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 Résultat de la Recherche : «Chine»
Mis à Jour le : 9 février 2010  18:23
4  février 
2009 
    « L’histoire a démontré que les relations sino-françaises ont toujours revêtu un caractère stratégique et particulier et ont marqué profondément la politique internationale et le développement de la situation mondiale, » commence par rappeler M. Fangbai, avant de déplorer - dans la langue de bois fleurie propre aux dirigeants chinois - que les « jours rayonnants de grâces printanières, » laissent quelquefois place à des moments « sombres et tumultueux. » Selon lui, la position française sur le Tibet, « inconstante et capricieuse », a laissé apparaitre la présence des « éléments les plus instables depuis le début des années 90 du siècle dernier. » Son diagnostic ? L’occident perçoit que « la puissance de l’Occident a diminué relativement et que la capacité de celui-ci de contrôler les affaires internationales est amenuisée, » et il tenterait ainsi d’affaiblir la Chine. Après avoir réaffirmé avec force que la question tibétaine relève de la « souveraineté et de l’intégrité territoriale », et n’est donc à ce titre pas négociable, il considère que la position française « porte atteinte aux intérêts vitaux et fondamentaux » de la Chine. Au delà de ces points de frictions, la France et la Chine peuvent pourtant développer une relation stratégique, estime M. Fangbai, car elles oeuvrent toutes deux à la naissance « d’un monde multipolaire et utilisent ensemble le pluralisme et le multilatéralisme pour faire face aux défis lancés à la face du monde. » Mais, prévient-il « le nœud doit être dénoué par celui qui l’a fait ».
Que veut la Chine ? (VO) (Pertinence : 53)
4  juillet 
2008 
    « Cet ouvrage amène deux conclusions importantes. La première est que la République Populaire de Chine est plus ouverte et moins dogmatique que ne le pense souvent l’Occident. Le pays est régi par un Parti Communiste autoritaire, mais sa politique n’est pas prédéterminée. L’existence d’un débat intellectuel au sein de la République Populaire de Chine n’implique cependant pas nécessairement une évolution plus libérale. La gauche chinoise semble plus traditionnellement socialiste. Le deuxième point est que ces mêmes forces s’opposent pour le contrôle de la politique étrangère chinoise. Ce n’est évidemment pas la première fois que Beijing voit s’affronter des factions. Mais tout comme l’Occident se demande où va la Chine, la République Populaire de Chine débat elle aussi pour savoir où elle doit aller. Là aussi, le résultat ne sera pas nécessairement plaisant pour les États-Unis, et en particulier pour les néoconservateurs qui souhaitent une hégémonie permanente américaine partout dans le monde, y compris dans l’est Asiatique. » Notes de lecture de Doug Bandow sur l’ouvrage de Mark Leonard.
25  septembre 
2008 
    L’intervention de George Bush, faite pour rassurer, aura-t-elle l’effet recherché ou au contraire sera-t-elle interprétée comme une preuve que les USA sont au bord du gouffre ? Les pays asiatiques, lourdement chargés de la dette américaine, ne cachent plus leur inquiétude. M. Yu Yongding, ancien conseiller de la Banque Centrale chinoise, avertit que « la Chine est très préoccupée par la sécurité de ses actifs », et met les points sur les I : « si on veut que la Chine garde son calme, ont doit aussi garantir à la Chine que ses actifs sont en sécurité. » M. Yu espère qu’un accord entre les principaux créanciers de l’Asie permette d’éviter que ne s’enclenche une incontrôlable « vente panique » des bons du Trésor US. La Chine a beaucoup aidé les USA, estime-t-il, et elle devrait « obtenir quelque chose en retour. » Mais il tire également d’autres enseignements de cette crise. Il est temps que la Chine bâtisse une croissance ne dépendant plus de ses exportations, juge M. Yu. Raison de plus pour protéger la valeur du trésor de guerre qu’elle a accumulé, car il lui permettra de supporter les coûts sociaux de cette transition, prévoit-il.
