Revues de presse
Mis à Jour le : 15 février 2012  17:25
15 février 2012

L’étendue moyenne de la banquise arctique en janvier 2012 a été de 13,73 millions de km2. Cette valeur est située au quatrième rang des minima de la période satellitaire, allant de 1979 à 2012, et elle est inférieure de 1,1 million de km2, par rapport à la période de référence 1979-2000.


La croissance de la banquise en janvier, 765 000 km2, a été la plus lente jamais mesurée par les satellites, et est inférieure de 545 000 km2 par rapport à la moyenne de la période de référence.


Janvier 2012 se place au quatrième rang des minima observés. 2012 inclus, le ratio de décroissance de la banquise s’établit à 3,2% par décennie.

Les satellites n’ont jamais enregistré une étendue de la banquise inférieure à 14 millions de km2 avant 2005.

Depuis lors, l’étendue moyenne en janvier a été inférieure six fois sur sept saisons.

Source : NSDIC

La mer de Kara libre de glace en plein hiver


Arctique : Ecart des températures à l’automne 2011 par rapport à la période de référence.


La mer de Kara libre de glace en février 2012 - En bas à droite, la Nouvelle Zamble. En haut à gauche, le Spitzberg.

Source : Climate Progress

12 février 2012

You don’t expect to see so many hungry people in a major European city. They line up each day looking for a handout in the soup kitchens and bread lines run by the municipality. But the 40 workers under contract to prepare a basic lunch of pasta and bread say they will lose their jobs in June because the city has run out of money to pay them.

Public employees have already taken a 40 percent pay cut and pensions are being reduced. The private sector has also been hit and unemployment is nearing 20 percent. A staggering 40 percent of youths between the ages of 18 and 24 are without jobs.

Imagine for a moment taking a 40 percent pay cut. Then suffer an increase in sales tax to 23 percent. Add on increased rates for electricity, a new tax on heating oil and the cost of a gallon of gas hitting almost $10. Oh and your pension is not secure, and your kids stay home because there aren’t enough teachers. It is enough to make you sick.

And that’s precisely what the Greeks are doing. Getting ill. Hospital admissions are up 25 percent. At the same time hospital budgets have been cut 40 percent so there are shortages of medicine and staff.

Nikitas Kanekis is the director of Doctors of the World, a charity that runs health clinics. He has the genteel manner necessary to be a pediatric dentist, but the economic decline has unsettled him. "We have seen four times the number of Greek patients over the last year,” he said. “We are afraid the humanitarian crisis can develop into a humanitarian catastrophe."

It may already be happening. The department of health reports that suicides are up 40 percent. And violent crimes including murder are up almost 100 percent. “We have all the characteristics we see in big cities in the Third World,” said Kanekis. “People with no shelter, starving people and people looking for doctors and medicine."

MSNBC : In Greece, the crisis is making people ill (literally)

19 janvier 2012







2012 : Les besoins de financement de l’Italie et de l’Espagne




La Grèce s’enfonce dans la dépression


Eurozone : la courroie de transmission monétaire n’embraye plus




La chute du multiplicateur monétaire


Commentaire SocGen : Graph 2 shows that the money multiplier has collapsed. Indeed, using the weekly ECB data from 23 December, base money has increased by 46% over the past year, when broad money supply has grown by just 2% (with the counterparts of M3, loans to the private sector were up by just 1.7% yoy in November and still slowing). In other words the ECB is printing money but the transmission to the real economy is extremely weak.

Source : FT Alphaville

Affolées, les banques thésaurisent les fonds alloués par la BCE


Source : Bloomberg

18 janvier 2012


SOPA Strike


Wikipedia :

Why is Wikipedia blacked-out ?

Wikipedia is protesting against SOPA and PIPA by blacking out the English Wikipedia for 24 hours, beginning at midnight January 18, Eastern Time. Readers who come to English Wikipedia during the blackout will not be able to read the encyclopedia. Instead, you will see messages intended to raise awareness about SOPA and PIPA, encouraging you to share your views with your representatives, and with each other on social media.

