Environnement Climat
Mis à Jour le : 26 août 2012  00:33

 26 août 2012  00:33

Près de trois semaines avant la fin habituelle de la période de fonte, aux alentours de la mi-septembre, la superficie de la banquise arctique est d’ores et déjà inférieure au précédent minimum de 2007. Ce nouveau record confirme une tendance à la baisse qui s’est brutalement accélérée depuis 2007. La disparition de la banquise - évènement majeur à l’échelle de la longue période du climat de la terre - ne relève plus d’hypothèses pour un futur lointain. C’est aujourd’hui une réalité, dont les conséquences actuelles et prochaines, bien loin d’être anecdotiques, sont encore trop peu comprises par les opinions publiques. Pourtant, dès aujourd’hui, le climat de l’hémisphère nord est altéré par la diminution du différentiel thermique entre pôle et équateur : la circulation atmosphérique est modifiée, le jet-stream polaire a perdu de son intensité et ses méandres - les vagues de Rossby - se sont amplifiés. Avec pour conséquences des vagues de froid, de sécheresse ou de chaleur extrêmes plus marquées et plus durables. D’autre part, la perte de la banquise, en accélérant le réchauffement de l’arctique, amplifie la fonte de la calotte glaciaire du Groenland - qui contient l’équivalent de 7m d’élévation du niveau des mers. En 2011 la perte de volume a été estimée à 430 Km3, contre une moyenne de 250 km3 sur la période 2003-2009, alors que l’année dernière seulement 31% de la calotte a connu un épisode de fonte, contre 97% cette année. Le réchauffement du pôle accroit également le dégazage du méthane emprisonné dans les terres gelées et les fonds marins de la région, au risque de provoquer un emballement devenu incontrôlable de l’effet de serre. Afin de permettre aux lecteurs de visualiser en direct l’état des lieux, nous avons rassemblé ici les graphiques publiés par les principales institutions scientifiques mondiales, et nous reviendrons dès les jours prochains sur ces développements.
 
 15 février 2012  15:36
Une nouvelle étude réalisée par les scientifiques de la NASA indique que ce sont les gaz à effet de serre résultant de l’activité humaine, et non pas des variations de l’activité solaire, qui sont le principal facteur du réchauffement de la planète.
 
 8 février 2012  16:29
En Europe centrale, la probabilité d’hivers froids et d’épisodes de fort enneigement augmente lorsque la superficie de la banquise Arctique est moindre durant l’été. Les scientifiques de l’Unité de recherche de Potsdam de l’Institut Alfred Wegener pour la recherche polaire et océanologique ont étudié le mécanisme par lequel une banquise estivale réduite modifie la pression atmosphérique au dessus de l’Arctique, entrainant des répercussions sur le climat hivernal européen.
 
 4 février 2012  18:26
En réponse à une tribune de climato-sceptiques, dont Claude Allègre, titrée « Pas besoin de paniquer à propos réchauffement de la planète », qu’a publiée le Wall Street Journal, une quarantaine de scientifiques du climat cosignent une lettre ouverte où ils dénoncent l’incompétence en la matière de scientifiques « qui sont l’équivalent dans le domaine de la science du climat de ce que seraient des dentistes pratiquant la cardiologie. »
 
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