27  novembre 
2009 
    Deux hauts fonctionnaires américains se sont rendus en Chine avant la visite présidentielle, et ont averti les chinois que s’ils ne soutenaient pas Washington sur le dossier iranien, Israël passerait à l’attaque, ce qui provoquerait le chaos dans l’approvisionnement pétrolier indispensable à la Chine. L’Iran est le deuxième fournisseur de pétrole du pays, et les entreprises chinoises y ont massivement investi. Pour desserrer cette contrainte, les USA ont également proposé aux chinois de les aider à réduire leur dépendance aux approvisionnements iraniens. Les demandes américaines semblent avoir été entendues. Pour la première fois depuis plusieurs années la Chine a voté une résolution de l’AIEA condamnant l’Iran.
13  janvier 
2010 
    En visite en Chine, l’éditorialiste du New York Times Thomas Friedman laisse percer sa stupéfaction devant l’ampleur et la rapidité de mise en œuvre des programmes d’énergie nouvelles. La Chine, indique-t-il, a fait un choix stratégique : pour répondre à ses immenses besoins énergétiques, elle veut passer directement aux technologies propres, prenant de vitesse le vieux monde et les USA, pour lesquels le problème se pose en termes de reconversion. En un an, le prix du kilowatt/heure solaire est passé de 59 à 16 centimes de dollars, note Friedman, qui rapporte également comment les autorités chinoises ont finalisé un contrat de construction de centrales solaires avec une startup californienne en moins de temps qu’il n’en fallait pour seulement déposer aux USA un dossier sur un projet 20 fois plus petit.
15  mai 
2009 
    Des nouvelles du G2. Krugman, de retour d’une visite en Chine, décrit ce qu’il estime devoir être les nouvelles règles du jeu entre les deux poids lourds qui vont dessiner le futur de la planète. Avec une administration Obama décidée à agir sur le front climatique, tout irait pour le mieux nous-dit-il, si ce n’était les émissions de gaz à effet de serre de la Chine - et son recours massif au charbon - qui menacent de réduire à rien les efforts entrepris ailleurs. « La planète ne peut pas supporter cette pression, » assène Krugman, qui reconnaît avoir provoqué une incompréhension outragée chez ses interlocuteurs lorsqu’il a évoqué l’éventualité que la Chine ait à réduire ses émissions. Il est vrai que les chinois ont quelques arguments à faire valoir. Pourquoi les pays en développement devraient-ils aujourd’hui être condamnés à rattraper leur retard en acceptant un handicap que l’occident lors de son insouciante jeunesse n’a pas eu à subir ? Krugman suggère une solution, qui ressemble fort à une carte à jouer lors des futures négociations qui ne manqueront pas de se dérouler sous peu : que le coût des émissions soit supporté par les clients des produits chinois, mesure que ces derniers interprètent évidemment comme une taxe visant leurs exportations. Une remarque. Les lecteurs apprécieront sans doute la grande désinvolture du propos et la foi inoxydable dans la « destinée manifeste » américaine - emblématiquement personnifiée par le sculpteur français Bartholdi - que Krugman fait sienne en écrivant sans sourciller : « une fois que l’Amérique aura agi, nous pouvons nous attendre à ce que beaucoup de monde suive notre exemple. » Of course. Qu’il nous soit permis, modestement, de faire une suggestion : la création d’une agence de recherche internationale pour les énergies propres, mettant à disposition de toutes les nations les technologies vertes et le savoir faire industriel requis pour leur déploiement. Avec pour seul détenteur imprescriptible des droits de propriétés intellectuelle afférents une entité ayant pour nom collectif : l’humanité.
8  janvier 
2010 
    Krugman se trompe de cible lorsqu’il diabolise la Chine en l’accusant de mercantilisme et de manipuler le cours de sa monnaie pour conserver un avantage compétitif, affirme l’économiste Henry Liu. Dans un monde où les USA bénéficient de l’exorbitant privilège de disposer à leur guise du droit d’émission de la monnaie de réserve utilisée dans l’ensemble des échanges mondiaux - à commencer par les indispensables matières premières - les pays émergents n’ont d’autre choix que de se procurer des dollars, affirme-t-il, se mettant du même coup sous la coupe de Washington, comme le Japon en a fait la douloureuse expérience après les accords du Plaza, imposés par les USA pour réduire leur déficit extérieur, et qui ont précipité le challenger asiatique d’alors dans une crise dont il n’est toujours pas sorti. Liu diagnostique une situation d’insuffisance de la demande et de surproduction généralisée, pour laquelle, considère-t-il, la solution consiste en une hausse coordonnée internationalement des salaires au Nord comme au Sud. --- Henry Liu, né à Hong-Kong, vit et travaille aux USA. Il est proche de l’école post keynésienne et défend inlassablement un partage plus équitable des fruits du génie humain, tant au plan national qu’entre Nord et Sud. Mais c’est aussi un homme profondément attaché à sa patrie d’origine. A ce titre, ses chroniques et essais, publiés en occident, s’adressent également de façon implicite à un autre lectorat : celui des responsables chinois. Vus ainsi, ses argumentaires sont donc doublement dignes d’intérêt, car ils donnent une indication sur la nature des débats traversant la direction chinoise.