What are SOPA and PIPA ?

SOPA and PIPA represent two bills in the United States House of Representatives and the United States Senate respectively. SOPA is short for the "Stop Online Piracy Act," and PIPA is an acronym for the "Protect IP Act." ("IP" stands for "intellectual property.") In short, these bills are efforts to stop copyright infringement committed by foreign web sites, but, in our opinion, they do so in a way that actually infringes free expression while harming the Internet. Detailed information about these bills can be found in the Stop Online Piracy Act and PROTECT IP Act articles on Wikipedia, which are available during the blackout. GovTrack lets you follow both bills through the legislative process : SOPA on this page, and PIPA on this one. The Electronic Frontier Foundation, a non-profit organization dedicated to advocating for the public interest in the digital realm, has summarized why these bills are simply unacceptable in a world that values an open, secure, and free Internet.

Why is the blackout happening ?

Wikipedians have chosen to black out the English Wikipedia for the first time ever, because we are concerned that SOPA and PIPA will severely inhibit people’s access to online information. This is not a problem that will solely affect people in the United States : it will affect everyone around the world.

Why ? SOPA and PIPA are badly drafted legislation that won’t be effective at their stated goal (to stop copyright infringement), and will cause serious damage to the free and open Internet. They put the burden on website owners to police user-contributed material and call for the unnecessary blocking of entire sites. Small sites won’t have sufficient resources to defend themselves. Big media companies may seek to cut off funding sources for their foreign competitors, even if copyright isn’t being infringed. Foreign sites will be blacklisted, which means they won’t show up in major search engines. And, SOPA and PIPA build a framework for future restrictions and suppression.

2 janvier 2012

  Les sécheresses en Russie et au Texas ont-elles ou non été provoquées par le réchauffement climatique ? S’il est difficile de se prononcer sur un évènement isolé, il est possible, en utilisant la probabilité d’apparition de tels phénomènes à l’échelle de la planète, de mettre en évidence d’éventuelles variations dans leur distribution par rapport à la période de référence.

C’est ce qu’ont fait Hansen, Sato et Ruedy dans une nouvelle étude qui traite sous l’angle statistique la relation entre évènements météorologiques extrêmes et changement climatique.

En utilisant le nombre d’écarts types (notés σ, sygma) des températures observées par rapport à la moyenne de la période de référence, ils montrent que la répartition des évènements extrêmes observés ces dernières années ne correspond pas à ce que serait une distribution gaussienne normale, où la probabilité d’apparition des évènements situés à plus de 3σ n’est que de 0,13%.

Entre 2003 et 2008, de 3 à 6% de la surface de la terre ont connu des écarts de températures à la moyenne supérieurs à 3σ, fourchette qui passe de 6% à 13% dans les trois dernières années.


« Si ces anomalies de température étaient distribuées normalement et si elles étaient similaires à celles de la période 1951-1980, nous devrions observer [ces anomalies] sur seulement 0,1%-0,2% de la planète, » observent les auteurs.

Ils mettent également en évidence un décalage général sur la période récente (1981-2010) des catégories d’évènements - déterminées selon la distance à la moyenne de la période de référence 1951-1980.

Les évènements froids diminuent en nombre, les températures moyennes sont moins fréquentes, et les évènements plus chauds se multiplient.


Climate Variability and Climate Change : The New Climate Dice

J. Hansen, M. Sato, R. Ruedy, 10 November 2011

Traduction du résumé : Les « dés climatiques » décrivant la probabilité d’une saison inhabituellement chaude ou froide, par rapport à la climatologie de 1951-1980, sont progressivement devenus plus « pipés » durant les 30 dernières années, coïncidant avec un accroissement du réchauffement global.

Le changement le plus important et le plus spectaculaire de ces dés du climat est l’apparition d’une nouvelle catégorie d’extrêmes climatiques. Ces extrêmes étaient pratiquement absents durant la période de référence de la climatologie, et concernaient moins de 1% de la surface de la Terre.

