge, avec les attaques terroristes contre les USA. Mais la réalisation de nos objectifs stratégiques requiert souvent de traiter avec des gens que nous trouvons exécrables. »
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20
février
2008
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« La guerre a dévié du scénario du Pentagone. Les Talibans ont battu en retraite, attendu, se sont regroupés, et ont riposté. Ils se sont adjoints le soutien des pachtounes et des chefs tribaux. Sept années ont passé et l’Afghanistan est toujours gouverné par les seigneurs de guerre et les marchands de drogue. Rien ne s’est amélioré. Le pays est en ruines et son gouvernement est une imposture. L’humiliation de l’occupation étrangère persiste tandis que la tuerie continue sans aucune issue à l’horizon. » L’essayiste Mike Whitney brosse un tableau sans complaisance de l’enlisement de l’occident dans une guerre ingagnable. Cet échec sonnera le glas de l’OTAN, prédit-il.
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17
février
2008
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« Sous Rumsfeld et Bush, on ne voulait pas reconstruire mais contrôler l’Afghanistan. Et ce que nous voyons aujourd’hui est le résultat de cette politique : on voulait contrôler le pays à moindre coût et pour un profit maximum, mais cela ne fonctionne pas. » Le Dr Michael Pohly, ethnologue spécialiste de l’Afghanistan, analyse les raisons de l’échec de l’intervention occidentale.
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18
février
2007
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La participation de la France aux opérations de l’OTAN en Afghanistan ne donne guère lieu à débat. Pourtant, la dégradation de la situation, l’échec avéré de la mission initiale de l’ISAF après cinq ans, la montée en puissance des Talibans, devraient nous inciter à nous poser cette question. Nous versons au débat les conclusions qu’en tirent pour leur part les sénateurs canadiens.
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24
septembre
2008
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« Les liens entre les talibans et les pachtounes pakistanais qui s’identifient à leurs frères Afghans forment un sérieux obstacle aux visées de Washington et de l’OTAN. Les talibans et les pachtounes sont motivés par des valeurs distinctes. Les premiers défendent leur interprétation de l’Islam, alors que les seconds agissent par loyauté à leurs tribus et détestent traditionnellement les intrusions étrangères, tout spécialement quand il s’agit d’une agression occidentale venant de puissances liées à l’ère coloniale. Mais ces différences sont moins importantes que leur objectif commun qui est de repousser les tentatives de l’occident chrétien à les soumettre aux volontés des USA et de l’OTAN. » L’universitaire américain Alan Nasser analyse la poudrière Pakistanaise que les incursions répétées des forces US menacent de faire exploser.
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1er
juillet
2007
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Selon les sources, de 45 à 65 civils dont des femmes et des enfants ont été tués samedi par une attaque aérienne menée par les forces de la coalition dans la province méridionale du Helmand en Afghanistan. Mise à jour 01/7 - 16h. La participation de la France aux bombardements en Afghanistan.
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20
janvier
2010
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La corruption en Afghanistan est devenue tellement endémique que la population est forcée de payer l’équivalent d’un quart du PIB du pays en pots de vin, selon un rapport de l’ONU publié hier.
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15
octobre
2009
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France Terre d’Asile et ses partenaires en Europe dénoncent les retours forcés vers l’Afghanistan et ouvrent une pétition en ligne réclamant la suspension de cette mesure et la protection des réfugiés afghans.
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5
février
2008
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« L’Afghanistan fait face à tant de difficultés - et maintenant, avec l’augmentation du prix du blé, des millions d’Afghans n’auront plus accès au pain, l’aliment de base de la population », explique Rick Corsino, le directeur du PAM en Afghanistan. Insensiblement, dans la chronique des crises annoncées, nous passons de l’usage du futur à celui du présent.
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21
avril
2007
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« Si 160 000 soviétiques et 240 000 soldats afghans n’ont pas réussi à vaincre les Pachtounes en dix ans, comment les 50 000 soldats de l’OTAN et des USA pourraient-ils faire mieux ? », s’interroge Eric Margolis.
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