21  décembre 
2009 
    Mémoire longue. « Tout comme la Conférence de paix de Paris, le Sommet sur le réchauffement climatique de Copenhague aboutira à des accords qui produiront immanquablement des effets profonds et durables sur l’avenir du monde entier et l’histoire montrera que son importance ne cède en rien à celle de la Conférence de Paris de 1919. » L’éditorialiste du Quotidien du Peuple mesure le chemin parcouru entre la Conférence de Paris, où la France la Grande Bretagne et le Japon avaient décidé du sort des colonies allemandes en Chine sans que celle-ci ait son mot à dire, et le sommet de Copenhague où Pékin a été un acteur de premier plan. « Les pays en voie de développement ne jouent plus comme avant un rôle sans grande importance, car ils sont devenus aujourd’hui une force que leurs adversaires ne peuvent négliger ni sous-estimer. » Mais la diplomatie chinoise a encore à apprendre, estime-t-il, pour s’insérer dans le grand jeu des relations internationales, à statut égal avec l’Europe qui pratique « l’art de l’équilibre », les USA et leur « vision globale », et la Russie qui dicte sa « conduite hégémonique en partant du principe ‘coup rendu pour coup donné’ . »
15  juin 
2008 
    Emissions de CO2, état des lieux. L’Agence d’Evaluation de l’Environnement des Pays Bas analyse les tendances, quantités et répartitions dans l’émission des 27,6 milliards de tonnes de CO2 libérés annuellement dans l’atmosphère. En 2007, cette quantité a augmenté de 800 megatonnes, dont 500 dues au charbon et 200 au gaz. La Chine arrive en tête de liste des pays émetteurs de CO2 avec 24%, suivie par les États-Unis (21%), l’UE-15 (12%), l’Inde (8%) et la Fédération Russe (6%). Ensemble, ces pays représentent 71% des émissions mondiales.
23  avril 
2008 
    « Les actifs libellés en dollars possédés par la Chine sont une richesse gagnée par son peuple à la force de son dur travail. Le gouvernement central a donc l’obligation de les préserver au lieu de permettre la dépréciation du dollar américain, » rappelle M. Mei Xinyu, appartenant au Ministère du Commerce chinois. Depuis le 1er janvier seulement, le dollar a baissé de 5% face au Yuan. Sur les 1 500 milliards de réserves en dollars détenues en Chine, cela représente une perte sèche de 75 milliards.
31  mai 
2007 
    Le conflit du Darfour est qualifié de génocide. Les USA font pression pour intervenir sur place, afin de protéger les populations déplacées. Voila la version officielle. Mais si les victimes sont bien réelles, cette guerre a pour véritable enjeu le contrôle du nouvel Eldorado pétrolier du Sahara. Et les protagonistes en sont la Chine et les Etats Unis, qui comme en Irak s’abritent derrière une noble cause pour mener une politique qui l’est fort peu.
25  janvier 
2010 
    La première décennie du siècle a vu se dérouler des transformations majeures dans l’équilibre du monde. Les mouvements tectoniques que nous ressentons tous augurent-ils d’un basculement définitif du centre de gravité global durant la décennie qui vient ? Michael T. Klare tente de répondre à cette question en analysant les développements prévisibles de l’affaiblissement des USA et de la montée en puissance de la Chine, que rien ne semble devoir ralentir.
13  avril 
2008 
    « Le discours économique permet bien des choses. Il y a de la magie là-dessous. Là où vous voyez un billet de 100 euros, l’économiste peut déclarer froidement, avec de bonnes raisons, qu’il n’en vaut que 60. C’est ce qui est arrivé à la Chine, fin 2007, lorsque la Banque mondiale a revu à la baisse son produit intérieur brut. D’un coup, il a perdu 40% de sa valeur. » Erik Rydberg, du Gresea, jette un coup de projecteur salutaire sur les recettes statistiques qui modifient notre perception du réel, sans que les enjeux de pouvoir sous-jacents en soient perçus.