Aujourd’hui, des évènements estivaux de canicule extrême, dont la température est distante de plus de trois écarts-types (σ) au dessus de la période de référence de la climatologie, couvrent généralement environ 10% de la superficie de la planète.

Il n’est donc pas nécessaire de tergiverser sur les vagues de chaleur estivales au Texas en 2011 et à Moscou en 2010, qui ont dépassé les 3σ. Il est pratiquement certain qu’ils n’auraient pas eu lieu en l’absence de réchauffement climatique.

Si le rythme actuel du réchauffement climatique ne ralentit pas, au milieu du siècle les évènements à 3σ seront la nouvelle norme et les événements à 5σ seront communs.

Lire l’étude (pdf)

26 décembre 2011

Lorenzo Bini Smaghi est membre du bureau executif de la BCE. Dans le document ci-dessous, publié par la Banque des Règlements Internationaux, il avoue benoitement que l’Union monétaire et la BCE ont été conçues en s’appuyant sur plusieurs « hypothèses simplificatrices chères aux économistes », hypothèses qui ne « correspondent pas toujours à la réalité », et en détaille deux :

-  hypothèse - largement théorique, reconnait-il - de l’absence de crises

-  l’hypothèse du fonctionnement « parfait des marchés »

« L’expérience des dernières années montre que ce n’est ps le cas », écrit-il, apportant une touche d’humoir - noir - involontaire à son exposé.

Chacun appréciera à sa juste valeur le niveau d’expertise qui a présidé à la construction de l’UEM. 

BRI - Policy rules and institutions in times of crisis

Par Lorenzo Bini Smaghi, Member of the Executive Board of the European Central Bank

(...) On paper, the framework [de l’Union monétaire] seems almost perfect. (...)

In reality, the framework is not perfect. The reason is that it relies on some simplifying assumptions, dear to economists, and perhaps even to lawyers. However, those assumptions do not always match the reality. Let me briefly illustrate two.

The first assumption concerns the deterministic nature of the framework, which does not consider the possibility of shocks, of forecast errors, of disruptive elements, all of which can cause crises, in particular public finance crises. In other words, the assumption was made - largely theoretical - that there would be no crises.


The second simplifying assumption that was made by the founding fathers is that markets work perfectly and can assess the various risks at any time, including those arising from an excessive accumulation of public debt. The experience of recent years has shown that this is not the case.


15 décembre 2011

Les bons du trésor - jusqu’alors réputés sans risques - sont utilisés sur les marchés monétaires interbancaires comme garantie déposée en gage (collatéral) pour sécuriser un prêt. Dans la période d’incertitude actuelle sur la dette des Etats, seuls les bons allemands - et dans une désormais moindre mesure, français - sont jugés vraiment sûrs. Mais ils sont en quantités largment insuffisante pour servir de couverture à l’ensemble des refinancments qui s’effectuent quotidiennement entre établissements bancaires.

Cette absence de collatéraux de qualité en quantité suffisante menace donc la liquidité du système et peut dégénerer en crise systémique semblable à celle de 2008.

Cependant, la BCE continue bien évidemment d’accepter ces titres lors de ses opérations de refinancement des établissements bancaires.

C’est ce qui explique que l’émission espagnole du jour a rapporté 6 milliards au lieu des 3 prévus : les banques ont acheté ce qui leur permettra d’obtenir des fonds de la BCE.

Cette situation a donc pour effet de provoquer une reconversion massive des dettes interbancaires en dettes envers la BCE, qui en échange accumule les bons du trésor dont le privé ne veut plus.

Ironiqument, elle aboutit également à ce que la BCE déclare vouloir éviter mordicus : un refinancement des Etats via le rachat (indirect en l’occurrence) de leur dette. Contre Info

Mario Draghi s’inquiète de la pénurie de collatéraux qui commence à paralyser le système bancaire (via FT Alphaville)




Graphique : La pénurie mondiale d’actifs utilisables en collatéraux - Source Crédit suisse via FT Alphaville)


L’obsession actuelle sur la dette publique méconnait l’essentiel : nous avons assisté à un « supercycle » d’endettement du privé, qui a fait passer la dette des ménages et des entreprises à 300% du PIB dans les pays du G7, note M. Carney, Gouverneur de la Banque du Canada.

