International Israel/Palestine
Mis à Jour le : 24 janvier 2012  18:07

 24 janvier 2012  18:07

La vision d’Israël en tant que creuset d’une nouvelle identité est morte, écrit Uri Avnery : « Israël est désormais une sorte de fédération de plusieurs grands blocs démographiques et culturels qui dominent notre vie sociale et politique. » Il affirme que le ressentiment qu’entretiennent les derniers arrivants, d’abord Sépharades, puis Russes, contre les Ashkénazes qui forment l’essentiel de l’élite du pays, structure aujourd’hui la vie politique, et bloque les perspectives de paix.
 
 26 mai 2011  15:44
Avnery se désole du spectacle qu’ont donné les élus américains lors du discours de Benyamin Nétanyahou devant le Congrès. Tous n’ont eu de cesse d’applaudir frénétiquement, de se lever à qui mieux mieux, pour saluer les propos d’un homme qui revendique un refus absolu des « paramètres Clinton », pourtant considérés jusqu’alors comme le point de départ de toute négociation pour une paix juste. S’il ne croit guère à l’impact que pourrait avoir une réplique d’Obama devant la Knesset - hypothèse évoquée ces jours-ci à Washington - Avnery reste confiant dans les chances de succès du processus diplomatique engagé pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine par l’Assemblée Générale des Nations Unies, et place son espoir dans un mouvement non violent des Palestiniens et des pacifistes Israéliens.
 
 27 septembre 2010  15:59
Pourquoi les israéliens qui, d’après les sondages, sont majoritairement favorables à la solution des deux Etats, ne parviennent-ils pas à la mettre en œuvre ? Avnery, s’interrogeant sur ses propres réticences, suggère que c’est la façon dont est conçu le futur des deux entités qui est déterminante. Lorsque prévaut la vision de Theodor Herzl d’un « rempart contre l’Asie », d’une « avant-garde de la civilisation contre la barbarie », toujours présente chez un Ehud Barak, lorsqu’il évoque une « villa dans la jungle », la séparation est alors synonyme d’une amputation dans un environnement perçu comme définitivement hostile. Pour Avnery, qui revendique son « amour de ce pays » - de toute cette terre, de la Méditerranée au Jourdain, la solution des deux Etats, dont il est l’inlassable avocat depuis des décennies, doit être portée par une vision, celle de la réconciliation, d’un futur qui s’écrira à deux voix, et non comme l’étape finale d’une douloureuse séparation définitive, sur une terre morcelée, hérissée d’un « labyrinthe de murs et de barrières ».
 
 5 avril 2010  22:05
Efraim Sneh, ancien ministre adjoint de la Défense, analyse les tensions israélo-américaines en relation avec le dossier iranien. Inquiet de la dégradation de l’image internationale d’Israël, il conclut que la meilleure option est celle d’un gel de la colonisation en échange de sanctions unilatérales des USA contre Téhéran. Faute de quoi, Israël devrait attaquer l’Iran avant l’hiver prochain, juge-t-il. --- La lecture d’Efraim Sneh montre à quel point la mentalité obsidionale des dirigeants israéliens les prive de vision géostratégique. Une paix juste, par exemple selon les termes de l’initiative saoudienne, ferait d’Israël un acteur régional central, dialoguant d’égal à égal avec Riyad, Ankara et Téhéran, et désamorcerait du même coup l’idée folle selon laquelle l’Iran pose une réelle menace existentielle à un pays doté de dizaines d’ogives nucléaires. Mais il faut pour cela admettre que la géographie conditionne le destin d’Israël. Celui d’un pays moyen-oriental qui doit vivre en bonne entente avec ses voisins, et non d’un fortin occidental, fiché en une terre qui lui serait éternellement hostile, condamné à vivre dans l’alarme et la crainte. Contre Info.
 
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