21  mars 
2008 
    James Miles, seul journaliste occidental présent récemment à Lhassa, décrit la semaine de violence que vient de vivre la capitale. Témoin du pillage du quartier chinois par les émeutiers, puis du bouclage de la ville et de la répression qui a suivi, il estime que la perspective des Jeux Olympiques a conduit les autorités à faire preuve d’une retenue certaine. Miles replace ces évènements dans le contexte du boom économique de la Chine, qui dit-il, a déstabilisé cette société traditionnelle, jalouse de sa culture. La Chine, héritière d’un immense empire continental, est traversée par des forces centrifuges, à l’image de l’Inde et de la Fédération Russe. Les autorités chinoises, comme le Dalai Lama, recherchent un modus vivendi qui ne remette pas en cause l’intégrité territoriale. Il faut espérer que le dialogue entamé par le passé reprenne au plus vite. Dans ce contexte, les Jeux de Beijing sont sans doute la meilleure garantie pour que cette solution pacifique soit couronnée de succès.
27  mars 
2009 
    La Chine, par la voix de Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale, a mis les points sur les i. Elle n’est pas prête à subir la perte de ses réserves de changes sans réagir. Il faut réformer le système monétaire international et mettre fin à l’irresponsabilité du pays émetteur de la devise internationale, a-t-il indiqué dans une tribune fort remarquée publiées par le site web de la banque de Chine. Il est vrai que les antécédents américains ne sont guère rassurants. En 1971, les USA qui avaient - déjà - très libéralement fait appel à l’émission de papier monnaie pour financer la guerre du Vietnam, mettent fin à la convertibilité en or du dollar, et du même coup aux accords de Bretton Woods qui garantissaient la stabilité du système monétaire international. La période de désordres qui s’en est suivie n’est toujours pas refermée. Dans les années 1980, la hausse massive des taux décidée par Volcker pour juguler l’inflation avait provoqué la ruine des pays émergents, endettés à taux variable. 25 ans plus tard, le Lesotho consacre plus au remboursement de la dette contractée alors qu’à la totalité de son budget d’éducation. En 1985, les accords du Plaza, actant la décision de déprécier le dollar seront la cause d’un rapatriement massifs des capitaux japonais résultants de sa balance commerciale excédentaire, dont le retour déclenchera la bulle spéculative qui mettra le pays à genoux durant dix ans. Aujourd’hui, la Chine, qui ne pourra sans doute pas sauver son pactole, se saisit de l’occasion qui lui est offerte et semble vouloir prendre la tête d’un mouvement de contestation de la prééminence occidentale - et au premier chef américaine - dans le système monétaire international. Le prix à payer risque d’être élevé, mais l’objectif le justifie, et les émergents ; las de subir les ondes du choc du centre, pourraient lui apporter leur soutien. Le Quotidien du Peuple s’est entrenu avec un économiste chinois de ces questions.
8  août 
2008 
    « Le danger, bien sûr, réside dans le fait que les grandes puissances soient entraînées dans ces conflits internes, et ce n’est pas là un scénario impensable. Les États-Unis, la Russie et la Chine ont déjà livré des armes et fourni une assistance militaire à des factions impliquées dans bon nombre de ces conflits. Les États-Unis arment les forces gouvernementales au Nigeria et en Angola, la Chine soutient les forces gouvernementales au Soudan et au Zimbabwe, etc. Une situation encore plus dangereuse prévaut en Géorgie, où les États-Unis appuient le gouvernement pro-occidental du Président Mikhail Saakashvili en lui fournissant armes et soutien militaire tandis que la Russie appuie les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. La Géorgie joue un rôle stratégique important pour les deux puissances en présence, car elle abrite l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), un projet soutenu par les USA, qui amène le pétrole de la Caspienne vers les marchés occidentaux. Des conseillers et des instructeurs américains et russes sont présents dans ces deux régions, parfois suffisamment proches pour s’observer directement. Dans ces circonstances, il n’est pas difficile d’imaginer des scénarios dans lesquels une future confrontation entre la Géorgie et les forces séparatistes pourrait conduire, volens nolens, à un affrontement direct entre soldats américains et russes, déclenchant une crise beaucoup plus grave. » (Ndlr : article publié le 13 mai 2008)
15  février 
2008 
    « Il existe une différence notable entre la coopération sino-africaine et le colonialisme des impérialistes occidentaux en Afrique. La nature du colonialisme consiste à contrôler et intervenir dans les affaires politiques d’autres pays, et à monopoliser et piller les ressources économiques. La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au “gagnant-gagnant” ». L’occident reproche souvent à la Chine de soutenir des dictatures pour gagner des marchés. Nous reproduisons ici les arguments d’une réponse chinoise qui, convenons en, ne manque pas de force. La réponse du berger à la bergère, en quelque sorte.