L’endettement public actuel n’est que second. C’est le résultat du déclenchement des bouées de sauvetage lors de l’éclatement de la bulle du crédit.

Comprendre la situation, c’est garder en tête trois déterminants majeurs :

I - la croissance nourrie à l’endettement du privé est terminée.

II - après les excès de la période précédente, le secteur privé est entré dans une longue phase de désendettement, c’est à dire de réduction de ses dépenses, donc de l’activité.

III - la phase de transition devant accompagner ce processus de liquidation de la dette requiert un pilotage politique macro-économique sur plusieurs fronts : restructuration des dettes (et donc du secteur bancaire), inflation, dépenses publiques qui sont seules à pouvoir soutenir l’activité durant la période.

Contrairement à ce que prétendent certains politiques qui confondent macro-économie et café du commerce, non, le budget d’un Etat n’est pas comparable à celui d’un ménage. Et ce pour une raison fort simple : un ménage ne produit pas la monnaie qu’il utilise. Un Etat, si.

Cette vérité d’évidence est aujourd’hui frappée d’un tabou en Europe, alors qu’elle se traduit en acte aux USA, en Grande Bretagne et au Japon, où les banques nationales facilitent le financement du budget de l’Etat, interdisant de fait les attaques spéculatives sur la dette.

Pourtant, l’alternative est claire : faute de faire sauter cet interdit, l’Europe affaiblie va sombrer.

Mark Carney : Des économies malades de la dette privée

Accumulating the mountain of debt now weighing on advanced economies has been the work of a generation. Across G-7 countries, total non-financial debt has doubled since 1980 to 300 per cent of GDP. Global public debt to global GDP is almost at 80 per cent, equivalent to levels that have historically been associated with widespread sovereign defaults.

These are trying times.

In our largest trading partner, households are undergoing a long process of balance-sheet repair. Partly as a consequence, American demand for Canadian exports is $30 billion lower than normal.

In Europe, a renewed crisis is underway. An increasing number of countries are being forced to pay unsustainable rates on their borrowings. With a vicious deleveraging process taking hold in its banking sector, the euro area is sinking into recession. Given ties of trade, finance and confidence, the rest of the world is beginning to feel the effects.

Most fundamentally, current events mark a rupture. Advanced economies have steadily increased leverage (l’endettement - ndlr) for decades. That era is now decisively over. The direction may be clear, but the magnitude and abruptness of the process are not. It could be long and orderly or it could be sharp and chaotic.



Several factors drove a massive increase in American household leverage. Demographics have played a role, with the shape of the debt cycle tracking the progression of baby boomers through the workforce. The stagnation of middle-class real wages (itself the product of technology and globalisation) meant households had to borrow if they wanted to maintain consumption growth. Financial innovation made it easier to do so. And the ready supply of foreign capital from the global savings glut made it cheaper.


Europe’s problems are partly a product of the initial success of the single currency. After its launch, cross-border lending exploded. Easy money fed booms, which flattered government fiscal positions and supported bank balance sheets.

Over time, competitiveness eroded. Euro-wide price stability masked large differences in national inflation rates. Unit labour costs in peripheral countries shot up relative to the core economies, particularly Germany. The resulting deterioration in competitiveness has made the continuation of past trends unsustainable . Growth models across Europe must radically change. (...)

The Implications of Deleveraging

As a result of deleveraging, the global economy risks entering a prolonged period of deficient demand. If mishandled, it could lead to debt deflation and disorderly defaults...

Europe is unlikely to return to its pre-crisis level of GDP until a full five years after the start of its last recession...


Mouvements de capitaux


Accumulation des déséquilibres


Déflation salariale Allemande


Panne de croissance en europe


L’endettement public permet le désendettement du privé


Pages Suivantes >>>