8  avril 
2009 
    Dans les échanges internationaux, les surplus des uns correspondent aux déficits des autres. Les déficits américains se sont donc transformés en réserves chinoises, massivement réinvesties en bons du Trésor ou en titres des GSE. USA et Chine sont désormais dans la situation du gros emprunteur face à sa banque. Celle-ci s’inquiète pour sa créance, mais le débiteur est finalement en position de force pour négocier : en cas de défaillance, la banque perd tout. Dans cette scène de ménage portant sur une modeste cassette de quelques 2000 milliards de dollars qui se déroule pour le moment encore à fleurets mouchetés entre l’ancien et le futur poids lourd mondial, Krugman adopte sans hésitation le point de vue américain. Les chinois ont agi de façon inconsidérée et n’ont pas compris que le monde avait changé, juge-t-il. C’est possible. Mais le dernier acte de la pièce n’est pas encore écrit.
21  juin 
2008 
    « L’énorme défi énergétique auquel la Chine et l’Inde sont confrontées est aussi un défi énergétique mondial qui appelle une réponse mondiale. » En présentant l’édition 2007 du rapport annuel de l’AIE, le directeur de l’Agence mettait en garde contre les difficultés auxquelles nous devons faire face. La demande énergétique des deux géants asiatiques en développement accéléré provoquera un stress considérable sur le marché mondial des combustibles et sur l’environnement. Selon les prévisions de l’AIE, la Chine et l’Inde consommeront en 2030 plus de pétrole que les USA et le Japon réunis aujourd’hui, la part du charbon va aller croissante, et les émissions de carbone vont monter en flèche, passant de 27 gigatonnes aujourd’hui à 47 en 2030, rendant fort peu vraisemblable l’objectif - déjà bien trop élevé, nous dit Hansen - d’un plafonnement du CO2 à 450ppm. Considérant les années qui viennent comme « critiques » M. Tanaka appelait alors à une « action politique exceptionnellement rapide et résolue de tous les pays. » et soulignait que des « progrès technologiques sans précédents, entraînant des coûts importants » étaient nécessaires. Depuis lors, 9 mois se sont écoulés, le baril frôle les 140 dollars, mais l’ « action rapide et résolue », elle, se fait toujours attendre.
21  février 
2008 
    « La seule raison justifiant l’énorme budget militaire américain, c’est l’existence d’un compétiteur, d’une future superpuissance qui pourrait menacer les USA. Le seul pays pouvant jouer ce rôle, c’est la Chine. Le Pentagone parle ouvertement de la compétition entre la Chine et les USA pour l’accès à l’énergie en Afrique, en mer Caspienne et dans le Golfe Persique. » Gwynne Dyer fait siennes les vues de Michael Klare, le spécialiste des questions militaires de The Nation.
4  juillet 
2008 
    Comment expliquer l’accroissement des dépenses militaires de la Chine, qui atteignent aujourd’hui 58 milliards de dollars contre un peu plus de 20 milliards récemment, et comment peut évoluer la machine de guerre chinoise dans un proche avenir ? Analyse de Ilia Kramnik, Novosti.
18  décembre 
2008 
    Les USA ne doivent pas espérer se sortir de cette crise en empruntant sans limite, car la Chine n’est pas prête à continuer ad vitam aeternam à recycler ses dollars sous forme de bons du Trésor, avertit le China Daily, un quotidien en langue étrangère contrôlé par le Parti Communiste. La Chine s’irrite visiblement du risque croissant de la chute de la valeur des bons US, et lance des menaces à peine voilées : « toute négligence sur la gravité de ce problème causerait de graves difficultés à la fois pour le débiteur et le créancier. »
28  avril 
2009 
    La rencontre de deux cultures est toujours passionnante en ceci qu’elle offre l’occasion d’interroger - de part et d’autre - les certitudes apparemment les mieux fondées et les plus solides. Vu d’ici, le modèle de développement occidental adopté par la Chine est compris comme le vecteur d’une libération, encore trop timide, mais pleine de promesses pour un peuple qui s’ébrouerait ainsi peu à peu des chaines de la nomenclatura. Hung Huang, journaliste de la revue de mode Ilook, conçoit - avec humour, bien sûr - les choses un peu différemment. Pour lui les responsables marketing sont les nouveaux « Gardes Rouges des Marques Internationales. » La même unanimité de pensée, la même détermination, la même exigence de formatage, la même absence d’originalité sont à l’oeuvre aujourd’hui au service des marques que du temps de Mao au service de ses idées. Mais rassurons nous. M. Hung Huang parle bien de la Chine, n’est-ce pas ?
8  avril 
2008 
    En admettant qu’existe un « esprit olympique » rassemblant les hommes et les cultures au-delà de leur différences, en sommes nous les dépositaires exclusifs ? De quel droit ? Où donc est-il inscrit que l’occident soit propriétaire des institutions internationales ? On entend ces jours-ci avancer l’argument selon lequel le CIO n’aurait pas du donner les jeux à une Chine qui ne les méritait pas. Faut-il que nous soyons aveugles et sourds pour ne pas être saisis de honte devant une telle arrogance. Il y a 180 nations sur terre. 6 milliards d’êtres humains. Sommes-nous - pour reprendre une image inscrite au tréfonds de la culture occidentale - les bergers du troupeau ? Qui nous a mis en position de juger ? Notre avidité, nos armes, nos succès guerriers, le développement sans limite de notre puissance technique, celle là même qui éreinte aujourd’hui une planète devenue trop petite. Pas notre grandeur d’âme.
17  juin 
2009 
    Les membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar. L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir.
24  mars 
2009 
    Quelles sont les implications de la récente décision de monétisation prise par la Fed pour l’étrange couple commercial jusqu’alors formé par Chine et Amérique, la « Chimérique » ? La rupture de contrat résultant d’une très probable dévaluation du dollar contraindra une Chine « extravertie » - entendre, dépendant des exportations au delà du raisonnable - à se recentrer sur la demande intérieure, estime l’économiste Jean-Claude Werrebrouck, qui voit là l’amorce d’un processus de « dé mondialisation ».
25  juin 
2008 
    « Baosteel, le plus gros producteur de fer et d’acier de la Chine, a annoncé lundi qu’il s’était mis d’accord avec le groupe minier australien Rio Tinto sur une augmentation de prix du minerai de fer allant jusqu’à 96,5% en 2008, soit presque le double qu’en 2007. » Voici une nouvelle pièce versée au débat actuel sur les causes de l’augmentation des cours des matières premières. La Chine acquiert aujourd’hui 42% de la production de minerai de fer mondiale. Elle est prête à payer le prix fort pour sécuriser ses approvisionnements. Et comme le rappelait hier Doug Noland, elle peut se le permettre grâce aux montagnes de dollars accumulées en raison des déséquilibres commerciaux des USA.
17  mai 
2006 
    Le président chinois Hu Jintao a exprimé le souhait que la Chine et la Russie renforcent leur coopération dans les grands projets économiques, commerciaux, énergétiques, liés aux investissements et aux hautes technologies.
15  février 
2008 
    Mathématiques élémentaires : avec une croissance annuelle à 12%, combien de temps faut-il pour doubler une quantité ? Moins de 6 ans. Le Quotidien du Peuple publie les chiffres du développement chinois ces cinq dernières années. Mêmes lus avec les précautions d’usage, ils n’en sont pas moins vertigineux.
26  juin 
2007 
    Conduire ou se nourrir, faudra-t-il choisir ? La conversion de l’agriculture vivrière en ressource pour les biocarburants entraîne à la hausse le prix des aliments de base et distrait des quantités considérables de terres agricoles. La Chine, consciente du danger, pourrait interdire l’usage d’aliments dans la filière biocarburant.
 
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